EMMILA GITANA

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

mercredi 17 juin 2009

LES DITS DU FLEUVE...Extrait

"Ici la course s'achève

Et la mer te vaincra

Mais rien ne te limitera

Si tu mêle ses eaux à ton sel"

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TAHAR  BEKRI

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Rivages_a

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vendredi 20 février 2009

SALAM SUR GAZA

Dans les bras de la lumière
Et la beauté du monde

En dépit du plomb durci
A la barbe des sanguinaires

Ces flocons de neige
Pour apaiser la terre

Du feu qui lui brûle les lèvres
Pourquoi aimez-vous tant les cendres

Quand la braise nourrit mon cœur
Tendre dans les cours des rivières

Pourquoi détruisez-vous mon limon
Réduit en poussière

Le soleil vous fait-il peur
De voir votre propre ombre
.
TAHAR  BEKRI

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DAVD_DECAMP

Oeuvre David Decamp

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lundi 19 janvier 2009

TAHAR BEKRI

 Si ton char tue ma prière
    Si le canon est ton frère
    Si tes bottes rasent mes coquelicots
    Comment peux-tu effacer ton ombre
    Parmi les pierres ?
 

 

  Si mon église est ton abattoir
    Si tes balles assiègent ma croix
    Son mon calvaire est ton bougeoir
    Si les barbelés sont tes frontières
 

 

  Si ta haine par-dessus le toit de ma maison
    Confond minaret et mirador
    Si ta fumée sature mon horizon
    Si tes haut-parleurs assourdissent mes cloches
    Comment peux-tu honorer le levant ?
 

 

  Si tes griffes mordent mon sanctuaire
    Si tes casques sont tes œillères
    Si tu arraches mon olivier
    Ses rameaux pour ton fumier
    Comment peux-tu retenir la puanteur des cendres ?
 

 

  Si Jenine en arabe est fœtus et embryon
    Que tu enterres vivant oublieux de l'Histoire
    Si la poudre est ton encensoir
    Si tes fusées blessent ma nuit sombre
    Tes dalles se consolent-elles d'être des tombes ?
 

 

  Si le mensonge est ton épine dorsale
    Si tu nourris mes racines de ton sang
    Si tu caches mon cadavre
    Pour étrangler le cri de la terre
    Comment peux-tu prétendre quelle est ta terre ?
 

 

  Tahar Bekri

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P_A_L_E_S_T_I_N_E_by_Free_Palestine
 

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mardi 14 octobre 2008

LE LABOUREUR DU SOLEIL...Extrait

"J'ai pris
tes cheveux un à un
j'ai tissé une barque

Dans la brise de tes yeux
j'ai navigué vers les îles
aux tulipes bleues

Il neigeait
sur les coquelicots
de tes lèvres

Triste
était l'enfant
qui avait faim

Il pleuvait
des étoiles
sur le toit de mon coeur

J'ai pris
ta main de lune
et j'ai fait un pain"
.

TAHAR  BEKRI

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tulipe

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mardi 3 juin 2008

RETOUR A NOUAKCHOTT...Extrait



Je te retrouve dans le souffle du vent
Exsangue brûlé par le sable sans relâche
Tant de dunes impatientes le long de ma route
Surgissent des limbes de l’inconsolé mirage

Les caravanes portées par la distance d’antan
Immobiles et langoureuses l’ombre aussi rare
Que l’acacia sec et endurci sous le soleil de plomb
Mon chant comme prière implorant le firmament

J’ai de toi désert la soif affranchie des frontières
Le rêve qui s’enlise ensablé habillé de lumière
Tout l’océan aimant chargé de lourdes pirogues
Butin d’arc-en-ciel pour des frères noirs et blancs

Où as-tu égaré fleuve ton limon pour nourrir la terre ?

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TAHAR  BEKRI

*Nouakchott est la capitale de la Mauritanie.

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Sans_titre

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vendredi 16 mai 2008

SENGHOR A BEL-AIR

Qui dira à la mer la douleur de l’écume
Le silence de la tombe sous nos fronts émus
Fleurs en plastique ciment encore frais
Oraisons sous l’œil de la tourterelle farouche
Inconsolée sur les branches nues
Cette herbe sauvage pour seule compagnie
Comme pour bercer l’élégie majeure
Et nos pas tremblants pour te voir ami
La parole dans l’indifférence du cimetière
Assourdissante dans le trouble des acacias
Perdue nouée dans nos gorges avares
De tant d’oubli
Fallait-il au rêve
Poète aux Chants d’ombre
Tant de vicissitudes pour célébrer la farce solennelle
La visite inattendue des oiseaux migrateurs
Et répandre la sombre nuit à midi
Bel Air et sourd à la pluie !
Que n’as-tu écouté le vent
Le gémissement des palmes sans abri
Les affres du soleil cloué anonyme
Bafoué sans merci
Avais-je frère du ficus solitaire
Une flûte une darbouka ou une kamanja
Que tu chérissais tant au bord de l’azur
Qui souriait de ses millions de lèvres de lumière
Pour réveiller ta kôra sans tam-tam
Sous le ciel du continent endormi
De Dakar à Carthage
Nos paupières ouvertes et si meurtries

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TAHAR  BEKRI

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korasanyang

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mercredi 7 mai 2008

TAHAR BEKRI

Ils s'en allaient

errer leur âme

par les soirs où s'évade la mer

Brûlés par le poème et par le songe

         

         Tahar Bekri

        Le coeur rompu aux océans

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F1010019

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vendredi 15 février 2008

L'EPOPEE DES NUS

L’épopée des nus

Ils arrivèrent sombres et nus
Aux portes des villes repues
Le ciel sourd aux étoiles
Les mouettes pour seules compagnies
Et des rêves comme des mirages
Remplis d’or et de défi
Ils échouèrent sur le large des côtes
Où le partage a couleur d’oubli
Où ton nom
Déroule sa houle
Dans les affres du sable humilié sans merci
O vieil océan
Quel gouvernail pour attendrir les vagues
Quelle mer pour recevoir les fleuves et les rivières
Mêler sel et douce source
Sans bois morts
Sans eaux troubles
Mais le limon
Fertile et fraternel

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TAHAR BEKRI

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TOILE  NORIKO MIZOKAWA

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mercredi 8 août 2007

OUED, GABES

Dis-moi si l'eucalyptus endurcit
Ton écorce si la pierre écoute
Toujours le vent si le sable retient
Nos demeures dans l'ardent souvenir
L'attente des eaux entremêle absence
Et retour des mirages Sur les bords ravinés
Se dessèchent les ans comme figuiers avares

Ami des crues las des rives monotones
Noué dans le lit des lauriers amers
Tu cries aux vallées ingrates à pleine gorge
J'emporte vos échos chants bravant l'orage
Noces de feu dans les ciels sauvages
Cette palmeraie née de mes entrailles
Debout entre mes yeux et là mer

TAHAR BEKRI

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Golfe de Gabès

Et dans la palmeraie de l'enfance l'insouciance

Reine des fins d'après-midi d'école

Ravissait nos retours désinvoltes

Parmi les talus aux épines alertes

Cahiers dans les couffins et plumes rares

Nos petits corps à la poursuite des troupeaux

Endiablés attisés par le bouc sonore.

Dante, vespérales

Et dire à Béatrice

La mer est feu et flamme

Noirs et blancs

Paradis et enfer

L'errance est ma demeure

Libres sont les rêves aurifères.

Journal d'océan

Les chênes cachaient ma peine

De n'être pas née voile

Ou vague dans le vent

Les hortensias détournaient mon cartable

De l'orthographe si lourde à porter

Tourmentée écolière

Que les champs ramenaient à la mer

Lentement entre haies de fusain

Et vieilles chaumières.

TAHAR BEKRI

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C' ETAIT LE TEMPS.....

patrimoine_tunisie

C'ETAIT LE TEMPS...

C’était le temps des jarres remplies de dattes
Dans les cabanes aux toits de palme
La lampe à pétrole notre trésor
Les citronniers parfumaient nos demeures
Guêpes et abeilles pour la meilleure aigreur
Dans les treilles se confondaient raisins et étoiles

La nuit tombait céleste comme une figue noire

Tahar Bekri

Posté par emmila à 01:05 - Poésie d'Orient...TAHAR BEKRI - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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