dimanche 23 novembre 2014

L'AUTRE COTE DU MONDE...Extraits

« Orgasme ? orchestre ? organdi  ? Oriflamme ? Or pur de l’être, visité d’une immense sensation de lumière (…), et resplendissant – entre la plus grande unité d’être et la merveilleuse dispersion du lâcher prise, de la caresse de l’algue au cri des étoiles… » .....   Tout ce qui a couleur de votre émoi, parcourant la terre, les mers et les infinis respirables qui nous sont donnés, traversant le jour et les nuits, portera à mes lèvres vos mots de lune, de souvenir et de solitude bleuis ; et ce murmure rendra à... [Lire la suite]

mercredi 15 octobre 2014

DIVINES EMPREINTES...Extrait

C’est au-delà du temps : une cloche du soir, là-bas, Déverse, inattendus, les poèmes de la petite enfance Qu’on savait d’un souffle et qu’on a oubliés Ou seulement écartés Et laissés seuls, Mais sans doute n’est-ce jamais fini Le signe qui inscrit La voyelle qui chante, Le poème c’est Tous les jours commencer    D’où me vient ce soir Qu’il n’y a pas de solitude Quand bien même on est seule A jamais, Qu’il n’y a pas d’absence ? Et que le cœur est plein De ce qu’il a donné et donne Chaque jour... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 3 mars 2011

OLYMPIA ALBERTI

Merci Olympia.... .   Du bout des doigts, le tracé de sa bouche. Ce comble de l’âme qui affleurait mes propres lèvres me débordait – insoumise révolte d’étoiles, qu’on ne muselle pas, chant, qu’on n’ensevelit pas longtemps. On peut tout me refuser, mais l’amour, on ne me le prendra jamais. Il est si vrai que ce qu’on nous prend, nous prouvons par la perte (serait-elle infime seconde d’absence) que nous ne l’avons jamais fait nôtre… En ce sens – déployé, enivrant, bouleversant comme une senteur, nous ne perdons jamais la vie.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 10 janvier 2010

LA PROPHETIE DE LA RIVIERE...Extrait

L’amour, quand il a transformé ton dedans, Elijah, c’est … plus que les mots qui s’écrivent, rappelle-toi ça, quand tu écriras, Elijah, rappelle-toi quand tu écriras, tu parleras dans la clarté de tes mots, mais derrière, il faudra faire deviner et sentir les mots qui n’ont de signes que dans le coeur, dans le silence, et dans la nuit. Les mots qui ne s’écrivent pas, mais qui se ressentent, qui s’éprouvent, dans l’âme, là où tout s’écrit, là où rien ne peut se lire de dehors, tu comprends ? Si je pouvais écrire, j’écrirais... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 22 novembre 2009

L'AUTRE COTE DU MONDE...Extrait

Du bout des doigts, le tracé de sa bouche. Ce comble de l’âme qui affleurait mes propres lèvres me débordait – insoumise révolte d’étoiles, que l’on ne muselle pas, chant, que l’on n’ensevelit pas longtemps. On peut tout me refuser, mais l’amour, on ne me le prendra jamais. Il est si vrai que ce qu’on nous prend, nous prouvons par sa perte (serait-elle infime seconde d’absence) que nous ne l’avons jamais fait nôtre. En ce sens déployé, enivrant, bouleversant comme une senteur, nous ne ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 22 novembre 2009

CROIRE, VIVRE...Extrait

On n’en finit pas avec l’amour.Où en finit-on avec les racines, la vérité et l’infini ? Le jour où l’on en finit avec l’amour, on est plus mort qu’un mort, qui peut-être est parti dans la douceur et l’acceptation. Rayé de la carte des vivants, on retourne dans l’inaccompli.Croire vivre, et ne plus faire qu’exister.Bois sec. . OLYMPIA  ALBERTI . Oeuvre Maria  Amaral
Posté par emmila à 20:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mercredi 11 février 2009

LA PROPHETIE DE LA RIVIERE...Extrait

« J'ai vécu sans visage, longtemps. Quand les jours m'en prêtaient un, il ne m'appartenait pas, il m'arrivait de le perdre, souvent par tristesse, peut-être par désespoir. S'enfuyait-il à ma place ? Trop grand il glissait, trop petit, il cachait mal sa peine . Alors sans visage je vivais, perdue. Je vivais ? Non, Elijah, je ne vivais pas, je courbais le dos, je recevais des coups, j'étais frappée et la douleur bordait mes heures jusqu'aux rêves déchirés de la nuit. J'existais sans visage. Plus tard j'ai su que vivre, c'était autre... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 27 novembre 2008

LA FIGUE

La Figue...Mes préférées s’ouvrent comme des lèvres, ont une peau d’encre, de taches violettes sur les doigts, une peau d’écriture qui cache sous le velouté de sa nuit mate la chair blanche d’un vélin qui s’amenuise avec les chaleurs de l’été, et sous ce derme tendre retient l’explosion d’un texte au cœur si rouge, si vivant et si gorgé de miel qu’on en vient à penser à l’intime aveu d’une offrande, à l’abandon, à l’ultime soupir d’un corps de femme dans l’extase. Fruit des terres parfois torrides et ivres de senteurs... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 27 novembre 2008

L'AUTRE COTE DU MONDE

Ma vie n’est faite que d’amour. De tout le reste elle est “ défaite ”. C’est d’une matière qu’il s’agit, d’une manière aussi – de respirer –, d’un tissage d’air, de feu et d’eau ; mais pour se dénouer, et vivre la défaite, l’accepter dans son enseignement et son annonciation, il faut aimer beaucoup. Il faut aimer encore, et accéder à cette réserve que Dieu nous garde pour les jours obscurs. Qu’on appelle cet espace, entre le cœur et l’âme, tendresse, grâce ou pardon, il se donne au même paysage intime – mais c’est le contraire... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
vendredi 29 février 2008

PETIT PRECIS DE L'ATTENTE...Extrait

"Je suis née impatiente - telle que Dieu m'a faite. Premier hic : s'il m'a voulue impatiente, pressée d'arriver au bout - pour contempler - ivre de soif pour le mystère, pourquoi me mettre sans cesse en situation de changer - freiner, alentir, peser / penser ? Ici, exigence du perfectionnement, perpétuel apprentissage.Donc impatiente née. A peine pensai-je un livre que je le vois accompli, infini pourtant, ardemment exécuté ; regarder un fruit, c'est en être illico au noyau, toute pulpe absorbée ; je reçois un... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]