mercredi 28 juillet 2021

IL N'Y A PLUS DE PORTES

Il n’y a plus de portes dans les murs, plus de ponts sur les rivières. Entre les pour, les contre, les contre du pour et les pour du contre, nous prenons nos peurs pour des opinions, et nous nous rapetissons dans nos peines. Chacun pour soi, chacun chez soi, nous ne faisons plus que subir et nous débattre dans la tristesse de la séparation. Il est là, le vrai virus, caché dans cette cave du cœur où nous oublions notre commune humanité. Au delà de nos idées, de nos croyances, il est grand temps de revenir à ce qui nous fait semblables... [Lire la suite]
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dimanche 18 juillet 2021

LE BLEU

Petit clin d'oeil à ma Joss . . Cette profondeur, c’est dans le bleu qu’on la trouve et, déjà, d’une manière théorique, dans son mouvement, 1° mouvement d’éloignement de l’homme et 2° mouvement dirigé vers son propre centre. Il en va de même lorsqu’on laisse le bleu (la forme géométrique est ici indifférente) agir sur l’âme. La tendance du bleu à l’approfondissement le rend précisément plus intense dans les tons les plus profonds et accentue son action intérieure. Le bleu profond attire l’homme vers l’infini, il éveille en lui le... [Lire la suite]
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vendredi 16 juillet 2021

ISABELLE EBERHARDT, 1877-1904 : UNE IDENTITE DANS L'ALTERITE

  . Qui peut résister à Isabelle Eberhardt après l’avoir découverte ? La nouvelle bio-fiction de Tiffany Tavernier, chez Tallandier, confirme la règle qu’on ne plonge pas impunément dans l’aventure de celle que les prédécesseurs en biographie ont, tour à tour, nommée, « la bonne nomade », « une Russe au désert », « La Louise Michel du Sahara », « la Révélation du Sahara », « l’amazone des sables », « l’errante », « une rebelle », « une... [Lire la suite]
mercredi 7 juillet 2021

« LA NAISSANCE DU JOUR », EN FORME D’ÉPILOGUE

“Tel est le titre du livre que Colette écrit à cinquante ans alors que, désormais, prétend-elle, « il va falloir vivre – ou même mourir – sans que ma vie ou ma mort dépendent d’un amour ». L’ouvrage débute par une lettre que l’auteure attribue à sa mère, Sido, une déjà bien vieille dame. Sido a été invitée par Henry de Jouvenel, le second époux de Colette, à passer quelques jours chez eux, ce qu’elle refuse en ces termes « Monsieur, vous me demandez de venir passer une huitaine de jours chez vous, c’est-à-dire auprès de... [Lire la suite]
jeudi 1 juillet 2021

AINSI PARLAIT ZARATHOUSTRA

De tout ce qui est écrit, je n’aime que ce que l’on écrit avec son propre sang. Écris avec du sang et tu apprendras que le sang est esprit. Il n’est pas facile de comprendre du sang étranger : je hais tous les paresseux qui lisent. Celui qui connaît le lecteur ne fait plus rien pour le lecteur. Encore un siècle de lecteurs — et l’esprit même sentira mauvais. Que chacun ait le droit d’apprendre à lire, cela gâte à la longue, non seulement l’écriture, mais encore la pensée. Jadis l’esprit était Dieu, puis il devint homme, maintenant... [Lire la suite]
dimanche 27 juin 2021

IN MEMORIAM

Rien de ce qui nous a quittés ne nous a entièrement quittés. Ceux mêmes que nous croyons avoir oubliés n'ont jamais cessé de poursuivre leur course en nous. A tel point qu'un matin ou un soir, ils se présentent si différents que nous sommes heureux de pouvoir nous dire qu'ils ont connu à leur façon un devenir. Et que nous sommes l'artisan de ce soupir, de ce murmure dans le retrouvé. Une frêle bougie éclaire cette mémoire orpheline qui dans sa défection même nous promet de l'heureux, de la surprise, une petite sonate en fa dièse.... [Lire la suite]
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lundi 24 mai 2021

LES BOULEVERSEES

A toutes celles qui portent, presque invisible, "un point de chagrin"... Le texte est au "féminin", mais on ne saurait oublier tous ces hommes qui traversent la froideur du silence avec un brise lame.. On les appelle "les bouleversées". Elles sont belles, lumineuses, vaillantes, présentes. Pourtant une part d’elles s’est mise à flotter entre deux temps, entre deux mondes, entre elle et elle. On les reconnait à ce sourire qui est un mélange parfois de douceur et peut-être d’un « remontant » qui aide à continuer la vie.... [Lire la suite]
vendredi 14 mai 2021

MILLY OU LA TERRE NATALE...Extrait

« Déjà l’herbe qui croît sur les dalles antiquesEfface autour des murs les sentiers domestiques,Et le lierre, flottant comme un manteau de deuil,Couvre à demi la porte et rampe sur le seuil. (…) Bientôt un étranger, inconnu du village,Viendra, l’or à la main, s’emparer de ces lieuxQu’habite encor pour nous l’ombre de nos aïeux,Et d’où nos souvenirs des berceaux et des tombesS’enfuiront à sa voix, comme un nid de colombesDont la hache a fauché l’arbre dans les forêts,Et qui ne savent plus où se poser après ! »   .   ... [Lire la suite]
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mardi 13 avril 2021

LES NOUVELLES NOURRITURES TERRESTRES...Extrait

« En vérité, le bonheur qui prend élan sur la misère, je n'en veux pas. Une richesse qui prive un autre, je n'en veux pas. Si mon vêtement dénude autrui, j'irai nu. Il y a sur la terre de telles immensités de misère, de détresse, de gêne et d'horreur, que l'homme heureux n'y peut songer sans prendre honte de son bonheur. Et pourtant ne peut rien pour le bonheur d'autrui celui qui ne sait être heureux lui-même. Je sens en moi l'impérieuse obligation d'être heureux. Mais tout bonheur me paraît haïssable qui ne... [Lire la suite]
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jeudi 11 mars 2021

METTRE AU MONDE UNE ÉTOILE QUI DANSE (1)

Tu portes en toi le chaos. Ni volonté, ni calcul, ni choix. Un fait. Tu vas. Vers une pierre, vers un arbre, vers un insecte, vers un homme. En prenant soin pourtant de mettre au point votre rencontre. Les mots sont là. À votre disposition. Et la mémoire, la logique, l’analogie, le doute. Tout est prêt. Rien ne manque. Ton ignorance, de son côté, s’agite et nourrit déjà le flux de tous les organes poétiques possibles. Vitaux ou festifs. Elle est, semble-t-il, le métabolisme du corps diaphane qui naît au point de jonction des... [Lire la suite]