vendredi 14 mai 2021

MILLY OU LA TERRE NATALE...Extrait

« Déjà l’herbe qui croît sur les dalles antiquesEfface autour des murs les sentiers domestiques,Et le lierre, flottant comme un manteau de deuil,Couvre à demi la porte et rampe sur le seuil. (…) Bientôt un étranger, inconnu du village,Viendra, l’or à la main, s’emparer de ces lieuxQu’habite encor pour nous l’ombre de nos aïeux,Et d’où nos souvenirs des berceaux et des tombesS’enfuiront à sa voix, comme un nid de colombesDont la hache a fauché l’arbre dans les forêts,Et qui ne savent plus où se poser après ! »   .   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 19 avril 2021

PHOTOGRAPHIE N&B, 1954

  Tu ne sais plus(As-tu jamais su ?)Qui t’a assise sur le cheval de bois qui monte et qui descendQui a fait de grands signes du bras des sourires encourageantsDisant ton prénom, puis est partieAu moment où le monde s’est mis à tourner autour de toiOu bien toi au milieu de lui, tu te tenais bien droite,Que personne n’ait honte de toi,Malgré tout, dans le grand lac personne n’avait réussiA rattraper ton bateau avant qu’il ne coulePendant que tu pleurais Mon bateau mon petit bateau,Ou bien c’était une autre foisUn autre tour du... [Lire la suite]
vendredi 16 avril 2021

PREMONITION

Un jour, et il arrive, J’aurai perdu jusqu’au dernier ami Le dernier qui appelait au téléphone disant Tu ne répondais pas j’ai cru que tu étais tombée Et il est loin le jour déjà Où j’ai perdu la dernière amante Celle qui mentait si bien Et se remaquillait avant de repartir Vers d’autres, et peu importe Ce qui n’était pas vrai n’a jamais existé Un jour, j’aurai perdu jusqu’au dernier compagnon vivant, Le Chat, j’ aurai tenu sa patte ronde pendant Que la seringue aura fait son boulot Et que je lui chuchoterai J’arrive Je... [Lire la suite]
vendredi 21 septembre 2018

UNE VIE ORDINAIRE...Extrait

La mort des hommes que j’aimais me fit pleurer J’en connus peu et le regrette car pleurer n’est pas honteux, mâle ou femelle nous avons la larme facile pour si peu de chose qu’enfin y aller de sa goutte acide quand un ami s’en va nous laisse dans ce monde plutôt mauvais quoique pas souvent responsable du mal qu’il décrète (nous sommes tellement abandonnés vrai notre folie est naturelle comme tout ce qui vient de loin (…)     .     GEORGES PERROS     . Oeuvre Rogier... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
dimanche 19 août 2018

VRAIE LUMIERE NEE DE VRAIE NUIT

Âme soeurEntends-tu ce quiVient de l’heure, ce quiVient du coeur,à l’heureDe l’abandon, à l’heureDu crève-coeur,Ce battementdepuisLa naissanceLes entrailles maternelles,Déchirantl’écorceTerrestre, ce battementQui cherche à se dire,Qui chercheà se faireEntendre, entends-tuÂme sœurCe cri d’avant- vie, pleinD’une étrangère nostalgieDe ce qui avait étéRêvé et comme àjamaisVécu, matin de brumeD’un fleuve, nuageSe découvrantfeuillage,Midi de feu d’un pré, pierreSe dévoilant pivoine, touteLa terre embrasée, toutLe ciel incandescentEn une... [Lire la suite]
jeudi 9 août 2018

LE CORPS

  Ici l'univers est à l'abri dans la profonde température de l'hommeEt les étoiles délicates avancent de leurs pas célestesDans l'obscurité qui fait loi dès que la peau est franchieIci tout s'accompagne des pas silencieux de notre sangEt de secrètes avalanches qui ne font aucun bruit dans nos parages,Ici le contenu est tellement plus grandQue le corps à l'étroit, le triste contenant …Mais cela n'empêche pas nos humbles mains de tous les joursDe toucher les différents points de notre corps qui loge les... [Lire la suite]

jeudi 26 juillet 2018

ET SI L'ARBRE BRÛLE

  Et si l'arbre brûle reste la cendre et la lumièredans le désert les cactus prennent racine. Si les sources se sont tariesil pleuvra à nouveaule jeune fils reviendraà la maison abandonnée. Sous la neige épaisse les graines veillentà la frontière de la cour le vent mauvais s'épuise. Et si nous sommes restés nuset entourés de loupsnotre décision de nous battrereste intacte.     .     DIMITRIS MORTOYAS . . . Oeuvre ?  
samedi 7 juillet 2018

BRUNO ODILE...Extrait

Nous portons nos enfances jusqu’aux bords ruisselants de nos frontières. Des bouts de fils et de laine blanche tricotent ensemble des longs cordages extravagants. Nos candeurs exhalées dévisagent le monde et tirent la langue aux passants incongrus. Nous portons nos enfances comme le charretier conduit son attelage, se frayant un chemin parmi les ombres et les ravins. Nous détenons dans le regard toute la source de nos magnificences et c’est de ce reflux d’images, tantôt normales, tantôt subliminales, que nous extirpons des vagues... [Lire la suite]
mardi 5 juin 2018

CHERCHEURS D'EAU

Ils ont coupé les arbresIls ont volé nos ruisseauxIls ont chassé les nuagesEt nous on manque d'eauIls ont sorti les armesIls disent qu'on est de tropOn n'a même plus de larmesTellement on manque d'eauOn était des nomadesOn menait les troupeauxAux maigres pâturagesOn était chercheurs d'eauOn nous a mis en cagesDans des parcs à bestiauxMême dans les miragesOn ne trouve plus d'eauLe monde nous regardeCertains chantent pour nousUne goutte de sableDans une mer de caillouxIls ont coupé les arbresIls ont volé nos ruisseauxIls ont chassé les... [Lire la suite]
mercredi 23 mai 2018

COMME UN AUTOMNE

 La sente s'accôte sans tarder au flanc du versant. Pierreuse, parcourue de minces filet d'eau, aux bordures jonchées de fleurs et de plantes grasses des rocailles.Majestueuse, dans toute sa longueur lovée sur la pierre réfringente et humide, une couleuvre se dore au soleil.Le bruit des pas la dérange. Elle s'y dérobe, sans bruit,furtivement, puis nous abandonne, n'en finissant plus d'onduler avec une grâce lascive.Quelques minutes d'ascension distancent de la voie, commune et du tumulte ferré. Le tracé... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:26 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,