mercredi 1 novembre 2017

ANECDOTES

En ce jour saint comme en d'autres je pense à Simon Paul et Léontine, mes chers père et mère - Henri-Louis Pallen . Mon père parlait aux grives, aux merles, aux moineaux et il avait une main droite qui savait tout faire, des objets petits ou grands, avec ingéniosité. Bricoler, comme susciter le chant d’une guitare. Ma mère aimait le café bien frais, c’est-à-dire chaud qu’elle sucrait rarement, avec du miel de lavande, ses yeux s’émerveillaient devant les roses du jardin. Elle avait des robes élégantes, elle était... [Lire la suite]

jeudi 10 août 2017

AFFINS - A NOS PASSEREAUX SEDENTAIRES

Les hirondelles parties vous voilà sevrés des contes de migration, sur des lieux que vous ne scruterez pas, où les paysages marins aux montagnes succèdent dans tout un luxe rêvé de parfums et de couleurs ; le soleil devenu plus rare à vous de mieux comprendre la faible et souvent bénéfique lumière du jour dans l’espace de vos allées-venues qui se resserre pour quelque clarté intérieure, dans l’introspection ; sans la progéniture, de vos soins indépendante, de l’anfractuosité murale jusqu’aux cyprès trouverez-vous assez de... [Lire la suite]
mardi 27 juin 2017

VOLEES D'ACTES DE PAROLES EN EPANCHEMENTS

Le temps accumulant compulsivement les années, l’homme égare ses valeurs qu’en principe, il « discerne » ; le mirage de sa raison trop hantée par l’écho n’éprouve estime et patience que pour ce qui le leurre... Marée retirée : maintenant se trouve presque vide la maison qui grouillait de nos vies et de nos objets, à la commode près et sa lourde plaque de marbre s’excusant d’être là, dérive sans affectation... Je sais la terre : j’en garde tous les jours sous les ongles. La pensée d’être mis sous elle ne m’effraie en rien. De la... [Lire la suite]
samedi 6 mai 2017

ART POETIQUE

Sur les voies où tu tentes d’avancer en écriture tu voudrais effleurer les mots de la pointe des pieds, t’efforçant d’allégir ton être le plus possible, diminuer le poids de ta chair et de ton esprit. Retenir pour mieux donner n’est chose paradoxale que pour adeptes de raccourcis embobelineurs, de traits d’arc et de couleurs vives, éclats de paroles dont l’enjeu prioritaire est sans doute de briller comme les étoiles, qu’on sait cachées dans leur lumière. Alors, précaution première : écrire un minimum. Bizarrerie : exprimer avec... [Lire la suite]
vendredi 5 mai 2017

FAUTE DE MENEE

La question point au cœur de l’oiseau et il chante encore (opposé au silence, ne pouvant rester muet, de sa toute vibration au contraire, à tue-tête) la cantilène que les prophètes n’entendent pas, faute de trace en eux de ce qui est beau en ce monde. Pas davantage un seul instant il ne songe à l’exil bien que ce soit au cœur même du buisson qu’il habite, dût celui-ci flamber lui n’en sera pas aveuglé, ni son chant ne perdra sa capacité d’émergence dans le lent cataclysme de notre pandémonium. A l’aplomb, sous le sommet de son... [Lire la suite]
samedi 8 avril 2017

RETENUE

Ce qui est bien à toi d’étrange, de paradoxal, particulier, marquant la résonance de ton verbe, tu ne l’as pas en poche, ni au cœur, mais dans le sang à la fluidité et au rythme si variables. La poésie peut-elle constituer l’horizon, et partant, le désir de t’en approcher, être un havre quand le sang de victimes répandu sur les jardins, coule partout, quelquefois près de nous dans l’hexagone ? Quelle unité formeront ces fragments de désarroi que par réflexe l’on continue à nommer poèmes ? Ils sont conscients de n’être que vide... [Lire la suite]

samedi 25 mars 2017

SCENARIO: DIALOGUE MUET. ( Epilogue d'une fresque Lierre )

*Que te trouves-tu ici, parasite impitoyable qui n’as de cesse d’abolir toute vie en ces lieux ? -Je ne me nourris pas de la sève de mes semblables et tire exclusivement la mienne, depuis le sol. *Le terrain vague laissé exprès pour nos caravanes s’enlaidit de broussailles où tu règnes en seigneur. -Je me dresse pour tous pouvoirs en contradicteur même, les tenant à distance, ni subis ni exercés. *Puisque tant de climats et latitudes te conviennent d’où tiens-tu l’étrange don d’être partout à la fois ? -Je pérégrine au centre de... [Lire la suite]
lundi 26 décembre 2016

CENSÉMENT

Les figues, qui sont parmi les meilleurs fruits de la terre, (je les eusse à la pomme préférées dans le Jardin) mériteraient elles aussi leur place dans le Mythe, comme elles nous donnent une aussi infinie douceur. Autant les noix semblent contenir de la matière grise en hémisphères dits des cerneaux, proches du cerveau, non sans légers accidents du relief à leur surface, en écho distant de nous, de leur squelette captifs, autant la figue, plutôt évocatrice d’un ventre, renvoie difficilement l’image de la pensée : ses rondeurs de... [Lire la suite]
mercredi 23 novembre 2016

PENSEE POUR VINCENT- PARIS ETE 1887

La nature remue du négatif au positif, puisque ce qu’en propose d’observer le pinceau libre n’est que trace figée d’un cheminement à deux sens que les tornades de l’intérieur agitent encore. Dans le cadre, qui s’en trouve pour l’œil presque vrillé, voire disparu, oublié dans l’attention extrême, opère de façon sensible, invisiblement, une tension si lourde entre les couleurs et les formes. Comment sa chaise fiévreuse, avec pipe et tabac, ses cyprès affolés, ses oliviers, ses fleurs altières rendent-ils le mal-être face au... [Lire la suite]
samedi 19 novembre 2016

QUID ?

Nous sommes dans cet ailleurs hors espace et hors du temps où ne nous est consentie aucune place réelle ; que point ne soit d’amour sans le vœu de se transformer, à de minces esprits paraît chose inintelligible, laisse au-devant des affres notre conscience éveillée, montrant à tous l’importance sans borne de notre tâche d’ouvreurs de neuves étoiles, tueurs du Mythe ancien. Nous n’œuvrons pas, depuis le re façonnage de l’homme, à sa désintégration ou son éparpillement, conscrits du point d’honneur à jaillir du commun silence,... [Lire la suite]