mardi 16 juillet 2019

L'OBSCUR VERTIGE DES VIVANTS...Extrait

"La science n'étouffe pas le chant de l'océan dans les coquillages.Savoir qu'on y entend les vibrations de sa propre oreille ne réfute pas les vagues qui roulent en nous leur nostalgie. Les chiffres forent des puits comme les mots écoutent le monde : dans la fascination de sa beauté.Ainsi, révélée ronde, la Terre enfanta encore des aventuriers au coeur plus vaste, à qui le vertige continua de fouetter le sang.Le réel ne condamne pas la poésie. Il l'appelle, comme le vent la voile lui donnant force, le savant la formule qui creuse... [Lire la suite]

mardi 9 juillet 2019

NOTRE PLANETE

Nous avons l'immense douleur de vous faire part de la mort, ce soir, de notre ami le poète Michel Baglin, à 68 ans. Notre peine est immense.Voici le dernier poème qu'il nous as envoyé et que nous publions dans l'anthologie du Festival Voix vives 2019 , un poème dédié à Jackie, sa femme, vers qui toutes nos pensées se tournent ce soir. - Les éditions Bruno Doucey   .   Tant de mêmes paysages peuplent nos regards ! Depuis plus d’un demi-siècle ensemble nous jouons les balanciers sur la crête des jours traversés,... [Lire la suite]
mardi 15 août 2017

RÊVES D'AILE

L'épervier, c'est le nom du filet que lance sur la vague – corps déjeté – le pêcheur de la côte. Un chalut de pauvre, une voile sans mât.   L'épervier, c'est un battement d'air, une envolée de mailles, des dentelles de sel que la lumière défroisse.   C'est le rêve d'aile qu'il déploie, l'épervier. Le geste répété, souvent plus grand que soi. . . . . MICHEL BAGLIN « Les Chants du regard » éd. Privat .   . .   .          
Posté par emmila à 16:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
lundi 8 août 2016

UN SANG D'ENCRE...Extrait

La banlieue, même black ou basanée, ce n'est pas l'autre, mais une part de nous-mêmes entrée en dissidence. La part mal logée, mal nourrie, si mal irriguée qu'elle se gangrène. Et peut-être la plus intime, parce que la plus désenchantée. Qu'on l'oublie le jour, on la retrouve le soir, à son chevet, pour entrer dans le sommeil. Qu'est-ce donc qui leur manque, qui nous manque, en secret, dans ces parages du cœur ? Le pain ? Ils en ont assez, quoi qu’on en dise, pour ne pas crever. Du travail ? Sans doute, mais encore, mais après ?... [Lire la suite]
lundi 18 juillet 2016

DE CHAIR ET DE MOTS...Extrait

Merci Thami   Qu'on regarde au dehors, le dedans vous reprend. On voudrait être au monde, on ne sait qu’échapper. Et tous ceux-là qu’on croise et voudrait arrêter ont le pas trop rapide et sont pris par l’élan. Qui parle des lointains évoque une autre vie. Et c’est pour mieux tromper ce sentiment de n’être qu’en exil ici-bas, un voyageur peut-être mais qui ne pèse pas et reste sans appui. Nous avons des manies de vivants qui s’absentent, qui pour prendre enfin pied s’accrochent à des leurres en faisant reculer l’horizon... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
vendredi 27 septembre 2013

FRERES DE TERRE

Je n'ai pas de frères de race, J'ai des frères de condition, des frères de fortune et d'infortune, de même fragilité, de même trouble et pareillement promis à la poussière et pareillement entêtés à servir si possible à quelque chose à quelqu'un , même d'inconnu, à quelque frère de même portée, de même siècle, ou d'avenir...   Je n'ai pas de frères de race, ni de religion, ni de communauté, pas de frère de couleur, pas de frère de guerre ou de combat, je n'ai que des frères de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mardi 6 août 2013

DE CHAIR ET DE MOTS...Extrait

 J’écris pour rendre enfin à tous ceux qui l’ont fait, à ces jeux gouvernés, à ce ghetto des squares, un vieux gamin fantoche, idiot et dérisoire, le fantôme entêté d’un clown insatisfait.    J’écris pour tenir tête au silence établi, pour rallumer des mots éteints par l’habitude et les garder vivants face à cette hébétude qui pétrifie le cœur et qui nous désunit.   J’écris pour mieux aimer, poème aux mains tendues, et j’invite chacun au creux de sa mémoire à raviver sa soif pour lui donner à boire ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
vendredi 24 mai 2013

L'ALCOOL DES VENTS...Extrait

Je rends grâce au temps perdu, le nez au vent, aux rêveries qui finiront bien par faire un jour le monde meilleur,aux jours chômés, aux heures de grève et à la moindre seconde volée au chapelet de nos pointeuses.A ces instants qui ont creusé nos puits et que l’on dit enfuis quand ils ne cessent de nous poursuivre.A tes épaules légères qui n’avaient qu’à frissonner dans l’air du soir pour que nous existions.Je rends grâce à toute parenthèse, au temps retrouvé, le nez au vent, dans une odeur de foin coupé et de vacances,à la madeleine... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 24 mai 2013

DE CHAIR ET DE MOTS...Extrait

Qu’on regarde au dehors, le dedans vous reprend.On voudrait être au monde, on ne sait qu’échapper.Et tous ceux-là qu’on croise et voudrait arrêter ont le pas trop rapide et sont pris par l’élan.Qui parle des lointains évoque une autre vie.Et c’est pour mieux tromper ce sentiment de n’être qu’en exil ici-bas, un voyageur peut-être mais qui ne pèse pas et reste sans appui.Nous avons des manies de vivants qui s’absentent, qui pour prendre enfin pied s’accrochent à des leurres en faisant reculer l’horizon qu’ils s’inventent.Partir est... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 22 janvier 2013

LES CHANTS DU REGARD...Extrait

L'analogie est dans le regard, déjà.Rousseurs d'une poire,transparence d'un raisin.L'œil les érotise.Dans leur reflet tout se dessine,le satin de la grappe,le galbe de la croupe,l'ambre du nu,des métaphores plein les yeux du désiret, derrière le miroir,le fruit charnu de la parole. .   MICHEL BAGLIN   .   Photographie Jean Dieuzaide    
Posté par emmila à 21:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,