vendredi 11 avril 2014

GILLES BAUDRY...Extrait

Las, le temps réduit sa voilureet dans l’ostinato des vaguestoute la mer se ride, maisque veut le vent, que veut le vent ? Clignotent, pianotent les étoilesle braille de nos insomniessur un clavier pour quel nocturne, maisque nie la nuit, que nie la nuit ? La nuit est au bout de ses yeuxet la forêt se cachederrière ses paupières, maisque sait la sève, que sait la sève ? Neige pétale par pétale,cloche s’embrume et s’envelopped’un linceul de silence, maisque tait la terre, que tait la terre ? La terre ? Cette part... [Lire la suite]
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jeudi 6 mars 2014

LE BRUISSEMENT DES ARBRES DANS LES PAGES...Extrait

Riches de ce qui nous manque la grâce enfin serait d’être touchés à l’invisible de ce que nous sommes Toute paroi devenue transparente sans retrait ni dérobement nous irions partout l’âme nue   Faite d’instants absolus notre vie tirerait son ultime sens de la métamorphose dont la chrysalide déjà nous enveloppe   .   GILLES BAUDRY   .            
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samedi 28 décembre 2013

NULLE AUTRE LAMPE QUE LA VOIX...Extrait

Amis, soyez chacun l’enfant de votre écoute. Fermez les yeux pour mieux entendre la brise dans le vitrail des branches où passe un homme entre les hommes dans le printemps de Galilée. Là-bas, la lumière marche sur les eaux. Là-bas, la brise dépose son archet. L’oreille n’a pas de paupières, Votre visage prend la forme d’une conque. Blessé par la Beauté même, mes plaies ont su garder le chant indemne, étonné qu’en moi quelque chose puisse parler aux autres de tout ce qui se tait en eux… - Le silence n’est jamais seul – Amis, je... [Lire la suite]
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vendredi 20 décembre 2013

LE BRUISSEMENT DES ARBRES DANS LES PAGES...Extrait

L’écoute du monde intérieur nous ferait parvenir à cette simplicité sans limites de pouvoir rêver grand dans les petites heures du temps ordinaire avec la faiblesse de croire que dans le plus dénué il resterait encore cette part de ciel et d’amour qui qualifie la vie     GILLES BAUDRY        
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dimanche 14 avril 2013

D'INFINIS PAYSAGES...Extrait

Nous avons beau nous éloignerle paysage ne nous quitte pasQu’il s’ouvre comme un livre d’heuresà chaque levée matinale des arbressur les talusnous le savons en nous lovési intérieurqu’il instille sa sève goutte à gouttedans notre sangjusqu’à se ramifierEt si marcher n’étaitqu’aller à sa rencontrepour mieux s’empayser des autres ?Et si écrire ou liren’était que traverser sa viecomme on traverse un paysage,laisser à la neige des pagesle soin de constellerle silence des marges,à ces mots simples le pouvoirde ralentir le cœur,le pouls de... [Lire la suite]
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mercredi 27 février 2013

LA LETTRE

Elle vient subrepticement, se pose Neigeuse colombe Sur la table d'écoute Où palpitent d'invisibles murmures Elle voudrait te tenir aux abordsDe la merveilleMais ajuste distanceEntre toi et sa déchirure L'ouvrant Tu portes les mots à tes yeux Jusqu'à en oublier le tard Et les calligraphies des ombres sur le mur Tu lis Au plus creux de tes jours L'éternité Trop courte pour l'étonnement. Là-bas, de l'autre côté des ventsIl fait immensément calme Hors du temps Où les ombres n'assiègent plus Où la mort n'atteint pas Cette... [Lire la suite]
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dimanche 4 novembre 2012

GILLES BAUDRY

Des fourmis aux étoilesde l'herbe à Dieuquelle musiqueinfiniment déploieses ondesses réseauxses ramures invisiblesà faire se toucher l' icil'ailleursl'intimeet l'infini des mondes ? . . .Gilles BAUDRY .   . .  
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lundi 1 octobre 2012

N'A DE PRIX

N’a de prix      n’a de poids que ces mains plus légères que l’air         et qui jouent les variations sur la jeune lumière sur fond d’éternité la musique n’est rien         que ce frisson qui nous dépasse d’une épaule où l’on pressent l’illimité intime dès que l’un         touche l’autre du bord de son silence. . GILLES BAUDRY Sur http://terresdefemmes.blogs.com  in τhαumα,... [Lire la suite]
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mardi 28 septembre 2010

INVISIBLE ORDINAIRE...Extrait

Un jour on te demandera raison de ton émerveillement d'enfant désarmé tu répondras :   J'ai perdu pieds dans la louange je suis un chant dans la bouche du fleuve et quand m'étreint la joie entre ses hanches riveraines je m'en reviens au lieu de ma naissance.   . . GILLES BAUDRY . .      
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jeudi 26 août 2010

GILLES BAUDRY

  Pour Anne Perrier   La merses sandales de pluie   les phares tournent sur eux-mêmescomme des chiensqui cherchent le sommeilsans le trouverailleurs que dans les soubresautsdes dunes et des vagues dans les rêves à blancque font nos insomnies. . . GILLES BAUDRY . .
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