vendredi 23 février 2018

LE DERNIER JOUR DE MA VIE

Je n’éteindrai jamais l’incendie qui m’habite, ni la chaux vive de mes ailes, ni l’incandescence sur ma peau qui se souvient de caresses anciennes. Je ne désarmerai jamais mes saines colères autour des cercueils d’enfants, ni mon dégoût de toute l’injustice arrogante des hommes. Mes fatigues traverseront ce désert où seul je cherchais l’ombre d’une oasis et l’eau fraîche d’un frère choisi. Non je n’effacerai jamais les mots absents de mon père, leur naïve ferveur sur des pages sans voix. Pour que revienne l’enchantement d’une autre... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

dimanche 28 janvier 2018

JEAN GABRIEL COSCULLUELA...Extrait

Vers le haut,Sans rien oublier de ce qui penche,de ce qui tremble,ce qui se déploieou éclate,ce qui disparaîtsans rompre,Et que l'air habite.L'herbe penche,île inconnue,écrit,serrée parfoiscontre l'air,et laisse des motsillisibles,nomadesà l'invite du vent,proche.Ces motsdans l'herbe,la lumièreet les couleurs du vent,vers le hautle désirvers le haut,seul,le désirseul,l'invite du vent,l'empreinted'un nomtenudans le vent,luz,l'écriturede l'airdans un jardinde mémoirede murmure,retenir la vie,la vie mêmedans la ligne discontinuedes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,
samedi 23 décembre 2017

COMME UNE PROVENDE DE PLAISIR

La roche ruisselle         De profonds sillons dévoilent à nue l'empreinte des TitansEt monte des millénaires un pérennel plain-chant La vie s'écoule      comme l'eau claire chantonne Son cours apaisé accomplitfidèlement les desseins du printemps Ainsi du cycle tutélaire des choses invisiblesque la mer ravit  et rend indéfiniment à la beauté    Une terre ocreuse que le couchant safraneDes arpents parcourus de vignobles antiques et sains   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,
mercredi 20 septembre 2017

ANDREE CHEDID...Extrait

Pour un coin d’eau de traces et d’herbe verteOù l’oeil serait nu le cœur de roséeLes mains feuilles ouvertesJe vaisAile au soleilMarchant pour l’étoileSon odeur de résine et de rêve d’enfantC’est la route des fables la route des genêtsQue bordent les noirs sourires d’enracinésVoici l’île la fleur la découverteVoici l’oiseau chanteurVoici les lendemainsLes mensonges aux yeux de mouettes.   .     ANDREE CHEDID     .
dimanche 16 juillet 2017

L'ÎLE DU COMMENCEMENT

ma nuit s'achève sur un fil de soie esprit éperdu fais tournoyer l'aurore mon verre est rempli de merveille messager des horizons solitaires l'oiseau fidèle à la veillée de l'amour porte ma raison à la main avisée dis seulement la fièvre du vers et l'alphabet de l'éveil des sens déclame la sueur des cieux émus reviens-moi au minuit des lumières procure la supplique du regard sur mon poitrail dépose son solfège à la mémoire de mon futur songe je transcrirai mon offrande à la sultane mon œuvre sera l’île du commencement  ... [Lire la suite]
dimanche 25 juin 2017

LE DESERT ECLAIRE DU MINOTAURE

Je sais de l’Europe que son nom est grec, il veut dire Grands Yeux. Je sais qu’elle fut enlevée dans une région de l’actuel Israël par le roi des Dieux, Zeus, qui l’emmena en Crète. Je sais qu’elle fut la mère de Minos, constructeur du plus célèbre labyrinthe de l’histoire. Ce parcours à reculons m’aide à savoir que l’Europe d’aujourd’hui est apparentée à un édifice labyrinthique aux nombreuses entrées et sans issue. Avant tout, sans issue : du format Europe on ne revient pas en arrière. Son union monétaire retient ses membres, comme... [Lire la suite]

lundi 22 mai 2017

ERRI DE LUCA...Extrait

Notre mer, toi qui n'es pas aux cieux Et qui embrasses les rives de l'île Et du monde, avec ton sel, Que soit béni le fond de ton océan Tu accueilles les navires bondés Sans route sur tes ondes Les marins pêcheurs sortis dans la nuit Leurs filets parmi tes créatures Qui reviennent au matin avec pour prise Des naufragés sauvés. Notre mer qui n'est pas aux cieux A l'aube tu as la couleur du blé Au coucher du soleil, celle du raisin et des vendanges Nous t'avons semée de noyés plus Que n'importe quelle époque de tempête. Notre mer qui... [Lire la suite]
vendredi 5 mai 2017

HEATHER DOHOLLAU

 L’illusion dans une île Est de croire tout voir Dans le livre blanc des heures Que chaque oiseau déchire Ici comme partout Vivre c’est fermer les yeux .   . . HEATHER DOHOLLAU . .   .              
Posté par emmila à 10:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mercredi 12 avril 2017

L'EBLOUI

Je ne sais d’ici que le lent ravitaillement des heures Et le chant incessant écharpant le silence Je ne sais d’ici que l’ongle des sentiers qui écosse la plaine Et la mer au lointain qui lisse ses bas bleus La paresse des îles Le rouet de tes yeux L’indolence des palmes L’insolence des cieux Tu es cet ébloui revenu du silence Tu es ce murmuré dans le soir silicieux Tu as repris l’espace comme on reprend la chance Avec au cœur l’espoir d’un ultime voyage Tu es cet ébloui qui se joue des naufrages Tu me l’avais promis ... [Lire la suite]
mercredi 12 avril 2017

EXTRAITS DU LARGE...Extrait

Tu me parlais d'île, d'une lumière sans pareille, des multiples couleurs d'oiseaux inconnus et du bonheur qui se donne dans son lit de sable et d'écume tandis que d'autres se meurent… Et tout cela venait mordre ton cœur en le plongeant du même coup dans l'insondable vérité de tout ce qui demeure par-delà violence et douceur, au-delà de nos jeux et de nos pleurs.   .    BERNARD PERROY   .  
Posté par emmila à 09:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,