mercredi 29 mars 2017

CASBAH LUMIERE...Extrait

Comme un cygne paré de sa blancheur laiteuse, La Casbah s'apprête à recevoir le soleil arqué à l'horizon. Paraissant immobile, le soleil avance, et la Casbah en révérence ailée, le salue. Et toi, baie d'el Djazaïr, comme une vierge de Botticelli qui attend tout de l'amour tu drapes ta nudité en baissant pudiquement les paupières.   C'est la grâce de son sillage qui rend le cygne attirant, C'est la rondeur de la terre qui rend le soleil heureux, C'est aussi le sourire des étoiles qui rend les terrasses joyeuses.  ... [Lire la suite]

samedi 25 mars 2017

LE FOU DE LA CASBAH...Extrait

Merci à Adéla pour m'avoir fait connaitre ce poète   Amour de Lumière étends tes ailes Et vaccine les âmes nues pour les immuniser contre le courant du mal . Amour de Lumière étends tes ailes Et rafraichis le visage brulant De celui qui pleure le deuil de sa Terre natale meurtrie . Amour de Lumière étends tes ailes Et allège la douleur de la plaie Recouverte par la voie de la consolation . Amour de Lumière étends tes ailes Et guide les âmes indécises Vers l'horizon des vastes connaissances . Amour de Lumière n'as- tu pas... [Lire la suite]
samedi 25 mars 2017

HIMOUD BRAHIMI

Si j'avais à choisir parmi les étoiles, pour comparer, le soleil lui-même ne saurait éclipser la lumière du verbe que tu caches aucun lieu sacré, ni aucune capitale ne saurait réunir ce que chaque matin le lever du jour t'offre comme guirlande. Là où le poète dit ce que le coeur enfin fait savoir tout alentour. Là où le poème, comme une miche de pain caresse la faim de l'intelligence. Là où la confession à tendance à se dépasser pour le bien du prochain. Là où la musique enchante le vent et fait danser les vagues et les... [Lire la suite]
mercredi 9 novembre 2016

SUITES MAROCAINES...Extrait

Merci Thami...   Mes chants sont ceux des Hommes libres Nul ne les reconnaît pourtant Ils sont lourds de sens Qui peut les chanter ? Solitaire, je suis entravé Notre chant l’est aussi La corde au cou Ma langue est pourtant vive Elle bruisse encore Au milieu des sourds ; nulle fatigue Le verre plein se doit D’étancher toute soif Mes chants sont ceux des Hommes libres Personne n’en veut Chimères ! dit-on ; On passe et nous abandonne On nous tend piège sur piège et on nous dit : Plus jamais nul ne t’écoutera Quoique tu dises On... [Lire la suite]
mardi 8 novembre 2016

MOULA MOULA

Moula-moula petit oiseau noir et blanc du Tassili qui vit de peu et donc de beaucoup dans ces plateaux de vent et de soif dis-moi quel est le sens de la vie si ce sens existe Moula-moula pourquoi sommes-nous enfermés dans ce sens tels des pierres qui roulent s'entrechoquent et se font mal dans un oued fugace d'orage du désert et si ce sens n'existe pas minuscule chose de courage insensé et inutile pourquoi sommes nous astreints à vivre à te connaître et à tout oublier   .   ANOUAR BENMALEK   .     ... [Lire la suite]
vendredi 23 septembre 2016

N'ÊTRE...Extrait

Merci Thami ―« Je l’aurais achevé de sitôt, n’était cette flamme qui m’a pris en otage, bien avant l’adhérence, que j’ai couvée intimement, contre vents et marées, allant d’attisement en attisement ; n’était cet amour qui me coiffe d’auréoles, m’entoure de colliers d’écume flamboyante, rassure la raison de persister à me réveiller chaque matin, et, avec beaucoup de peine, rassembler mes membres disloqués, tant le marasme ambiant entrepose : un oeil par-ci une hanche par là et les pieds en tête-bêche dévoyés n’était cette tendresse... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

jeudi 14 juillet 2016

LE MAÎTRE DES NAUFRAGES

Je ne suis qu’une disparition au milieu de ces océans évaporés : pas un oiseau dans le ciel ! Pas un cavalier en ronde ! Ni l’ombre d’un seul tambourineur qui devancerait une armée de mendiants et laverait dans un bac de sable un poème désabusé. D’autres villes me résorberont que j’appellerai désert. Des villes inaccessibles pour qui veut comparer des civilisations grandies dans le complot et la guerre, où l’amour ne chasse pas la haine, où la haine n’explique jamais les maladies du corps et de l’esprit. Des villes sans arc de... [Lire la suite]
lundi 25 avril 2016

ABDELWAHAB MEDDEB

... « le monde est un tissu d'épiphanies toute chose visible porte en elle les traces de l'Invisible voir c'est déchiffrer pour interpréter l'esprit fouille ce que l'oeil reçoit il perçoit plus que l'offre du regard toute face tout paysage est enveloppé d'un halo où grouillent les atomes au-delà des sens et ces atomes emplissent le champ au-dedans de traits et des rides et des tics qui animent les visages comme à la surface des mers à la furtive levée du sable » ... .   ABDELWAHAB MEDDEB   .   Photographie... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mercredi 6 avril 2016

JE N'AI PAS DE PROBLEME

Je n’ai pas de problème Tout chat que je vois seul errant Je l’embrasse Tu es mon fils le grand Et m’en retourne À ma solitude   Jamais  Je n’ai de problème Après dix bouteilles vertes Dont je ferai les bases de ma cité parfaite Et nommerai mon commensal à sa tête Puis ma poésie dictera sa loi Je ramènerai les soldats à leur devoir sentimental Et m’en irai À mon verre oublié   Je n’ai pas de problème   Quand je serai mort Seuls auront marché derrière moi ma plume Mes chaussures Et le rêve des... [Lire la suite]
mercredi 6 avril 2016

VIENS...

Viens ... Ou que le songe t'amène Viens ... je suis la lèvre interdite   Pose ma joue sur les tiennes une année Et dors ... Nous n'aurons plus de parole   Je suis le visionnaire ... Et mes chemins sont trois Devant ou devant ou devant   Et toi le blé aux mains qui poussent Le soleil par où la paix commence Viens ... Après qu'il avance et avance Viens ... Avant que l'obscurité ne parvienne   Pour le premier arrivant mon coeur frémira Et de dessus mon corps le marbre on ôtera   Là j'ouvrirai ma... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,