mercredi 31 août 2016

L'EXIL ET LE DESARROI - Hommage

J'ai vu et, j'ai lentement traversé le dérisoire lieu du retour. traversé la cour où nulle herbe ne pousse où nulle parole ne parvient où nulle offrande n'existe. Ainsi j'ai poussé la porte du lieu, et ma gorge s'est gonflée de colère, haine, désespoir. J'ai poussé la porte du lieu, et, j'ai vu L'agneau mort. Celui dont j'aurais pu être le gardien coutumier pour notre bonheur. Innocence. J'ai poussé la porte du lieu et, quelque chose s'est brisé en moi. Comme une larme. Ou, un plaisir. Désanimé. J'ai poussé la porte du lieu, et,... [Lire la suite]

mercredi 2 mars 2016

REQUISITOIRE...Extrait

quand le poème sera repu du miel blanc des tarentuleset de l'albumen d'un mauvais astre.explosant sans espoir sous le coke de mes diètesquand les berbères d'après toute fantasiajetteront leurs calebasses au néant des carabinesun complot d'aigles ourdi par le chiffre vraide reconnaissance et de joiesignera ma fièvre humide comme l'avrillaiteux de l'amande et du torrent.quand les veufs remueront le coeur gris du minaretquand les enfants embrasseront les scorpions par le crochet.la prose de l'exil sera suffisament trempéepour couper son... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 19 février 2013

TEMPS MÊLES

oubli et roses entonnent le chant des temps mêlés violet je bois encore à la santé de la mort un vin glacé et serre ma gorge avec une gerbe de douleur et de joie criant coupable et traînant comme nul cheval ne peut le faire ton sourire calme entre les arbres ainsi finit tout amour et craque tout ciel énorme ainsi m'en vais-je par le poème démâté vers un atoll d'amertume couleur de tes pupilles et de marbre faites évacuer mon cœur terre cancéreuse visez mon front entre les rides et regardez sous les ourlets un autre... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 13 octobre 2011

QUAND JE REGARDE EN ARRIERE

Quand je regarde en arrière, je n'ai nul regret, je n'aurai pas voulu vivre autrement ...De toutes façons, un fantasme n'est jamais que cela. Je ne me dis pas: J'aurais voulu être un citoyen d'Athènes au temps de Périclès, ni un citoyen de Grenade sous les Abencérages, ni un bourgeois de la Vienne des valses. Je suis né dans un canton écarté de haute montagne, d'une vieille race qui, depuis des millénaires n'a pas cessé d'être là, avec les uns, avec les autres...qui, sous le soleil ou la neige, à travers les sables garamantes ou les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
samedi 28 mai 2011

CE MAROC...Extrait

Et qui donc ici-bas hurle sinon l'èreseule ? Délitant l'astre dur,innée mais très froide dans ma prunellesuintant du puits puant mon idée suintantdu sang qui tue en moi le très vieux suicidaire.Ni l'escarpe ni le tonnerreni la poudre ni le sicaireéclairés en torrents sur mes yeux de pagurequi donc tue en moi le très vieux rêve vomien étincelles contre et enverscette amulette qui me tient lieu de sarcophage ?Dieu vide et évite la place où errece tombeau rare, mais un enfant,un adulte cousu dans la peau des médusesfuit devant le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 11 mai 2011

CE MAROC...Extrait

  Sudique que je crée par la pluie et les éboulis que je transforme en lait nuptial pour des noces de torrents abrupte et seule face à la parole bouclée nouée Sudique m' émiettant en visages de pisé dans tes circuits d'oiseaux parents des nostalgies .Sudique lourde et transie sous ton fardeau de lauracée sous mon absence que l'on me fourre dans les yeux toujours dans les trombes comme jamais terre ne fut plus belle . Sudique attelée louve enragée à tes mamelles que je boive au goulot ta solitude il y a ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mercredi 25 août 2010

L'OMBRE DU LIVRE...Extrait

 À KHADDA   .tu te surprendras par un soir d'été accablé de libertés dans les réseaux du désordre   peu importent les sarcasmes et les rires ils nous ont devancé - les orages humains de l'humilité -   l'iode et le sel les œufs dans les blessures béantes les rossignols et leurs nids débridés le meuglement des coquelicots le givre des veines   tous les signes d'évidence tous les talismans inachevés les foires aux alphabets et ce grimoire séditieux que tu sais pour naviguer sur l'étendue d'un détournement... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 27 juin 2010

BUVEURS DE BRAISE...Extraits

« O touareg     Ou bien l’orgueil     d’une vie fière     une vie qui ne soumet     pas même la dignité de l’ennemi     la mort     Ou alors l’effacement     jusqu’au résidu de notre semence     cette goutte de sueur     qui déjà se confond     avec le gravier     pavant la voie     de l’infini nomade ». (...) « Nous sommes le miroir du futur Où est l’éclair     qui veut connaître le visage du... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
samedi 1 mai 2010

SERENADE

Mes doigts allaient habiles sur les cordes sensibles de mon luth. Chaque note se détachait en suave babil de l’innocence puis grandissait en deux dièses et trois arpèges, jusqu’à raisonner et résonner, d’une harmonique sensuelle, les affres de mon amour en lierre qui assaillait les murs d’un silence cruel. D’une octave bleue, j’avais repeint la lune pour tamiser mon amertume. La rose posée à mes côtés, sur le banc, me regardait amoureuse, une éternelle question sur ses lèvres pulpeuses: «Quand reviendra-t-elle?» Ne sachant que... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 30 mars 2010

GESTE DU SCRIBE...Extrait

Ewa égale six, alpha égale un, eha égale cinq. Ceci est la formule de la bombe à retardement de nos regards, nos regards ponceurs de vos soleils. Et déjà les fronts de vos satellites sont scalpés et cent champignons du tartre de notre salive continuent leur œuvre dans la cervelle et les moelles nues de vos espions et de vos ordinateurs… Le vieux vautour, gardien des campements abandonnés, ne disait-il pas : – Attachez la terre à la cheville du vent, liez la terre par le fouet de vos langues, liez le serpent terre, et mettez l’unité... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,