samedi 9 février 2008

BEYROUTH

Qu'elle soit courtisane, érudite, ou dévote,péninsule de bruits, des couleurs, et de l'or,ville marchande et rose, voguant comme une flottequi cherche à l'horizon la tendresse d'un port,elle est mille fois mort, mille fois revécue.Beyrouth des cents palais, et Béryte des pierres,où l'on vient de partout ériger ses statues,qui font prier les hommes, et font crier les guerres.Ses femmes aux yeux de plages qui s'allument la nuit,et ses mendiants semblables à d'anciennes pythies.A Beyrouth chaque idée habite une maison.A... [Lire la suite]
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samedi 9 février 2008

BEITEDDINE

Ici pousse la fleur et la géométrie.Les mots ont une odeur de roses.Quelques secrets s'envolent où la main nue se pose,le vent dans les cyprès est un amour ancien.Beiteddine épie la valléedans la ruse de ses allées.Les murs ont pleuré de couleurs,et les plafonds voyagent comme l'eau des fontaines.Ici dorment matins et violents coups de lune;quand au bord d'une cour une forme s'affole,c'est à peine une arcade et déjà un envold'oiseaux que la lumière oublie dans les jardins. . NADIA TUENI .
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samedi 9 février 2008

ANJAR

L'histoire lui a coupé la tête,mais son corps de danseuse chatoie comme une fête,en ce matin de la Békaa.On dirait un vol de mouettes,échoué dans quelque acacia:ou peut-être un blanc paquebot,sur un sommeil de coquelicot.Anjar fut fille d'Omeyades,amie de caravanes et songe des nomades.Du palais du Calies à la mosquée de Dieu,l'araignée des chemins est dessin minutieux.Anjar fut ville musulmane,à l'enceinte sévère, à l'arcade rieuse;hors ses murs une barbacane,et dans ses patios une almée ingénieuse.L'histoire lui a coupé la tête,mais... [Lire la suite]
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samedi 9 février 2008

LES SURVIVANTS

Une oiseau sur l'occident se pose. A peine dans tes mains la nuit s'obstine, l'amour comme une odeur se couche, telle est l'aube qui me paralyse jusqu'à la taille.Si je pouvais dire je n'ai qu'un silence, si je pouvais dans la lumière sans réponse faire d'un cri un pays, alors il n'y aurait pas de fin sur l'été.D'un pas d'océan je nomme l'eau, et le ciel sera fou. La terre a reconnu mes lèvres. Moi je cherche encore ce qui dans le sommeil est peuplé de vautours. Aucun lien entre la croix et le geste. En fermant les yeux je... [Lire la suite]
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samedi 9 février 2008

JE JURE

Je Jure avoir reçu en pleine figure la bénédiction du soleil quand les arbres sont lourds par en haut et la couleur novice Quand le monde fait ses premiers pas au lendemain de la nuit l'air est partage d'un même amour la terre qui bat dans ma poitrine a forme de désert il y a de l'eau hors les murs qui constate la solitude au moment précis du retour je jure par le vent gluant de musc par le sable qui se lève en armée par le baiser d'un ciel ouvert par la tradition qui m'annule Je jure avoir voulu ce... [Lire la suite]
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vendredi 8 février 2008

EN MONTAGNE LIBANAISE

Se souvenir - du bruit du clair de lune,lorsque la nuit d'été se cogne à la montagne,et que traîne le vent,dans la bouche rocheuse des Monts Liban.Se souvenir - d'un village escarpé,posé comme une larme au bord d'une paupière;on y rencontre un grenadier,et des fleurs plus sonores qu'un clavier.Se souvenir - de la vigne sous le figuier,des chênes gercés que Septembre abreuve,des fontaines et des muletiers,du soleil dissous dans les eaux du fleuve.Se souvenir - du basilic et du pommier,du sirop de mûres et des amandiers.Alors chaque... [Lire la suite]
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