mardi 5 mars 2013

D'AUTRES ANNONCIATIONS...Extrait

Seuls subsistent ces nœuds de parole sur la langue pour te rappeler le goût d’oiseau déchiré de l’enfance.   Seuls te sont concédés un reste de pays suspendu à l’azur par un fil de neige et l’adieu des mouchoirs au bord de l’infini.   Tu lèves le bras et saisis la ville tes mains ouvrent la fente par où surgit la mort. Tu hèles le troupeau ingénu des images avant de renverser le soleil sur ton tablier : il reste à même la peau des cicatrices de mûres et d’oranges amères.   Tu t’en iras plus tard... [Lire la suite]
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mardi 5 mars 2013

POETIQUE DE LA DANSE

Oui seul, il profane l’âme l’exhume de sa prison corporelle Et quand elle atteint sa nudité telle un météore, elle chute dans la réalité vulgaire pour exiger l’absolu Oui de sa présence elle s’absente et l’aperçoit assis sur le trône de gloire réveillant à lui seul la terre Nul secret n’atteint sa clarté et cela me déroute qu’il soit l’obscur unique J’atteste qu’avec lui la perdition se mue en foi et j’atteste que les oiseaux sont ses cellules Qui est-il pour jouir de cette unicité ? Du bord de l’Univers, je... [Lire la suite]
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samedi 19 janvier 2013

LE LINCEUL DE LA DOULEUR

De la soie de mon pays Je tisse les linceuls Al Moutanabbi* déclame ces vers : O femme ! Qui a cousu  pour toi cette époque ? De quel parfum sélectionnes-tu  les mots ? Tu  dis ce que ne dit nulle femme C’est comme si tu n’es pas  De la terre de l’Euphrate De la soie de mon pays Je tisse les linceuls Al Moutanabbi déclame  ces vers : O femme de cette époque ! Comment t’offrirai-je  dorénavant le poème ? Tu traverseras mes mesures métriques Tu... [Lire la suite]
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vendredi 14 décembre 2012

PLUS LOIN QUE CELA

J'ai besoin de voir la terre de reprendre la lecture à la sagesse des récitants de penser comme l'aigle J'ai besoin de voir la terre, intégrale de restituer le chant à la poésie d'appeler les montagnes étrangères: ô mes soeurs de soustraire le coeur au cadavre des souhaits au miel lourd des prophètes   Peut-être reste-t-il sur les hauteurs des montagnes d'autres lilas que tes yeux un autre fil d'argent que ta voix Peut-être reste-t-il dans un lieu superbe purifié par les pêchés un appel qui n'a pas été lancé un... [Lire la suite]
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vendredi 7 décembre 2012

L'INTERVALLE...Extrait

" Venus de plus loin que l’enfance À bout de départs et de retours De chutes et d’assauts Nous basculons dans la blancheur unanime Ni sanglot Ni amertume Pas même un bruissement Mais l’intervalle. Nous nous réveillerons peut-être En une danse de sable À l’écart de nous-mêmes Avec un visage anonyme L’éternité au fond de la gorge. Nous revenons de tant de comas De la conjonction des voix et des silences Du lointain et du proche De ce lieu où quelqu’un marche Si léger, si invisible Qu’il traverse nos murs de part en part Sans... [Lire la suite]
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jeudi 6 décembre 2012

LES ENFANTS D'AVRIL...Extrait

Beyrouth, lourde fleur de guerre, plus dense que chargement de myrrhe, repose à même nos épaules, métissée de dieux de marbre et de siècles magnétiques. Cité en marche vers l’étoile du midi, elle suscite la convoitise pour le bronze de ses fontaines et la volière de son regard. Louange aux boucles noires de ses édifices, au front fêlé des façades, à son martyre, à sa souveraineté d’aimer, à son ventre enfantant l’éternel supplice ! (...) Le fantôme de l’Apocalypse bat des ailes sur les quartiers. L’éclatement des vitres lacère nos... [Lire la suite]
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jeudi 29 novembre 2012

LE TEMPS DE L'ECLIPSE

Pour Oriane, . Les livres ont tremblé sur les rayons craché leurs entrailles secrètes La gloire est pour les chiffres, pour les signes pour les cadavres de poèmes oubliés La poésie : un mot enterré dans la bibliothèque un autre qui ressuscite sur le bout de la langue . KAMAL KHEIR-BEIK   . Oeuvre Giuseppe Maria Crespi  
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lundi 24 septembre 2012

YEHUDA AMICHAI

Si on photographie la mer ou le désert à perte de vue on doit mettre quelque chose de grand tout près : la branche d'un arbre, une chaise, un coin de maison, un rocher, pour sentir l'infini et oublier la mer et le désert. Quand je t'aime, j'aime ta main ton visage, tes cheveux, ta voix toute proche et j'oublie l'éternité de la distance et les fins illimitées. . . . YEHUDA AMICHAI . . . Photographie Cok Friess        
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mercredi 8 août 2012

DJALÂL UD-DÎN RÛMI

D'abord tu fus minéral, puis tu devins plante; ensuite tu es devenu animal : comment l'ignorerais-tu ? Puis tu devins homme. Quand tu auras transcendé la condition d'homme, tu deviendras, sans nul doute un ange. Dépasse même la condition angélique : pénètre dans l'océan, afin que de goutte d'eau tu puisses devenir une mer... . DJALÂL UD-DÎN RÛMI .  
lundi 28 mai 2012

JE VEUX VERSER DE L'EAU

Je veux verser de l'eau dans l'Enferet mettre le feu au Paradisafin que disparaissent ces deux tentureset que les hommes cessent de prier Dieupar peur de l'Enferou par espoir d'entrer au Paradis,mais uniquement pour Sa beauté éternelle. . RABIA  AL'ADAWIA .  
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