samedi 14 janvier 2017

LA DIAGONALE DU SILENCE...Extrait

Une mélodie de silences posés sur l’escaliercomme une vie qui passeun sourire attaché aux nuages, je cherche des allumettes Je me chercheSi longtemps que j’ai perdu le cheminJ’ai froid de toi dit-ilSon sourire éclata comme une envolée de notes légères et turquoisesSes yeux portaient l’étrangeté indicible des musiques péruviennesquand elles percutent la mémoire d’un vieil homme qui revoit courir ses vingt ansJ’ai froid de toiUne ficelle de rire à la fenêtre projette une odeur de thé indigèneJe scrute hierTe rencontrerai-je ma... [Lire la suite]

mercredi 23 novembre 2016

DEDIE A LEONARD COHEN

On a des frères, on a des sœurs, et des amis que l'on croit éternelsOn a des chansons, des bruits, des rires de cours d’écoleDes odeurs de quatre heures au chocolatL'émerveillement d'un premier NoëlDes goûts de fêteEt des années mêlées à nos années On a ces peurs au ventre des jours d’examenTous ces vieux rhumes et ces matins chagrins où l'on appelait mamanCe vieux grand-père qui ronronnait dans son fauteuilUn journal sur ses genoux mais les yeux fixés sur sa grande guerreOn a leurs voix et leurs rengaines, les ritournelles d'un... [Lire la suite]
mercredi 23 novembre 2016

UN TEMPS DE RIEN

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jeudi 10 décembre 2015

NOUVELLES, DELIRES ET CONTES FOUS...Extrait

Quand le matin s’éveilla, le petit homme qui voulait repeindre le temps et mettre du rose et du bleu dans les nuages, eut le sentiment d’avoir perdu quelque chose durant la nuit. Un morceau de rêve ou de cauchemar peut-être ou la carte d’un trésor ou l’adresse d’une personne aimée que l’oubli, l’habitude ou les kilomètres auraient fait disparaître. C’est alors qu’il repéra l’ombre d’un mot qui traînait sur sa table de nuit. - Un mot évadé de mon sommeil ! se dit-il. Quand il voulut s’en saisir, un frisson d’effroi parcourut la petite... [Lire la suite]
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lundi 14 avril 2014

LETTRE A PIERRE AUTIN-GRENIER

Ton regard amusé reste là posé sur la rumeur tonitruante qui t’entourait Tu es parti, disent-ils n’en crois rien tu vois bien que la vie ne part pas elle s’arrête mais tout reste en place Tu crois avoir rangé ton habit de terrien mais il n’en est rien tu bruisses entre des fils d’encre vive et encore tu ris dans les chambardements de l’absence Tu ne peux pas ne pas savoir : la poussière d’âme est tenace sur le blanc des papiers Tout reste tout est là l’absence n’emporte rien seules certaines choses ne se ressembleront... [Lire la suite]
vendredi 11 avril 2014

SEUL UN CALICE

Seul un calice rempli de larmesa l’éloquence du discoursquand il parle de la grandeur humaine. Qui donc encore a consciencede l'opulence indécentequand des enfants meurent de faim? Je sais que "beauté" est un mot païenqui se décline en cris de cœur. Je viens de la lumière intérieure du verbe et des choses.Je viens d’une lumière originelleque la matière cacheà l’insignifiance de l’œil humain. Je viens de la lumière matricequi articule l’atome pour donner la vie.Je viens d’un seigneur de sang lointain.Je viens de mes... [Lire la suite]

vendredi 7 mars 2014

JEAN-MICHEL SANANES

Cosmique, la douleur glisse dans le silence, glisse comme le serpent déroule la nuit. Partout les écrans s’agenouillent au confort des consciences Être un homme et ne pas savoir où habite la douleur, est-ce cela le bonheur ? Un silence blanc un silence noir oblitèrent des douleurs-poignards et le cri majuscule que devrait porter chaque conscience. Devant les écrans et les flonflons de vos fêtes, passent l’hermine et le vison, coule le champagne. Dehors une douleur cosmique, venin silencieux, déporte la raison. Partout les écrans... [Lire la suite]
dimanche 19 janvier 2014

COUPABLE....

Au tribunal des oiseauxJe plaiderai coupableL’amour que je n’ai pas donnéJe l’ai voléVoléA ma femmeA mes enfantsA mon chatAu hibou qui niche sur mon arbreVoléA l’enfant de la rue que je n’ai pas entenduA l’affamé que j’ai ignoréA l’aveugle que je n’ai pas éclairéA la haine que je n’ai pas éteinteAu souffle de vieQue je n’ai pas honoré.Au tribunal des oiseauxJe plaiderai coupable.Coupable de ne pas avoir pardonnéAux porteurs de faux sourires et autres escrocs de l’amitiéCoupable de ne pas avoir suQue certains préfèrent prendreCoupable... [Lire la suite]
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mercredi 11 décembre 2013

MADIBA

Nous étions mille et millions parmi le peuple des chagrins, à savoir que, où l’on maltraite, le bâton et la voix qui humilient sont toujours pareils, à savoir que, partout où l’on exploite, la colère du fils et la douleur du père sont un même cri, à savoir que le cœur n’est grand que lorsqu'il sert la justice. Nous étions mille et millions enfermés dans une conscience sans armes. Mais toi Madiba, qui habitais si loin parmi les peuples martyrisés, tu savais que les hommes ne devraient avoir d’autre couleur que celle du bonheur,... [Lire la suite]
dimanche 24 novembre 2013

GRANDIR

Si longtemps Que le temps nous métisse Si longtemps que je te connais De mot en mot De jour en jour Le vent me ré-enfante Je t'aime Sans fard ni leurres Je t'aime à en tisser le bleu des rêves Je t’aime comme je respire Je t’aime comme je traverse la nuit Au matin, j’escalade des rires Je foudroie des dragons de papier Je tricote des mots en habits de gris et de joie Au soir, je phrase des espaces clairs Tu m’as appris Dans l'encadré d'un rire Je suis un homme sans médaille Je ne flambe... [Lire la suite]
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