jeudi 27 avril 2017

ENFANT NU COMME L'INSTANT AUX RUINES DE LA DUREE

Sur le mur de la maison détruite demeure le papier peint,comme demeure le poème, une fois le cœur démoli.Vert, violet, de gros dessins jolis, ce papier fossilea la fraîcheur des sentiments neufs,comme le poème dévoile son cœur d’enfant, à l’épreuve du temps.Sur le mur de la demeure en ruines, le papier peint s’expose,à la façon du nourrisson, orphelin d’intention,Œdipe, Moïse, Dionysos ou Persée, Gilgamesh…tous ceux-ci qui, humblement, parmi les roseaux,au creux des flots ou bien à flanc de coteau,sur la roche escarpée se pénètrent... [Lire la suite]
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mercredi 5 avril 2017

RIMES DU COEUR ...Extrait

Chasseresse ou dévote ou porteuse de dons La solitude est verte en des landes hantées Comme chansons du vent aux provinces chantées Comme le souvenir lié à l’abandon. La solitude est verte. Verte comme verveine au parfum jardinier Comme mousse crépue au bord de la fontaine Et comme le poisson messager des sirènes, Verte comme la science au front de l’écolier. La solitude est verte. Verte comme la pomme en sa simplicité, Comme la grenouille, cœur glacé des vacances, Verte comme tes yeux de désobéissance, Verte comme l’exil où... [Lire la suite]
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mardi 21 février 2017

LA SORGUE - CHANSON POUR YVONNE

Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison. Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété. Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson. Rivière souvent punie, rivière à l'abandon. Rivière des apprentis à la calleuse condition Il n'est vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons. Rivière de l'âme vide, de la guenille et du soupçon Du... [Lire la suite]
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dimanche 19 février 2017

LA POSSIBILITE D'UNE ÎLE...Extrait

... Et la mort qui avance A petits cris plaintifs, Dansant sa drôle de danse Sur mon centre émotif Qui grimpe dans le lit, Soulève les couvertures ; Mon amour aboli, Pourquoi tout est si dur ?   Au bout de quelques mois (Ou de quelques semaines) Tu t’es lassée de moi, Toi que j’avais fait reine. Je connaissais le risque, En mortel éprouvé ; Le soleil, comme un disque, Luit sur ma vie crevée.   Il n’y a pas d’amour (Pas vraiment, pas assez) Nous vivons sans secours, Nous mourons délaissés. ... [Lire la suite]
vendredi 27 janvier 2017

NOIRS DANS LA NEIGE

                                                                    « Noirs dans la neige…                                                  ... [Lire la suite]
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dimanche 18 décembre 2016

A L'ORIENT DE TOUT...Extrait

 D’ici làD’un instant l’autreL’inattendu adviendraQuand les dieux habiteront l’intervalleDu dire à l’entre-direDu don à l’abandonTout le respiré du printempsQu’un trait de sang retraceLa brûlure éclatant en bourgeonsIvresse et soif demeurent intactsDans l’initial rythme retrouvéSource sera nuage et nuage averseD’ici làD’un instant l’autreNous nous rejoindronsChacun en avant de soiS’étend de ce qu’il ouvreS’accroît de ce qu’il donneToute fêlure offrandeToute en-... [Lire la suite]
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mercredi 26 octobre 2016

ODE AU ROUGE

Te dirais-je le rouge obstinéqui hante nos nuitsdès le premier passagele rouge cuivré des villessous la lumière vespéralele rouge brique des écorces pilléesde sève et de sang mêléou celui sombre matricielqui nous engendra ?On se tient juste à la frontièred’un présent fragileon arbore le rouge des tempêtesenfin apaisées celui des fils emmêlésd’une mémoire chiffonnée.Toujours incandescenteou presquenotre âme se repaît d’éclats solairesde mots luciolesqui nous tourmentent.Parfois le rêve s’éveille de rouge colorégarance cinabre ou... [Lire la suite]
dimanche 31 juillet 2016

JOEL GRENIER...Extrait

Du jardin des secrets, les portes s'ouvrent sans faire de bruit, comme un aveu qui perce les murs du silence.Sans doute était-il temps de partager la lumière, la confidence des ombres pour ouvrir les allées aux fleurs.C'est un murmure du ciel qui lézarde au soleil, une envie de lierre qui rampe jusqu'aux demains où les feuilles vierges se lisent pour le plaisir de se vriller aux cœurs.Entrez, les herbes folles ! Il n'y a plus d'hellébore pour vous soigner ! Il n'est plus que la rose de noël pour entendre l'appel des petites boules... [Lire la suite]
jeudi 16 juin 2016

CE QUI SE MEURT PARLE PLUS FORT

" L’abandon se cambre de lui-même. Il nous offre sa face tactile et nous sommes rongés d’une corrida de gestes immobiles. Tout ce qui rompt avec la possession et le sentiment d’appartenance nous dépite. C’est la grande cascade de la mort qui ne se voit pas. L’engagement se débride et nous sommes contraints de nous en retourner seuls tout au fond de nos âmes. L’estocade trempe sa lame dans la nuit d’encre et t’écrire devient un râle, un entre-deux dans le creux de la fracture que je remplis de mots. Tu vois, il nous faut remplir, puis... [Lire la suite]
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mercredi 8 juin 2016

MON AMOUR...

Mon amour, le désespoir est une discipline du soir de ce moment soudain léger où les poids semblent envolés de ce moment perfide dont j'essaye d'écrire la couleur Mon amour, l'ivresse des choses uniques installe sa dentelle La vie soudain exaltée est sublime et dérisoire Tu entres dans l'inconstance du temps, les solides se liquéfient, l'air est sensible au geste   ...   Mon amour, j'ai parcouru toutes les pages en vain mais sans regret, étais-tu là, tapi dans la pénombre des lettres usées, dans... [Lire la suite]