dimanche 15 janvier 2017

POEME INEDIT ADONIS

Un dieu sumérien m'écoutaiten se lavant les piedsdans les vagues qui relientle Tigre à l'Euphrate.O Dieu ami, est-ce vrai que tu asune fois chuchoté à ton épouse :«dans ce monde, il m'estdifficile d'être Dieu ».Soudain une foule d'angess'abat sur nous et se metà lapider la langue :Si la parole était de feule silence ne seraitqu'un début d'enfer.En vérité, c'est au ciel que poussentles racines de la catastrophe.En vérité, à Bagdad, les pierrespourraient se fendre de honte.À Paris, dans une triste chambre,j'ai voulu asseoir mon payssur... [Lire la suite]

dimanche 28 juin 2015

ADONIS

Il dessine la faim sur son cahierétoiles ou routesEt recouvre les feuillesAvec les foulards du rêveNous avons regardé un soleil d'amourqui battait des cilsEt nous avons vu le crépuscule   . ADONIS .   Oeuvre Abdeslem Azdem http://abdoulov.e-monsite.com/    
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dimanche 11 novembre 2012

MIROIR DE LA LUGE NOIRE

Tu as dit : Mon visage est navire, mon corps est une île,    et l’eau, organes désirants. Tu as dit : Ta poitrine est une vague,    nuit qui déferle sous mes seins. Le soleil est ma prison ancienne, Le soleil est ma nouvelle prison, La mort est fête et chant. M’as-tu entendu ? Je suis autre que cette nuit, autre Que son lit souple et lumineux. Mon corps est ma couverture, tissu Dont j’ai cousu les fils avec mon sang. Je me suis égaré et dans mon corps était mon errance… J’ai donné les vents aux feuilles, J’ai... [Lire la suite]
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mardi 16 octobre 2012

J'AI BRÛLE LE MIRAGE...Extrait

Mes yeux fatigués des jours Mes yeux fatigués sans jours Percerais-je les murs des jours Chercherais-je un autre jour Ici Ailleurs Où se trouve le jour différent ?   Terre, ô terre de pierre mère absente à mon amour, à mes colères en sept jours s'établit ta création de toi sont nés les vagues, les horizons, les plumes du chant mes sept jours ont maintenant le regard d'une plaie et d'un corbeau   Pourquoi ces énigmes Je suis, comme toi, de terre et de vent L'aube, visage en flammes, vient et va Moi, je... [Lire la suite]
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mardi 16 octobre 2012

PROPOS SUR LA POESIE

Je suis de ceux qui accordent à la langue, dans la poésie, une importance extrême car la langue, sur le plan de la création, n'est pas seulement connaissance mais aussi état d'être. Je ne lis pas seulement dans la poésie d'un poète sa vision ou expérience, mais également son existence ou son état d'être. Oui, il y a une connaissance poétique particulière, une connaissance qui prend sa source dans la nature de sa langue. En effet, la poésie a une langue qui lui est propre, et la qualité de la connaissance est liée à la qualité de sa... [Lire la suite]
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vendredi 14 septembre 2012

MEMOIRE DU VENT ...Extrait

et autour de ma face une civilisation en agonie Dans mes veines dans mes cendres vient l’éveil ;Je me lève, le monde est une maison autour de mon visage,Chaque fleur est poème.L’histoire vacille comme une proieL’histoire se fait plus vive - Quel feu es-tu éteint,Lequel as-tu ravivé, ô Mihyar ? Je suis descendu dans un minaretje me suis mis dans une guitareoù chaque corde saignait sa blessure ouverte,la vie était un tapis aux marches du palaisl’histoire une guenille emportée par l’Euphrate,tout ce que ciel et terre comptent... [Lire la suite]
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jeudi 26 avril 2012

MON CORPS EST MON PAYS...Extrait

(...) Je rêve au nom de l’herbe,quand le pain devient enfer,quand les feuilles sèches en leur ancien livredeviennent cité de terreur,je rêve au nom de la glaisepour abolir les ruines, recouvrir le temps,pour appeler le secours du souffle premierrécupérer ma flûte la premièreet changer de parole. Après les cendres de l’univers,le rêve est la couleur et l’arc de la couleur,il secoue ce temps qui dort dans l’épaisseur du givre,muet comme un clou,et le verse comme une urneet l’abandonne au feu, à l’instant bondissantdu germe des âges et... [Lire la suite]
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jeudi 2 février 2012

LE VIDE...Extrait

L’aube de nos légendes est enclosedepuis que la poussière a cousu ses paupièresnos enfants sont une fête qui s’effacetombeaux, lamentationsla terre même a pleuré pour eux… . ADONIS .
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samedi 6 août 2011

HIER...Extrait

  (...) Et je la verrai mer qui se pencheJ'aimerai son écume et creuserai pour elle un coin prèsde mon œil   je jurerai aux vagues qu'elles sont mes voisinesPromenant selon leur sel mes angoissesElles veillant avec moi ou s'endormantLisent en moi leur propre écho : Il dit : Tu es ange et tu ne vois que sous la peau,C'est entre toi et l'ange l'unique ressemblanceNe veux-tu découvrir le continent des profondeurs?Donc, abandonneÀ quelque autre que toi le continent des cimes. . ADONIS .  
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lundi 27 juin 2011

TOMBEAU POUR NEW-YORK...EXTRAIT

Pulvérisez-vous, statues de la libertés, clous enfoncés dans les poitrines avec une sagesse qui imite la sagesse des roses. De l'Orient le vent souffle à nouveau, arrache tentes et gratte-ciel. Deux ailes écrivent :
un alphabet second se lève sur les pentes de l'Occident et le soleil est fils d'un arbre planté dans le jardin d'al-Quds. Ainsi j'attise ma flamme. Je recommence, façonne et définis : New York, femme de paille dont le lit se balance de vide en vide. Et voici que le plafond se délite : toute parole est signe de chute,... [Lire la suite]
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