mercredi 21 octobre 2009
TOUJOURS LUMIERE
Omniprésente la lumière qui jaillit de ton pays chaud
claire à chaque éclosion d’image
mûre à chaque rai de soleil
rigoureuse à chaque rythme des moments nocturnes
toujours lumière des assonances des veillées lointaines
ô lumière à chaque volupté innocente
des murmures nuptiaux qui surgissent des rimes du
passé !
oui clarté du grand Orient issue des lointains solstices
des cahiers antiques des troubadours tes ancêtres
de la nuit qui lange ton être d’un silence timide
sereins demeurent tes fantasques oniriques
qui viennent des eaux intrinsèquement migrantes
lumière des parfums métis du Grand Sud
autour de ton corps
cherche la fraîcheur inévitable du feu
la flamme s’investit dans l’irrésistible poids des ténèbres
libère le cri frissonnant de ton cœur arrogant
oui altier le ferrement de ta forteresse
je sais ton angoisse indolore
ta silhouette apprivoisée dans les sources du noir
ô ! lumière sans répit
d’une escalade brûlante pour reprendre
la Grand’ route des aïeux
.
RACHID DZIRI
.
Oeuvre de Nazreddine Dinet
vendredi 31 juillet 2009
LA PART D'OMBRE....Extrait
Je te nomme Mer
dans les circonstances des chemins d'algues et de pierres
dans l'urgence de mes illusions mal ourlées
ô mirage perchant mes fougues amarrées
à ton corps rompu il y a mille songes et une folie
Je reprends la traversée de tes bords
à la croisée des silences d'intermittences
cette fuite au fond du rêve convulsionné d'éboulis
c'est toi entassée comme des rides de chancre
dans la peau hiémale du sable
émiettée sur l'interstice jalonné de sel
et d'effroi insondable
A marée haute m'arpente le blanc du ressac
en avalanches de vertiges intolérables
d'incohérences magnanimes
m'enroule dans la nacre des promesses d'éternité
quelle vanité la mer
quelle errance millénaire
d'infini et de sables
à l'orée des ires de chaires
des voix courroucées d'interminables éveils
Par toutes mes folies
jusqu'aux débris des silences
dans la fuite irrésolue des vocations
je parcours la mer sonore
sous l'éclair véhément d'un ciel d'ivoire
et d'insolences inégales
d'esquilles retenues
notoirement ce soir comme un fanal
à la limite de nos souffles tronqués
dans l'absolu des mots aiguisés
Par pudeur
la mer exhausse sa voix marbrée
hors de tout rite
et de paroles tissées à la justesse du hasard
la mer taraudée d'algues et d'écume
vocifère la brûlure du sexe
à l'usure des silences
dans le labyrinthe que tressent nos songes les lus profonds
salubre
mon chemin d'exil
d'asphalte et d'ivresse
sur le versant diaphane des houles
je cherche à ajuster la diaprure des vagues
à mes fantasmes d'antan
à la pesanteur infaillible des maux
au désert qui m'habite
à la mer qui gît le mystère des sentences
quel parolier ce grain nomade
envidé dans le creux vif des mots
Dans le faste pétrifié des nuits
taillées à la mer
au fond de notre mémoire
à la douceur de l'exil
j'accueille ta folie
à chaque fois qu'une vague se défait
d'un grain de sable écumé
A l'orée de l'aube imminente
remonte le silence des senteurs amères
des légendes locales
mêlées à l'océan
aux chants posthumes des vagues
que chevauche la mer
vieux silence persévérant
à mes mots vibrant
comme l'illusion de ton visage
au début de chaque voyage
frayant mes veillées par intermittence
telle une parole dépouillée
de songes et de fables
silence évident au creux des maux
que paraphent les secrets des matins lancinants
ma colère inapaisée
au seuil des commissures de tes adieux démesurés
silence incontournable au détour du poème
que retracent mes insomnies
Dis moi que la mer est une vérité
que les chemins de sables paraphent ton visage
dans le vertige engourdi de mille gaîtés
quel mensonge ton silence outré
au moment où la mer
vocifère les symposiums de nos départs
la vérité est une promesse
tatouée sur les commissures des aubes affectées
autour des chuchotements de chaque cycle
de grâces et de volupté
Dis moi que ton sexe
confie sa voix aux algarades des nuits
sans biais
marbrée de rires poltrons
dans les arcanes hagards des plaintes ininterrompues
vérité mensongère
qu'importe tes prémices
je suis de ton usage comme une foi opportune
comme une norme adaptée
aux aspirations de la mer
en flux élancés sans doléance
.
RACHID DZIRI
.
vendredi 29 février 2008
RACHID DZIRI...Extrait
A l’ombre du désert chavire la mer
le grain nomade
un chant d’éternité
un souvenir de chaire et de volupté
sous le signe de ta présence
de la nuit qui dévoile cette prestance
d’Ubiquité céleste
La mer bénite
et le chemin qu’on remonte
une épopée violente
car le soleil levant à chaque matin
se fait discrètement
rumeur quotidienne
vermeil comme le sang qui te pénètre
Arrogant d’un espace profond
têtue comme une lionne
à l’affût d’autres interstices
d’autres folies
ou extases à nous emporter
vers un silence géniteur
Puis au bord de ta fatigue
des strates autant que nos empreintes
enfoncées au cœur du sable rugissant
se propagent
sans limite autour de ta peau
comme pour dire l’écho saccagé de la terre
Toujours ces mots humectés
et le temps tricorne qu’on escalade
à deux,
sinon à plusieurs
comme un rêve davantage
qui jaillit de la surface des âges
des abysses de ton cœur épais
Dru le voyage
à chaque aisance
chevauchant l’ivresse prolifère
de la mousse généreuse du ressac
à nos pieds
pousse une joie au rythme de l’exubérance
J’accepte la nuit de toutes les couleurs
tes yeux que parent les rides
lorsque chaque goutte de pluie
est une promesse d’une histoire nouvelle
cette aurore qui glisse par moment
entre mes jambes
tes jambes,
dans l’entrelacs de nos souffles
La mort est douce
quand on s’achève à deux
sinon à plusieurs
mais le ciel s’élabore translucide
autour de moi
à m’ouvrir tes mains comme un long chemin
Le souvenir contient les beaux matins des
chuchotements
l’odeur du corail et le soleil
dans un cortège de feux incessants
Ton profile se fait aux creux du hasard
pour me parler de la démesure
de la mer qu’on fouette dans chaque rêve
sans trêve
la mort est un départ
n’ayant pu résister aux flots à rebours
Je m’incline davantage
sur la mer
le visage contre ma mémoire
et ton rire dans ma tête
déjà respire la houle
dense comme l’écume
à la surface de la terre
Le vent détruit le songe le plus profond
te harcèle à ne plus croire
aux crépitements des mots
j’ai longtemps adopté le chant
qui se déploie inapaisé
sur ton corps fécond
Amas des flammes invincibles
cette fabuleuse joie extrême
au bord des commissures
que les rires multiples étirent
comme l’aube le bout du monde
Rythme tenace sous un soleil orgueilleux
autre visage
autre rivage où se brise ton regard
déjà le temps plus grave que parole
et la mer une partition de vie
Hagard
le soir d’hiver où les mots s’enflamment
au feu doux de la nostalgie
je n’ai pas cru le silence des vagues équestres
le murmure des migrateurs une promesse
que pétrissent mes longues nuits
et l’attente des moments tortionnaires
Le désert domine ma peur
décavé au milieu du voyage
ô nuit
mon ultime refuge
j’ignore comment évoluer dans tes maux
Aux confins de l’oubli
se tresse une femme
qu’amorcent les premiers jalons d’un sommeil
J’y pénètre comme dans une transe
en face
ta mémoire abrite mille orages
arène démesurée
Rien que la pesanteur cette fois
que m’importe le soir
la mer laisse entendre son chant
chaque ressac une note sous tes doigts
ouverte à cribler ton absence
Je demeure pensif
hésitant entre le cri fauve du désert
et le simulacre de ton corps évasif
M’habite le délire doux de l’exil
au sommet de chaque goutte de pluie
se trame autour de moi
ton rire radieux
ta peau une secrète mélancolie
à l’envers dans la nuit
Les souvenirs adoptent des mots étanches
ta chair est menthe
une toile tissée
à la justesse de mes fantasmes
comme une marée
à mes pieds émoussant le désir de me vautrer
en toi
au creux du destin incalculable
Mon regard se rétrécit au gré de ton espace
à l’orée du silence
des matins en colère
sur ta peau la lumière est romance
il y a des heures qui nous labourent
il y a des jours où je meurs
dans le souvenir de mille départs
Nos tempes déclinées
est voûte dessus nos rêves
le désert me façonne
les parfums légitimes de ton rire
relèvent en moi une douceur intime
Je vois d’en bas ce long ciel oblique
timidement au creux de tes yeux
de l’océan qui m’habite
ta voix scintille l’encre en sentences
en images frayant le bleuâtre de ton pays
mon terroir
entrelacs de mouvances sublimes
dessus la voûte qui me porte inassouvi
Traces sillonnant l’espace blanc de l’écume
à parapher le sable sur la plume qui me chevauche
espérances des semences
ultime naufrage
dans les abysses de mes nuits fragiles
La mer est au bout de la mémoire
la mer est calvaire
pourtant s’y déploie mon âge
l’oscillation du soleil réfléchi
creuse le visage des voiles insulaires
puis crépite le ciel ses parcelles
dans l’interstice inouï que j’arpente
me harcèle cette douleur à chaque image
la mer est grand songe
qui se dévoile crûment dans l’inaudible partance
les grandes ailes dessus nos tempes
ensemencent nos instants dans la douleur des départs
Que ne me desserve plus
l’ultime odeur du désert
au milieu de la douceur de la peur
et ne me hante le grain nomade du sable en éveil
je dirai en folie
aux lisières infranchissables
que ne m’importe plus
l’aurore impériale du Grand Sud
comme une lueur rebelle au détour des échos
saccagée par le souvenir
comme une promesse que ne me fait guère le soir
.
RACHID DZIRI
.
.
OEUVRE DE NORBERT PAGE
mardi 26 février 2008
FRACTURE
La mer se noie dans le rouge du corail
et se tresse le silence aux corps stellaires
l’exiguïté du temps relâche le sourire de nos enfants
fait de toi une enclave
Bagdad
et ôte de ton visage la lueur transparente
comme un chemin d’errance
vers les prestances des âges altiers
des amours folles
éprises de joies confuses
mêlées aux parois d'un éveil fortifié
comme le lange autour de la lune
impériale à ne pas disséquer le rêve
des heures faites de cohésion impériale
Je hausse mon calvaire
à la démesure d'une tour de feu
comme du fer sur ma peau
seule ta parole refuse les soirs bavards
les obus des Néron délaissés
Bagdad
ton orgueil n'a de simulacre
qu'une ombre offerte par l'ivresse
discrète
à l'image timide d'un phallus cavalier
rigoureuse dans l'air indéniablement raide
tandis que renoncent mes prières
à croire aux morsures câlines
des envies violentes
des fous insupportables
mélangées aux regards entrelacés
aux saisons inachevées
par la douceur éphémère
d'un rêve anéanti
.
RACHID DZIRI
.
dimanche 24 février 2008
LA PART D'OMBRE
La mer est en sursis de voyage
le ciel est un portrait
pour les amants des ruelles discrètes
cristalline l’écume se fait stèle
le sourire convoite la colère vétuste
et chasse de nos cœurs apathiques
la débauche des délires d’alcôve
Dru l’effroi du regard
hagard au péristyle de la mémoire
au petit matin des synesthésies des couleurs
des sons profonds du silence en partance
pour des veillées sans remords
que ne me desserve plus jamais
le simulacre de l’oubli
Contre la clameur de la mer
s’obstine ma mémoire
dans la mouvance irisée d’un ciel indolore
ma mémoire est calamité
déboussolée sans repère
à l’orée des suspicions
des stèles
sur le visage de l’aube
Par pulsion de lumière
ce séisme équin
dresse en moi ton uniforme épiphyte
qu’on déverse par émoi
ce recueillement à ton corps est rite
Des bulles d’air sous l’eau
sous tes paupières
s’exilent dans les dalles abyssales
que réfute la tolérance de la folie
Je dépose en offrande
sur la passerelle des transhumances occultes
la rébellion de la vie
la mort est un joli songe
au bout de chaque lumière est suspendue
J’escalade les rainures des flots
ciselées dans le sable décavé
que la mer me soit rédemption
que la terre
une pierre tombale
au détour de la mort qui chemine à son aise
au gré du hasard
Je monticule la houle
protubérant l’ébriété des hautes marées
la mer revendique sa filiation
dans la pureté des eaux
dans la souplesse quotidienne de l’oiseau
à la lisière du ciel en rotation
Contre vents et jusants
se dérobe le gémissement du délire
c’est la mémoire au carrefour des moments parcellaires
ton visage contre le vitrail de l’aube
abrite des Minarets au de l’oubli
Des phares de stèle en stèle
soluble que le rire
sur les parois du silence
de loin scellent mes souvenirs
Lieu de fulgurances mon arrière pays
celé entre l’exil et le rêve
dans les espaces les plus félins
chemin à rebours
J’immigre dans l’incertitude de ton regard bénin
chaque geste creuse une mort
à la recherche du désir adéquat
Ton corps forcené
dans l’humilité des transhumances
est moments transitaires
à l’orée des spasmes qu’on évite par tolérance
ton obélisque au bout de chaque silence
m’inverse dans l’entrelacs des marées harcelées
Que des matins lancinants
au gré des absences
impromptues
il est des heures où bascule mon souffle
dans « l’urgence du rythme »
A contre courant
je récolte l’envers du hasard
quelques cris et des gestes en transe
la mer bénévole
à dompter l’hiver viscéral
surgi des nuits gelées
dans l’apothéose du sommeil
Au matin se déploie le blanc des phosphènes
à l’autre extrémité du désir
j’émigre dans la splendeur du songe
à l’orée de ta voix
suspendu au rythme du désert
entre le déclin de chaque soleil
et les plissements du soir sournois
J’émigre dans le prolongement permis du désir
que la nuit est fragile
opaque
le silence assiège mon sommeil
au détour du hasard généreux
sur ton visage se déploie mon rire
et se dresse l’océan
à l’ombre des souvenirs
J’aborde la vieillesse de l’aube
l’énigme des insomnies
dans le secret des impasses
de ton cœur en dérive
Dans l’humilité arrogante des reliques
de ce qui reste de la veille
la réverbération cristalline de ta peau
retient en moi le délit
car au-delà des flots
des remparts crépusculaires de ton regard
s’édifie ton cri
jusqu’à la colère de la mémoire
Je renais du chant de la mer
sous tes paupières
à mi chemin
entre le silence et le délire
ton ombre déversée sur mes pas
creuse mes rides en reliefs
Goutte à goutte d’une averse éphémère
me délivre dans l’esquille des allures
au secret vaste de la mer
à l’orée du silence qu’infère ton rire
ton chant au détour des rêves échoués
mon ultime parcours
tes rides séculaires
cette ascèse de joindre l’exode de l’écume
sous tes pas en dérive
J’adopte ta pondération
ajustée à ton voyage imprécis
à la forme que prend la nuit adhésive
aux candélabres des aubes en sursis
Je contourne l’ineffable des lumières
des photophores de loin comme un repère
et me vautre au creux du sable
à l’hybridation des songes chancelants
Vieux est le ciel sous les parois du rêve
vieux sans mesure
dans l’opacité du temps sournois
l’illusion effleure l’ombre sur mes tempes
lorsque se dresse mon regard
Dans les sinuosités de ton corps tant requis
je m’accroche au carillon intime de la nuit
que m’alloue le désir rituel du chant
d’un geste la mort se rétrécit
m’abritent les courbes du sommeil
comme la splendeur des danses serpentées
transe inaccessible
Ailleurs
dans le long silence que pétrit le soir
vermeil à la mesure de nos sexes
s’effritent les heures
l’aube n’a guère de visage
tandis que nos chairs se touchent
par besoin de vivre
Trois et demi
le ciel se fixe dans nos hivers
à l’heure des vérités
le mensonge est cruel
qu’entendrais-tu ?
sinon les le son hadal des moments d’antan
La part d’ombre
mon être
égaré sur le chemin de tes pans
chaque rire se tord au geste violent du vent
et avec l’étendue
toi sans cesse contre mon visage
tumultueux comme l’océan
mais toi que digèrent inlassablement
les prémices de la nuit
La mort est ce qu’on étaye toujours
dans l’ineffable entrain des mémoires
la mort
est ce qu’on déchiffre en rouge et noir
faut-il que la mer glisse par tes yeux
pour que j’y pense solennellement ?
La mer
ce pur délice indomptable
au fond de l’unanime bleu
avance dans le silence affranchi de l’après-soir
La mer peine ingénument
me libère dans un bonheur têtu
drape son rire
au fond de la nuit notoirement obscure
Mon zèle ce corps saisi dans sa moindre forme
qu’essouche l’arbitraire du geste infaillible
parmi mes hivers de grain et de porcelaine
parmi les mille remparts
au environ du sable éthéré
Dans le secret de mes nuits sans repères
pousse ton cri ingénument comme la mer
jusqu’aux enceintes de ton nombril
en vestiges
en maintes fièvres
Je te nomme Mer
dans les circonstances des chemins d’algues et de pierres
dans l’urgence de mes illusions mal ourlées
ô mirage perchant mes fougues amarrées
à ton corps rompu il y a mille songes et une folie
Je reprends la traversée de tes bords
à la croisée des silences d’intermittences
cette fuite au fond du rêve convulsionné d’éboulis
c’est toi entassée comme des rides de chancre
dans la peau hiémale du sable
émiettée sur l’interstice jalonné de sel
et d’effroi insondable
A marée haute m’arpente le blanc du ressac
en avalanches de vertiges intolérables
d’incohérences magnanimes
m’enroule dans la nacre des promesses d’éternité
quelle vanité la mer
quelle errance millénaire
d’infini et de sables
à l’orée des ires de chaires
des voix courroucées d’interminables éveils
Par toutes mes folies
jusqu’aux débris des silences
dans la fuite irrésolue des vocations
je parcours la mer sonore
sous l’éclair véhément d’un ciel d’ivoire
et d’insolences inégales
d’esquilles retenues
notoirement ce soir comme un fanal
à la limite de nos souffles tronqués
dans l’absolu des mots aiguisés
Par pudeur
la mer exhausse sa voix marbrée
hors de tout rite
et de paroles tissées à la justesse du hasard
la mer taraudée d’algues et d’écume
vocifère la brûlure du sexe
à l’usure des silences
dans le labyrinthe que tressent nos songes les lus
profonds
salubre
mon chemin d’exil
d’asphalte et d’ivresse
sur le versant diaphane des houles
je cherche à ajuster la diaprure des vagues
à mes fantasmes d’antan
à la pesanteur infaillible des maux
au désert qui m’habite
à la mer qui gît le mystère des sentences
quel parolier ce grain nomade
envidé dans le creux vif des mots
Dans le faste pétrifié des nuits
taillées à la mer
au fond de notre mémoire
à la douceur de l’exil
j’accueille ta folie
à chaque fois qu’une vague se défait
d’un grain de sable écumé
A l’orée de l’aube imminente
remonte le silence des senteurs amères
des légendes locales
mêlées à l’océan
aux chants posthumes des vagues
que chevauche la mer
vieux silence persévérant
à mes mots vibrant
comme l’illusion de ton visage
au début de chaque voyage
frayant mes veillées par intermittence
telle une parole dépouillée
de songes et de fables
silence évident au creux des maux
que paraphent les secrets des matins lancinants
ma colère inapaisée
Au seuil des commissures de tes adieux démesurés
silence incontournable au détour du poème
que retracent mes insomnies
comme le sable aux creux des âges
dans le sillage des rêves inachevés
en traversée de mille voix
j’adopte l’exil
en offrande des vagues
J’ai reçu le chant de nos silences
en refrains d’immuables rites
dans l’écoulement des heures
à l’envers du temps rebelle
ce sont nos vestiges
contre les litanies les plus fragmentées
contre l’abîme du versant putréfié
à l’orée des dunes
élagués de sel et d’étreintes affranchies
La mer
jalonnée de solitudes
et de paradoxes inutiles
la mer invente un désert assaillant
aux creux de cernes et de syrphes
Que serai-je au milieu de ta folie
dans l’itinéraire du ressac aléatoire
ce tollé incessant de transes déchaînées
je suis de cette errance
pelotée dans la moire des nuits
à rêver de sel et d’éclats de pureté
de tant de sentiers à puiser les sources de ton rêve
en proie des médiocrités délirantes
Que serai-je sans l’amour que m’impose le voyage
au fond des transes ajustées aux jours saccadés
lorsque rien de plus angoissant
que le cris affolé de la vérité longtemps détournée
Comme le sable aux creux des âges
dans le sillage des songes inachevés
en traversée de mille voix
j’adopte l’exil
en offrande à chaque goutte d’océan
à chaque moment de prière
pris en otage dans le temps
je reçoit le chant de nos silences
en litanies conformes
en refrains d’immuables rites
modulé tour à tour
à chaque écoulement d’heure
à l’envers du hasard indocile
je sais la douceur de ton corps
la fraîcheur de la mer qui tu lange
de l’eau scintillant de perles
à chaque posture autonome
je sais la promesse que me tient un lendemain
contre les discours nonchalants
des intolérances quotidiennes
La mer
jalonnée de solitudes
de paradoxes inutiles
et de rumeurs que m’impose
la voix inapaisée de ton ciel replié
la mer invente un désert assaillant
aux creux de cernes et de syrphes
Vieux est le ciel sous les parois du rêve,
vieux sans mesure
dans l’opacité du temps sournois
l’illusion effleure l’ombre sur mes tempes
lorsque s’érige mon regard
Dans les méandres de ton corps tant désiré
je m’accroche au carillon intime du soir
que m’accorde le désir rituel du chant
D’un geste la mort se rétrécit
m’accueillent les courbes du sommeil
comme la splendeur du mouvement
transe inaccessible
Ailleurs
le long silence que pétrit la nuit
vermeille à la taille de nos sexes
s’effritent les heures
L’aube n’a guère de visage
tandis que nos chairs se touchent par besoin de vivre
trois et demi
et le ciel se fixe dans nos hivers
à l’heure des vérités
le mensonge est cruel
qu’entendais-tu
sinon le son abyssal des moments d’antan.
.
RACHID DZIRI
.
" MARINE "
de Norbert Pagé
lundi 14 janvier 2008
LA CHAIR DES MOTS...Extrait
Abyssale . Me hante sans cesse comme un profond désir Le blanc du ressac sur ta peau enchanteresse, Et me langent tes dunes équestres de rire, Tout au fond du bleu de ta mouvance et d’ivresse.
Voilà ta houle ce mystère qui voltige Dans mon cœur comme d’incomparables rêves, Et m’offre les délices de tous vestiges, De toutes les transes abyssales sans trêve.
Que ces flots me traversent d’un bonheur inouï ! M’emportent loin des miasmes des longs ennuis. O mers séculaires, ô vastes extases !
Sur ton cœur me perche d’un pur et libre envol, A sonder tes rêves les plus doux, les plus fols Qui sont miens à me flatter d’une vie si rase ! . RACHID DZIRI
MARC CHAGALL
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TOLERANCE DES MAUX...Extrait
Il m’est difficile de maintenir en moi l’indifférence des maux
et de défaire la rigueur du souffle
qu’on réduit au simple fredonnement
et de l’éclat basané du chemin qu’on remonte
à contre courant des calomnies
et des mortifications quotidiennes
témoigne l’asphalte qui retient ma chair comme diffamation
délit contre les bienséances de la majesté du mensonge
et des serments paradoxaux
j’atteste la charité que j’exerce
dans le tollé insupportable des hostilités
car ma raison fait tonner un chant affolant
car seule ma foi m’est caution
des vérités que m’offre la tolérance des préjudices
et des maux-phares sur les sentiers de la honte
RACHID DZIRI
.












