samedi 2 mai 2015

IL EST DES TERRES D'ORIENT

Il est des terres de brume, de pierre et de monts chauves,où la voix de l’homme s’élève sur la montagne.Des terres noires de silence, où le sang a coulé,des terres rougies, où la poussière vole au soleil sa part de nuit,— ses litanies d’amour enfoui.Des terres d’accueil, de rires et de loyaux partagesoù des filles volcaniques tournoient dans la lumière.Elles vous offrent le pain, le vin, leur vrai visage.Des terres où, — gouffre étoilé, la nuit s’effondre à l’angle d’une rue, en une longue pluie d’automne,où le vent vous parle, — tel... [Lire la suite]

samedi 31 janvier 2015

EXIL A LA FRONTIERE DES MONDES

 pour Elsik, la tcharentsienne    Es-tu du côté du rêve ou bien du réel ? Ton ombre est là, à mes côtés, — tu es là. Et pourtant, — je t’ai dans moi, — quand j’ai faim de toi. Je t’appelle de loin et dès lors en moi tu viens. — Je passe dans ton ombre, je glisse dans ton soleil. Je suis en avant de toi, j’en chante quand tu parles. — Et, je t’enchante et nous naissons de cet en chant.   Puis, tu pars alors au-delà du visible. — Tu reviens entre mes mains, tu es mon demain. — Reculer les résistances,... [Lire la suite]
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vendredi 26 décembre 2014

NON, PAS QU'UN SONGE TOURBILLONNANT

  Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs.Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n'était-ce que cela. — Vers l'haut-delà ?Des joies, — l'éclair, du bonheur, — l'éblouissement.— Or, j'avance somnambule, entre rêve et réel. Et j'ai outrepassé le visible, — le cap vers l'inconnu, — l'invisible.Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés. Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel brouillard ?— Mais quoi, folie, pourquoi ce doute ? dit l'Éveilleur. Vois ! l'homme qui disparaît au... [Lire la suite]
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dimanche 21 décembre 2014

ECLATS D'UNE POETIQUE DE L'APPROCHE DE L'INCONNAISSABLE - Livre VI - ...Extrait

Nous naissons de l'écrit et les cris nous écrivent. La voix transcrit l'obscur en son vacillement.   Sens-cri pour toi-même tu es trouble pour l'autre. Tu perds la voix, la voix te hèle, - le renaissant.   L'obsurité défend la blancheur de la page. Voyance est ton chemin dans le chaos des mots.   Soleil noir, des rives désertiques, - brûle d'essentiel ! Sur l'eau bleue de la mer, l'oiseau. - Sale ta langue !       SERGE VENTURINI        
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samedi 10 mai 2014

FORCE DE LA PAROLE - QUAND LA PAROLE EST DE FEU

(Récit en rêve) — J’entends tinter le seau en fer contre le puits. Tu rêves de transparence jusqu’au transvisible. Le tigre de l’œil carbonise l’Outrepassant. — Tout l’or de l’ouvert fond dans la voyance. — Ma parole caresse tes lèvres de ses yeux doux. Ses doigts les touchent, — les dessinent — et les entrouvrent. — Tes lèvres et leur énigme d’improbable. Ma parole pose sa main sur ton visage et elle enfonce son majeur dans ta bouche, jusqu’au cœur de ta vision de rose et de corne. Or, l’éclat de tes dents dans la pénombre... [Lire la suite]
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dimanche 6 avril 2014

L'HOMME AU KAMANTCHA

Nous ne pouvons savoir ! — Nous sommes accablésD’un manteau d’ignorance et d’étroites chimères !Singes d’hommes tombés de la vulve des mères,Notre pâle raison nous cache l’infini !Rimbaud, Soleil et Chair, mai 1870 Si dans le transvisible, on entre par une porte, — on y entre par effraction. J’en appelle aux perspicaces, aux clairvoyants, à ceux qui ont l’œil qui s’ouvre, comme il se ferme, de l’intérieur. Au seuil de l’invisible, là, où les fleurs s’entrouvrent et embaument l’espace. — Je vois les yeux d’un homme... [Lire la suite]

mardi 28 janvier 2014

DANS L'ORDRE DES ETOILES

Pour tout voyant, — le jour c’est la nuit, la nuit c’est le jour. Et, n’allez pas nous raconter d’histoire(s). — Ma force est voyance. — Je vais au-delà de ce que l’on voit. Regarder n’est rien si l’on ne sait pré-voir. — Être en avant ! Voilà tout. — Les mots sont toujours en avance sur nous-mêmes. Sur notre être ainsi que sur notre devenir. — Ne sommes-nous pas dictés par les mots ? Oui, nous sommes dans l’ordre des étoiles. — Mes yeux brillent.    — Le voyant vit dans un monde d’inversion. Il remet le monde... [Lire la suite]
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mercredi 22 janvier 2014

FRUIT & NOYAU

La vie, la mort, l’une et l’autre, sont la même chose. On parle aux vivants, on dialogue avec les morts. — Refuse ce qui contraint, dis non quand on t’impose. Quand on aime son destin, — on est mille fois plus fort.    Or un souffle noctambule balaye la prairie. — L’espace-temps d’un instant, le temps s’immobilise. — Des ombres errantes viennent s’arracher à la nuit. — Ma main brûlée caresse les herbes douces de la frise.    J’écoute s’égoutter tout le bruit du temps qui passe. Puis les images volantes nous... [Lire la suite]
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lundi 14 octobre 2013

SERGE VENTURINI

KROOH, KROOH, KROOH*— Avec le doudouk j’entends l’appel du Massis. Mon cœur respire à son immémorial cri. J’écoute vibrer son souffle dans l’invisible. — Pierre de ma parole ricochète sur l’Ararat ! — Dans l’écho elle se répercute. Très haut. Dans l’air. Or au levant les oiseaux l’emportent sur leurs ailes. — Une odeur de printemps inonde toute la grande plaine. Une forte pluie vient à tomber violente queue d’orage. Le vent qui se lève nettoie l’atmosphère fumante. — L’espace s’ouvre d’éclairs. De clarté. — Puis le noir.... [Lire la suite]
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dimanche 29 septembre 2013

TOUT N'EST QUE ROUGE VISION

 Pas la peine il y a le vent et l’état de veille Samuel Beckett, Poèmes (1906-1989)   — Mon œil intérieur regarde l’invisible. Une lumière s’allume sur mes lèvres qui remuent. Un vent soufre* fait battre portes et fenêtres. — Pieds nus sur la terre tu marches. — Et vers moi tu viens. — Tu bouges tu es la terre noire et la terre pourpre. Tu remues et tu te retournes tu te soulèves. Ton odeur de musc affole l’aile de mes narines. Yeux fermés yeux ouverts — tes seins débordent de lait. Tes lunes tes melons la nuit... [Lire la suite]
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