mercredi 11 septembre 2013

SAIT-ON JAMAIS...

A ma mère     Si tu es, comme il m’arrive de t’espérer encore, capable d’apercevoir le même azur que mes yeux et de reconnaître les routes où je m’aventure depuis l’alvéole où parfois je ne peux t’enfermer par refus délaisser m’anéantir la lassitude, (ou d’abdiquer sans remède la recherche d’un sens), alors peut-être, en échappant aux faits de science es-tu là, telle que je peux encore t’espérer.   Si tu regardes, tu sais que je ne trahis jamais la parole que nous nous sommes donnée sans réserve et... [Lire la suite]
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jeudi 24 janvier 2013

PLAIDOYER

Le coquelicot, en voisin du blé ou du colza, s’il sait s’aventurer parmi eux, préfère leur marge ; peut-être est-ce juste qu’il ne se sent pas désiré, n’étant pas plus agoraphobe, pas moins grégaire. De toutes parts, des indigènes il se sait mal vu. On le repère pourtant aisément dans un ensemble. Ses pétales ondulant aux vents comme des drapeaux inspirent sans doute moins la rigueur que la souplesse, la mesure de la production que la fantaisie, les supputations ou escomptes, que les jeux de chance, les naufrages de la... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 16 janvier 2013

GENERATION

 Sous l’épaisseur des feuilles que les champignons soulèvent, la lenteur et sa corollaire l’indocilité, construisent à l’infini un univers de patience dont le principe fondateur n’est autre que l’amour. A y blottir entières mille rêveries d’enfance je me rapetisse, m’y réduis pour mieux m’augmenter, m’y retrouver à l’échelle inconnue que je convoite, m’oublier homme, et être pleinement d’un pays qui dans l’ordre de l’émerveillement est sans limite. Si fécondes les visions qui m’emplissent le regard et propice la... [Lire la suite]