dimanche 3 février 2019

L'ETRANGER

Un jour tu frapperas à ma porte et ton ombre sera ma lumière Saurai-je alors être digne lorsque ce jour viendra Saurai-je être digne de toi Saurai-je tendre le cœur et sans frémir accepter ton miroir Saisir entre tes cils le sel de ma mémoire Et d’un simple regard reconnaître mon frère Nous aurions dû recevoir à parts égales notre ration de soleil J’ai reçu plus que toi Et le si peu que j’ai déjà Je te le dois Le jour où tu viendras tu m’offriras le parfum de ta terre Je serai l’exilé L’assoiffé L’éphémère ... [Lire la suite]

mardi 29 janvier 2019

NOS JEUNES HIVERS...

Tu ne m’as jamais rien refusé Pas même l’écorce échancrée de ton regard  Pas même les premiers grains de l’aurore quand nous divaguons enlacés à la rencontre de notre amour Pas même, offrande suprême, les papillonnements exaltés du soir quand nous nous emparons l’un de l’autre sous les lanternes d’un nouveau monde J’ai su en te croisant que le lieu de ton corps serait mon ultime héritage Que tes lèvres ourleraient dans la nuit la plus infime de mes défaillances Que je n’aurais plus jamais peur dans les ravines du... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2018

NUIT DE SAINT-JEAN

  J’ai aimé pour mille ans par une nuit semblableOù juin s’époumonait au perron de l’étéJ’ai aimé pour mille ans et coule intarissableLa source cyclamen de nos éternités C’était un soir joyeux de fureur et d’esclandreLa venelle riait hétaïre et ambréeC’était un soir joyeux de fureur et d’esclandreSous la pamoison d’or d’un grand ciel cérusé Tandis que la Saint-Jean renaissait de ses cendresTu colportais heureux les flambeaux de l’étéSous les madriers d’ocre où le couchant rassembleLa mémoire des hommes La caresse des blés ... [Lire la suite]
mercredi 4 octobre 2017

ET TOUT DISPARAÎTRA

Et tout disparaîtra Dans un vent de merise   L’étang aux farfadets La palombière grise Le grand ciel héliotrope Revenu d’Erythrée L’arabesque des voix Carrossant la vallée Le casaquin de soie Glissant sur la glycine   Et tout disparaîtra Dans un vent de merise   Les fièvres alumines La mâture du soir La capitainerie Le col du Saint-Gothard Et l’encens des collines   Et tout disparaîtra Dans un vent de merise   Les caravelles d’or Les secrets de Solyme L’essence purpurine Des... [Lire la suite]
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mercredi 12 juillet 2017

L'ONDEE

Sous son sarrau d'ambre et d'ébène L'ondée aligne ses sarments Comme autant de larmes anciennes Que le vent sème sur les champs Il se fait tard sous la remise Le soir détrousse le jardin Sous le préau lassé s'irise Un crépuscule byzantin La nuit s'en vient filant sa laine Le long des murailles noircies Sans rémission saigne la plaine Sous l'oeil opalin de la pluie Sous son sarrau d'aube liquide L'ondée aligne ses sarments Comme autant de larmes candides Que le vent sème sur les champs   .     SYLVIE MEHEUT ... [Lire la suite]
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mercredi 7 juin 2017

PETIT INVENTAIRE

Afin de tous vous remercier pour votre fidélité durant les dix années de l'existence de ce blog de poésies du monde, j'ai choisi ce joli cheminement poétique tout en délicatesse de Sylvie Méheut . . . . . La roselière La santoline Le quartz éolien de l’errance La note bleue qui s'illumine Entre l’azur et l’espérance L’allée couverte de Nohant Le guéridon sous la verrière Sur la villa des Églantiers La chrysalide de la mer Le front fiévreux de la Durance Mézières La Sorgue Et la Puisaye La timonerie de la... [Lire la suite]

samedi 3 juin 2017

LE CERCLE DE L'AURORE

Je ne suis pas ce Je majuscule et sans âge, je ne suis pas ce Je apposé dans la marge. Je suis Vous qui passez, compagnons de mirages, multiples de moi-même à l'ombre des noyers. Il m'en aura fallu du temps pour délasser les grandes mains de l'aube que le couchant fermente et du temps pour aimer par-delà la tourmente, chaque coeur, chaque ride, chaque larme versée. Je sais que le dernier souffle aura le parfum du premier, rassemblant à rebours les fragrances éludées de nos intermittences et je nous sais unis par la... [Lire la suite]
jeudi 11 mai 2017

UN JARDIN SUR LA MER

Je sais un lieu de haute lice Où la livrée du matin joue À robinsonner sous les lys Près des falaises d’amadou Où le déhanchement des îles Grise la Manche qui s’exile Sous son chapelet de Corfou . Je sais un lieu de haute sphère Où les sternes vont poinçonnant Le nonchaloir évanescent D’un archipel bagué de mousse Où la veine bleutée du vent Sur les voiles des barcaroles Jette la clé de ses vingt ans . Je sais un lieu d’étreintes folles Où pour l’ongle d’un souvenir La mer au large s’émeraude Et encorbelle de... [Lire la suite]
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jeudi 4 mai 2017

ENTRE ROCHEBONNE ET DINARD

Tout est si permanent Tout semble volubile C’est à peine si l’on pressent Sur le Sillon évanescent L’oisellement bleu de la ville Ô que personne ne gémisse Ô que nulle âme ne périsse À moins de mille années d’ici Que sur le front de marée glisse À la manière d’un calice Un fier haleur aux yeux d’oubli Voici le ferry de Portsmouth Qui s’éloigne sur ses feutrines Avec son front d’amareyeur Et son giron de popeline Voici le ferry de Portsmouth Tel un mirage aux yeux de bruine Ô que personne ne flétrisse Ô que... [Lire la suite]
vendredi 21 avril 2017

DONNEZ-MOI DES MOTS D'HOMME

À la mémoire d’Albert Camus... . . Donnez-moi des mots d’Homme Des mots qui s’acheminent De Tipasa la bleue aux flancs de Lourmarin Ces mots d’ocre et de feu qui épousent les cimes Délestant le soleil du poids des lendemains Ces mots je les voudrais griffonnés de lumière D’une lumière écrue revenue du bonheur Quand à midi la plage offre son ventre amer Aveuglant le passant d’une intime candeur Je voudrais des mots d’Homme De ceux qui vont en paix Rapiécer le silence au Petit Villeblevin Où le phénix d’or... [Lire la suite]