lundi 11 juin 2018

PLATERO ET MOI...Extrait

Doux Platero trottinant, mon petit âne, qui tant de fois transporta mon âme - seulement mon âme !- par ces profonds chemins de figuiers de Barbarie, de mauves et de chèvrefeuilles : A toi, ce livre qui parle de toi, maintenant que tu peux le comprendre. Qu’il touche ton âme qui broute désormais au paradis, avec l’âme de nos paysages de Moguer, elle aussi , avec la tienne, est montée au ciel.   ...   Regarde, Platero, toutes ces roses qui partout tombent ; roses bleues, roses blanches, incolores... On dirait que le ciel... [Lire la suite]

lundi 2 avril 2018

LA GRÂCE DES ÂNES

 J’ai bien connu, en Sardaigne, ces adorables animaux. Ils ont le poil long comme les chèvres. Ils vivent en liberté dans la campagne, reviennent d’eux-mêmes à la maison comme les chiens. Les yeux bons, les lèvres rêveuses, ils restent immobiles des heures entières, distraits, paresseux, je ne sais. Il me semblait qu’ils fussent les créatures les plus vieilles de la terre, et que dans leur lenteur, leur indolence, sur leur croupe si pitoyable, pesât une grande fatigue de vivre. Ce vers de Saint-John Perse : l’éternité qui baille... [Lire la suite]
mardi 5 septembre 2017

LENTEUR ET PLAISIRS DE LA PROMENADE, LA LIBERTÉ DE L'ÂNE...Extrait

 Sur les chemins ombragés de l'été, parsemés de tendres chèvrefeuilles, avec quelle lenteur nous avançons ! Moi, je lis, ou je chante, ou lance des poèmes au ciel. Et Platero mordille l'herbe rare des haies à l'ombre, la fleur poussiéreuse des mauves, les épines-vinettes jaunes. Il est plus de temps arrêté qu'en train d'avancer. Mais je le laisse...   .   "Por los hondos caminos del estío, colgados de tiernas madreselvas, ¡cuán dulcemente vamos! Yo leo, o canto, o digo versos al cielo. Platero mordisquea la hierba... [Lire la suite]
samedi 21 août 2010

L'ÂNE VERT

A dos de lumière,J’élucide l’ombreJe vais l’amblepoussant mon âme cahin caha*Au puits sucré de la tendresse,La poulie déroule son arpège avideJ’y puiseDes pluies récoltéesà même les rides de joies*Je continue à pas de vert,Sur l’angle aigu du violon ailéA jouer d’espérance accrue*Et je souffle d’incessantes couleursSur les corpsEn arabesques tresséesL’écho s’inverse*Aux roses parcheminéesDe mon nomQuand Tes lèvres m’enfantentJe vais au bout de l’aveuglante poussièreD’un chemin de Damas*Nos pas teintentl’angélusS’oublient nusLes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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