vendredi 2 janvier 2009

ET JAMAIS NOS EXILS

" Jamais nos exils ne furent vains, jamais en vain nous n'y fûmes envoyés, leurs morts s'étendront sans contrition. Aux vivants de pleurer l'accalmie du vent, d'apprendre à ouvrir les fenêtres, de voir ce que le passé fait de leur présence et de pleurer doucement et doucement que l'adversaire n'entende ce qu'il y a en eux de poterie brisée. Martyrs vous aviez raison. La maison est plus belle que le chemin de la maison. En dépit de la trahison des fleurs. Mais les fenêtres ne s'ouvrent point sur le ciel et l'exil est... [Lire la suite]
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jeudi 1 janvier 2009

A L'OCCASION DE LA VISITE DU PARLEMENT DES ECRIVAINS A RAMALLAH EN 2002

  « Mais nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir. Espoir de libération et d’indépendance. Espoir d’une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l’école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom... [Lire la suite]
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jeudi 14 août 2008

MURALE...Extrait

A quoi servirait le printemps clément S’il ne tenait compagnie aux morts, s’il n’accomplissait, Après eux, la joie de vivre et l’éclat de l’oubli ? La clé de ma poésie serait là, Ma poésie sentimentale du moins. Et les songes sont notre seul mode de parole. O mort, hésite et assieds-toi Sur le cristal de mes jours, Comme si tu étais l’une de mes amies de toujours, Comme si tu étais l’exilée Entre les créatures. Toi seule es l’exilée. Tu ne vis pas ta vie. Ta vie n’est que ma mort. Tu ne vis ni ne meurs Et... [Lire la suite]
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jeudi 14 août 2008

A TOI MAHMOUD DARWICH ( HOMMAGE )

  «Celui qui m'a changé en exilé m'a changé en bombe. Je sais que je vais mourir, je sais que je livre une bataille perdue au présent, car elle est d'avenir. Et je sais que la Palestine - sur la carte - est loin. Et je sais que vous avez oublié mon nom dont vous avez falsifié la traduction. Et tout cela je le sais. Et c'est pourquoi je porte la Palestine sur vos boulevards, dans vos maisons, dans votre chambre à coucher.».   PASSANTS PARMI DES PAROLES PASSAGERES   ... [Lire la suite]
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dimanche 20 juillet 2008

LA MER

"On ne connaît pas la mer en se contentant de l'observer. On ne connaît pas la mer en venant de contempler un beau paysage. Pour la connaître, il faut y plonger, s'y lancer à corps perdu, oublier la mer en s'offrant à la mer, se perdre dans l'inconnu comme dans une femme aimée. Rien ne distingue l'azur et l'eau. C'est un monde que les mots ne peuvent pas décrire. On ne le voit, on ne le ressent qu'au plus profond de la mer....MAHMOUD  DARWICH .
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vendredi 2 mai 2008

RIEN QUE LA LUMIERE

Rien que la lumière. Je n’ai arrêté mon cheval que pour cueillir une rose rouge dans le jardin d’une Cananéenne qui a séduit mon cheval et s’est retranchée dans la lumière : « N’entre pas, ne sors pas »… Je ne suis pas entré et je ne suis pas sorti. Elle a dit : Me vois-tu ? J’ai murmuré : il me manque pour le savoir, l’écart entre le voyageur et le chemin, le chanteur et les chants… Telle une lettre de l’alphabet, Jéricho s’est assise dans son nom et j’ai trébuché dans le mien à la croisée... [Lire la suite]
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lundi 25 février 2008

ET LA TERRE SE TRANSMET COMME LA LANGUE

Ils sont rentrés Au terme du long tunnel à leurs miroirs, et rentrés Quand solitaires ou rassemblés, ont retrouvé le sel de leurs frères et délaissé Les légendes de la défense des places pour l’ordinaire des mots Ils ne lèveront plus s’ils veulent, mains ou bannières aux miracles Ils sont rentrés célébrer l’eau de leur existence, et ordonner cet éther Marier leurs fils à leurs filles, faire danser un corps dans le marbre estompé Suspendre à leurs plafonds tresses d’oignons, cornes... [Lire la suite]
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lundi 25 février 2008

PLUS RARES SONT LES ROSES, S'ENVOLENT LES COLOMBES

S’envolent les colombes Se posent les colombes Prépare-moi la terre, que je me repose Car je t’aime jusqu’à l’épuisement Ton matin est un fruit offert aux chansons Et ce soir est d’or Nous nous appartenons lorsque l’ombre rejoint son ombre dans le marbre Je ressemble à moi-même lorsque je me suspends Au cou qui ne s’abandonne qu’aux étreintes des nuages Tu es l’air se dénudant devant moi comme les larmes du raisin L’origine de l’espèce des vagues quand elles s’agrippent au rivage ... [Lire la suite]
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lundi 25 février 2008

BEYROUTH (1981)

Une pomme à la mer. Narcisse de marbre. Papillon de pierre. Beyrouth. La forme de l’âme dans le miroirdescription de la première femme, parfum de nuagesBeyrouth de fatigue et d’or, d’Andalousie et de Syrieargent natif. Ecume. Testament de la terre dans le plumage des colombes. Mort d’un épi. Errance d’une étoile entre moi et Beyrouth mon amour. Jamais auparavant je n’ai entendu mon sang prononcer le nom d’une amante profondément endormie sur mon sangdans l’orage sur la mer, nos avons découvert le Nom, dans le goût de l’automne et des... [Lire la suite]
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lundi 25 février 2008

NOCES

Le poème de la terre 1.au mois de mars, en l’an du soulèvement, la terre nous révéla ses secrets sanglants. Au mois de mars, cinq filles passèrent devant les violettes et le fusil. Elles s’arrêtèrent devant la porte d’une école et s’enflammèrent ainsi que les roses et le thym du terroir. Elles inaugurèrent le chant de la terre. Elles entrèrent dans l’étreinte ultime – Mars vient sur terre du ventre de la terre et de la danse des filles – Les violettes se penchèrent légèrement pour laisser passer la voix des filles. Les... [Lire la suite]
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