samedi 8 juillet 2017

DES VILLAGES VERS LA MER...

La mer    les vagues la monodie des ventsles nuages qui filent sur l'azur et solfient les accords azuréensdu chant des îles et des pêcheurs Frissons    L'oiseau convoleAu royaume de la LyreCetera  cistre et gaita  irisent l'horizoninterrogent le ciel à la source des étoiles L'embrun vole    l'embrun neigequelle harpe  alors  larme de joieentonne depuis le ponantla mélodie  des contrées que l'océan souligne Bretagne  Biscaye  AsturiesGalicie   Île de Corse et de... [Lire la suite]

samedi 1 juillet 2017

GRACE AU TAMBOUR

Grace au tambour volant, vieux volant, que la nuit gobe et crache en milliers d’étoiles Grace au tambour aux mains d’arbre à pain Aux  mains de pieuvre au galop dans les cayes Grace au tambour qui roucoule comme une femme comblée Grace au tambour et ses fruits d’étincelles Grace au tambour que la nuit épingle sur la corde du conte Je te regarde femme Aux pas de merle luisant Aux pas de mer déchaînée Torturant ma mémoire d’homme stupéfait Cœur surpris du message   Ta flamme épousant le secret des tempêtes ... [Lire la suite]
jeudi 11 mai 2017

UN JARDIN SUR LA MER

Je sais un lieu de haute lice Où la livrée du matin joue À robinsonner sous les lys Près des falaises d’amadou Où le déhanchement des îles Grise la Manche qui s’exile Sous son chapelet de Corfou . Je sais un lieu de haute sphère Où les sternes vont poinçonnant Le nonchaloir évanescent D’un archipel bagué de mousse Où la veine bleutée du vent Sur les voiles des barcaroles Jette la clé de ses vingt ans . Je sais un lieu d’étreintes folles Où pour l’ongle d’un souvenir La mer au large s’émeraude Et encorbelle de... [Lire la suite]
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jeudi 4 mai 2017

ENTRE ROCHEBONNE ET DINARD

Tout est si permanent Tout semble volubile C’est à peine si l’on pressent Sur le Sillon évanescent L’oisellement bleu de la ville Ô que personne ne gémisse Ô que nulle âme ne périsse À moins de mille années d’ici Que sur le front de marée glisse À la manière d’un calice Un fier haleur aux yeux d’oubli Voici le ferry de Portsmouth Qui s’éloigne sur ses feutrines Avec son front d’amareyeur Et son giron de popeline Voici le ferry de Portsmouth Tel un mirage aux yeux de bruine Ô que personne ne flétrisse Ô que... [Lire la suite]
mercredi 15 février 2017

IL Y A AU BOUT DU MONDE UNE PAROLE

Alerte Il y a au bout du monde  une parole Qui éclot dans la tendresse Les mots appellent les mots par delà l’océan Et répondent aux chercheurs de trésor D’étranges magiciens maîtres des formules S’emparent de la fleur ouverte des étoiles Le monde s’arrondit au cercle de tes lèvres Ton visage surgit comme l’éclair Il est temps de respirer l’orage au fond de l’auberge Il est temps d’apprivoiser les grains de la beauté Les feuilles se taisent et s’enroulent comme des parchemins Elles ont beau tirer la langue La phrase... [Lire la suite]
lundi 30 janvier 2017

ÉQUATEUR ABSOLU

Brûlante ligne froide Comment fait le soleil pour apaiser les îles ? Je suis ici avec mes deux mains inutiles Cherchant une évidence aveugle dans le blanc La Terre est bleue comme une orange et point d’orange L’espace autour de nous définit le marteau CASSER Derrière il y a le temps des fluidités Et sous l’arbre ainsi que fourche de la femme Il y a la pulsation et le malheur du sang Brûlante ligne froide Dans le jardin de la concentration L’homme et la femme et les étrangetés du monde Elle est peut-être... [Lire la suite]

jeudi 24 novembre 2016

NE PAS TE NOMMER

Ne pas te nommerToi qui esDe toute arithmétiqueL’unique dissidence Tu dansesDans l’enfilade bleueDe ma mémoireÉmargeant de tes voeuxL’échelle de la joie À la fenêtre offerteLa digue se balanceEt le môle en riantÉperonne la mer Vois comme tout s'achemineAu large de l’hiverSous l’archet sémillantDe la prime espérance L’amour est insensé ONe pas te nommerToi qui esDe toute certitudeL’unique arborescenceL’infini retrouvéLe verbeLa fragranceL’embrasement secretDes lignes méridiennes ONe pas te nommerIl suffit... [Lire la suite]
vendredi 11 novembre 2016

ARCHIPEL DU SOLEIL LIQUIDE...Extrait

...   Arc d’îles au vent, et sous le vent – vient le vent majeur qui de toute terre éloigne.Sa voix de fleur cassée est saccage et prière. Dispersant nos phrases, il nous garde mains nues sur le seuil salé.Son silence soudain change notre toucher et laisse dévoyés les chemins d’avant. ...    soudain tombe et se tait laissant sans voix le ciel, sans souvenir son appétit d’oiseaux. Son élan dure encore sur l’eau puis se perd. les longs doigts des palmes fléchissent et se rassemblent dans la lumière : ... [Lire la suite]
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jeudi 9 juin 2016

CHEVAUX DE LA LUNE ET DES VOLCANS...Extrait

Îles que j'ai habitées vertes sur des mers immobiles. D'algues sèches et de fossiles marins les plages où galopent fous d'amour les chevaux de la lune et des volcans. Au moment des secousses, les feuilles, les grues assaillent l'air : dans la lumière des alluvions brillent des ciels chargés ouverts aux astres ; les colombes s'envolent des épaules nues des enfants. Ici finit la terre : avec de la sueur et du sang je me construis une prison. Pour toi je devrais me jeter aux pieds des puissants, adoucir mon cœur de brigand. Mais... [Lire la suite]
mercredi 1 juin 2016

EXIL

Les mains plus nues qu'à ma naissance et la lèvre plus libre, l'oreille à ces coraux où gît la plainte d'un autre âge, Me voici restitué à ma rive natale… Il n'est d'histoire que de l'âme, il n'est d'aisance que de l'âme. Avec l'achaine, l'anophèle, avec les chaumes et les sables, avec les choses les plus frêles, avec les choses les plus vaines, la simple chose, la simple chose d'être là, dans l'écoulement du jour… Sur des squelettes d'oiseaux nains s'en va l'enfance de ce jour, en vêtement des îles, et plus légère que l'enfance sur... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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