dimanche 13 novembre 2011

MATINALE DE MON PEUPLE...Extrait

Que furent la terre qui s'ouvre, le typhon qui s'abat sur la maison natale, à côté de vous, Proconsuls des ténèbres ! Les enfants meurent de soif au milieu des fontaines. A la porte des camps, avant de disparaître, les jeunes hommes injurient leurs bourreaux : "A quoi servirait de mourir quand la vie est pour eux !" Une avalanche de projecteurs, de chiens, de barbelés, dévore leurs pauvres corps. Vers la ville, nous lançons des phrases. Qu'une charpente frémisse, la forêt peut renaître. Pour toute réponse nous parvient un vol affolé... [Lire la suite]
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mercredi 21 septembre 2011

CITOYENS DE BEAUTE

Et maintenant nous chanterons l'amour Car il n'y a pas de Révolution sans Amour,Il n'y a pas de matin sans sourire.La beauté sur nos lèvres est un fruit continu.Elle a ce goût précis des oursins que l'on cueille l'aubeEt qu'on déguste alors que l'Oursin d'Or s'arrache aux brumes et sur les vagues module son chant.Car tout est chant – hormis la mort!Je t'aime!Il faut chanter, Révolution, le corps sans fin renouvelé de la Femme,La main de l'Ami,Le galbe comme une écriture sur l'espaceDe toutes ces passantes et de tous ces passantsQui... [Lire la suite]
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mercredi 19 janvier 2011

NICOLAS DE STAËL

Vous êtes mort, je ne sais rien de la mort des hommes, rien de la goutte d’eau qui renverse la figure et la dilue en Dieu. Dieu lui-même qu’est-il, le néant ou la roche ? la structure de l’ombre, le suprême reproche,  et peut-être à peine notre interrogation ? Dieu n’est-ce pas la voix de ma mère qui tremble quand le dernier arbre rassemble ses fruits, quand la misère souterraine délie le dernier bout de laine et tout de go nous sommes nus ? Tout de go il fait nuit et sur nos cœurs les gens dans la détresse abandonnent leurs... [Lire la suite]
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jeudi 13 mai 2010

LES REMPARTS ET LA MER...Extrait

Je pousse des cris contre moi-mêmeJ'arrache à ses sanglots mon Espagne profondeJe dis: mère, solitude,lumièreLa nuit seule dans ma voix .. .JEAN SENAC .. .
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vendredi 20 novembre 2009

MATINALE DE MON PEUPLE

... Parle ô tranquille fleur tisseuse de promesses prélude au sûr éveil de l'orge dis que bientôt l'acier refusera la gorge ... Je chante l'homme de transition coeur abîmé, plaies voyantes. Je récuse l'horreur qui nous a frappés à la source, la parole envenimée dont notre bouche a pris le charme. ... .. . JEAN  SENAC . . .
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dimanche 12 juillet 2009

JEAN SENAC

J'ai vécu de marges, de plaisirs inouïs, de météores.  D'un astre à un autre, d'un chardon à un chardon, d'une fable A une fable, d'une cendre. J'ai cru connaître  Et je suis ignorant.  Verbe, Ô Boraq ! puis-je prétendre  Au matin quotidien - la nappe,  Le bol fumant, le beurre, le pain bis,  Et la paix d'une main de femme ?  Au bivouac de la famine  Tant de noms - et quel bruit torride  Font mes poubelles précieuses !  Mes fresques... [Lire la suite]
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dimanche 12 juillet 2009

RIEN...

« Rien…Rien,C’est un mot qui fuitD’une vertèbre à l’autre.Rien,C’est une brindilleQui casse sous la joue.Rien,C’est dans un rocherUn peu de mer qui brûle.Rien,C’est la libertéQui blesse vos pieds nus. » . . . JEAN  SENAC . . . Photographie Tierry Nectouh www.chambrenoire.com    
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jeudi 28 mai 2009

POEMES ILIAQUES

J’aime écrire parce que c’est Te couvrir de caresses, Nommer ta chair dans plus féroce au-delà, Et boire, à même nos songes, D’une même bouche épurée, Ces mots fous de soleil et d’orange sanguine! .   . . JEAN  SENAC . . .
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dimanche 27 juillet 2008

MIROIR DE L'EGLANTIER

  Feu de sarments dans tes yeuxFeu de ronces sur tes jouesFeu de silex sur ton frontFeu d'amandes sur tes lèvresFeu d'anguilles dans tes doigtsFeu de laves sur tes seinsFeu d'oranges dans ton coeurFeu d'oeillets à ta ceintureFeu de chardons sur ton ventreFeu de glaise à tes genouxFeu de bave sous tes piedsFeu de sel et feu de boueun incendie réeltout droit sur la falaiseun faisceau de saveursoù je me reconnais   Mère ma ténébreuse . . . JEAN  SENAC . . .  
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vendredi 9 mai 2008

JEAN SENAC

[...] Maintenant l’arbre se souvientd’une feuille étrangèrequi le liait au cielL’œil est témoin des drames invisiblesla parole crépite au désert d’une larmeCelui qui sait,sa vie devient un bois d’épines.. JEAN SENAC .
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