vendredi 6 décembre 2013

UNE SEULE LANTERNE ROUGE, PÂLE ET AU LOIN...Extrait

« Maisons abandonnées au bord de la mer                                                        Des fenêtres aux yeux brisés.          Ecarquillés. Un vent.       à visage blanc qui traverse en filant... [Lire la suite]

mardi 15 octobre 2013

LAMPEDUSA

 Si ta main se ferme comme la pierre       Si ton olivier fait peur aux oiseaux       Si ta porte est un rideau de fer       Si ta cloche est sourde aux cris de la mer       Si l'horizon remplit ton cour d'épouvantails       Si ta carabine tire sur les radeaux de fortune       Comment peux-tu honorer la terre ?       Si ton cactus ne sait donner que des épines       Si ton muret est une frontière pour les... [Lire la suite]
vendredi 2 août 2013

IL A RENCONTRE UN ARBRE

(...)      Les premiers pas de cet enfant n'ont été applaudis par personne, il s'en est donc allé , cahin-caha , sans garde-fous. On ne lui jamais raconté d'histoires, le hasard l'a guidé vers un autre hasard, il avançait au gré du temps, libre, stoïque, utilisant le capital " vie" que lui dictait sa faim, son sommeil, et développait un  instinct contre toute attente. La route l'emmenait toujours plus loin, et déroulait  son long tapis de bitume qu'il foulait sans amertume, il faisait front, sans... [Lire la suite]
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dimanche 31 mars 2013

LE PROFIL ET LES OMBRES...Extrait

   Il faut t’asseoir au nord de toi-même et puis au sud établir ensuite un axe pour tenir debout le temps du désamour La mer tiendra dans ton poing si tu arrêtes tes larmes et ta maison sera dans la clé Empoigne le bois le soleil se lèvera dans sa sciure près du cirque vide d’où auront fui les fauves et ton cheval blond enchaîné Elles auraient pu durer encore les roses mais tu ne l’as pas voulu vraiment… Sens la fraîcheur de la nouvelle croix La liberté s’inaugure lourde mais si légère aussi dans son humilité Axe fumant... [Lire la suite]
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lundi 25 mars 2013

WILLIAM BUTLER YEATS

"Tournant, tournant dans la gyre toujours plus large Le faucon ne peut plus entendre le fauconnier. Tout se disloque. Le centre ne peut tenir. L'anarchie se déchaîne sur le monde Comme une mer noircie de sang partout On noie les saints élans de l'innocence. Les meilleurs ne croient plus à rien, les pires Se gonflent de l'ardeur des passions mauvaises."   .   WILLIAM BUTLER YEATS   .   Oeuvre David Ho      
vendredi 22 février 2013

CES LIENS SI FRAGILES...Extrait

O que va signifier partir si partout n'est que désespoir si se défait en moi la force   de constamment refaire l'enfance de toujours changer ses questions en gardant toujours son regard pour que soit possible maintenant   de vous écouter vieilles choses laissées dans une maison vide - o pulsations à peine sensibles entre souvenances et oubli - laissées parmi d'autres présences qui pourraient vous abandonner   de vous sauver - d'une pensée - choses laissées  dans le longtemps de... [Lire la suite]
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mercredi 5 décembre 2012

L'IMPROBABLE...Extrait

Toute beauté brûle à petit feu, et se défait avec tendresse, lentement, comme l’aster, gloire de l’automne, et l’iris si fragile qu’il faut le transporter dans ses langes. Les chatoyantes ainsi se changent, se déguisent en leurs couleurs aux odeurs de délices. Certaines ne s’ouvrent que la nuit On les dirait pressées de disparaître, de s’effacer. La créature belle, la grâce, la pensée, ne peut jamais s’appartenir, elle consume son éclat pour tout remettre à qui s’en vient vers elle. Peut-on posséder un regard ? un baiser ? Et celui... [Lire la suite]
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lundi 31 octobre 2011

SURVIVRE ET MOURIR

Partir sans plus de bruit qu’une feuille morte Abandonner le temps enfin Retrouver les fruits de la terre dans la terre   Ton ventre s’étonne d’un oubli   L’arbre te recommence   Si ce n’est le sang aux tempes Comme un souffle vain Si ce n’est la paupière Sur l’épaule d’un jour Si ce n’est le fruit Comme un œil fatigué   C’est alors le dernier mot Sur le parchemin de vivre . GUY ALLIX .
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dimanche 25 septembre 2011

LETTRE A L'ÊTRE...Extrait

Le temps humain n’existe pas plus avant. Je me pare de suicides dont je connais la mesure jusqu’aux épaisseurs des organes qu’ils visent et que je leur refuse en trichant. Je suis le centre oublié du monde. Le temps n’est plus, le vent n’est plus, l’océan n’est plus, le monde n’est plus, mon être seul connaît la mesure de sa décadence et mon cerveau ses oubliettes, précises, que butinent mes souvenirs. Je n’ai plus le temps, plus d’avant non plus, seul ce présent, démoniaque et compatissant, la passion pour raison et l’infini pour... [Lire la suite]
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mercredi 20 juillet 2011

DESERT

Ormeau, cormier, figuier abandonné qui jamais plus ne verrez revenir l'homme qui vous planta ici, sur la haie du grand champ du haut... Ici, enfant, je passais  votre ombre tout au long du sentier d'herbe et d'argile où jamais plus je ne repasserai.   Vous regardez, luisantes dans les herbes entre cades et genévriers les pierres remontées de la friche. Elles ont oublié le goût de fer de la charrue, et, derrière le mancheron l'ombre et l'homme.   Il vous reste le loriot de l'été et l'aigre flûte du vent. ... [Lire la suite]
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