lundi 6 août 2018

JEAN-MICHEL SANANES...EXTRAIT

Si le monde s'écrivait sans tendresse et se bâtissait dans le sexe et ses attributs (l'argent, le pouvoir, le plaisir égotique) les humains mériteraient cet enfer contre lequel les hommes de cœur et de compassion essaient vainement de se battre.Tant d'argent à bâtir la guerre, à acheter des armes, ou corrompre des dictateurs, quand on aurait pu irriguer tous les déserts du monde et faire de la terre un jardin habitable pour tous.Qui quitterait une terre viable pour devenir un migrant ?Le drame humain c'est ce génome de la cupidité qui... [Lire la suite]

samedi 9 juin 2018

AUX LARMES CITOYENS, RENDEZ-MOI MAI 68 !

“Aux larmes citoyens”, ont-ils dit,savaient-ils que l’heure de courber le dosdoit un jour enfin finir ? “Rangez, pliez, fermez vos utopies”, disaient-ils,Ne savaient-il pas que le temps d’armer nos rêvesétait encore là ? Moi, vieille pierre posée sur la mort des rêvesje me dresse, et déclare :Ouvrez les tombeaux de l’abstinenceLa résignation est l’ennemie des peuples. J’en appelle à l’espoir citoyenJ’en appelle au droit, au travail et au painJe déclare que la spoliation, la confiscation,l’accaparation du bien... [Lire la suite]
samedi 24 mars 2018

SEUL UN CALICE

Seul un calice rempli de larmesa l’éloquence du discoursquand il parle de la grandeur humaine. Qui donc encore a consciencede l'opulence indécentequand des enfants meurent de faim? Je sais que "beauté" est un mot païenqui se décline en cris de cœur. Je viens de la lumière intérieure du verbe et des choses.Je viens d’une lumière originelleque la matière cacheà l’insignifiance de l’œil humain. Je viens de la lumière matricequi articule l’atome pour donner la vie.Je viens d’un seigneur de sang lointain.Je viens de mes... [Lire la suite]
mercredi 20 décembre 2017

SUR LES CLAVIERS

Sur les claviers, dans la désespérance des utopies,je sculpte des mots d'espoir et de larmes sur des avenirs d’enfants.Sur des papiers aphones, je griffonne ce terminal de l'âgeoù la raison se perd dans l'effacement des chemins. Assis sur les certitudes d'un vieux mondequi renie ses crimes, vend ses pesticides,rejette son carbone et marchande la misère,je calligraphie des cris de sang. Je sonne le tocsin quand l'élite vomit son indifférence triomphantealors que dans nos rues et ailleurs, le froid, la faim et le non-droitlaissent des... [Lire la suite]
samedi 14 janvier 2017

LA DIAGONALE DU SILENCE...Extrait

Une mélodie de silences posés sur l’escaliercomme une vie qui passeun sourire attaché aux nuages, je cherche des allumettes Je me chercheSi longtemps que j’ai perdu le cheminJ’ai froid de toi dit-ilSon sourire éclata comme une envolée de notes légères et turquoisesSes yeux portaient l’étrangeté indicible des musiques péruviennesquand elles percutent la mémoire d’un vieil homme qui revoit courir ses vingt ansJ’ai froid de toiUne ficelle de rire à la fenêtre projette une odeur de thé indigèneJe scrute hierTe rencontrerai-je ma... [Lire la suite]
mercredi 23 novembre 2016

DEDIE A LEONARD COHEN

On a des frères, on a des sœurs, et des amis que l'on croit éternelsOn a des chansons, des bruits, des rires de cours d’écoleDes odeurs de quatre heures au chocolatL'émerveillement d'un premier NoëlDes goûts de fêteEt des années mêlées à nos années On a ces peurs au ventre des jours d’examenTous ces vieux rhumes et ces matins chagrins où l'on appelait mamanCe vieux grand-père qui ronronnait dans son fauteuilUn journal sur ses genoux mais les yeux fixés sur sa grande guerreOn a leurs voix et leurs rengaines, les ritournelles d'un... [Lire la suite]

mercredi 23 novembre 2016

UN TEMPS DE RIEN

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jeudi 10 décembre 2015

NOUVELLES, DELIRES ET CONTES FOUS...Extrait

Quand le matin s’éveilla, le petit homme qui voulait repeindre le temps et mettre du rose et du bleu dans les nuages, eut le sentiment d’avoir perdu quelque chose durant la nuit. Un morceau de rêve ou de cauchemar peut-être ou la carte d’un trésor ou l’adresse d’une personne aimée que l’oubli, l’habitude ou les kilomètres auraient fait disparaître. C’est alors qu’il repéra l’ombre d’un mot qui traînait sur sa table de nuit. - Un mot évadé de mon sommeil ! se dit-il. Quand il voulut s’en saisir, un frisson d’effroi parcourut la petite... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 14 avril 2014

LETTRE A PIERRE AUTIN-GRENIER

Ton regard amusé reste là posé sur la rumeur tonitruante qui t’entourait Tu es parti, disent-ils n’en crois rien tu vois bien que la vie ne part pas elle s’arrête mais tout reste en place Tu crois avoir rangé ton habit de terrien mais il n’en est rien tu bruisses entre des fils d’encre vive et encore tu ris dans les chambardements de l’absence Tu ne peux pas ne pas savoir : la poussière d’âme est tenace sur le blanc des papiers Tout reste tout est là l’absence n’emporte rien seules certaines choses ne se ressembleront... [Lire la suite]
vendredi 7 mars 2014

JEAN-MICHEL SANANES

Cosmique, la douleur glisse dans le silence, glisse comme le serpent déroule la nuit. Partout les écrans s’agenouillent au confort des consciences Être un homme et ne pas savoir où habite la douleur, est-ce cela le bonheur ? Un silence blanc un silence noir oblitèrent des douleurs-poignards et le cri majuscule que devrait porter chaque conscience. Devant les écrans et les flonflons de vos fêtes, passent l’hermine et le vison, coule le champagne. Dehors une douleur cosmique, venin silencieux, déporte la raison. Partout les écrans... [Lire la suite]