vendredi 22 février 2013

CES LIENS SI FRAGILES...Extrait

O que va signifier partir si partout n'est que désespoir si se défait en moi la force   de constamment refaire l'enfance de toujours changer ses questions en gardant toujours son regard pour que soit possible maintenant   de vous écouter vieilles choses laissées dans une maison vide - o pulsations à peine sensibles entre souvenances et oubli - laissées parmi d'autres présences qui pourraient vous abandonner   de vous sauver - d'une pensée - choses laissées  dans le longtemps de... [Lire la suite]
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mercredi 5 décembre 2012

L'IMPROBABLE...Extrait

Toute beauté brûle à petit feu, et se défait avec tendresse, lentement, comme l’aster, gloire de l’automne, et l’iris si fragile qu’il faut le transporter dans ses langes. Les chatoyantes ainsi se changent, se déguisent en leurs couleurs aux odeurs de délices. Certaines ne s’ouvrent que la nuit On les dirait pressées de disparaître, de s’effacer. La créature belle, la grâce, la pensée, ne peut jamais s’appartenir, elle consume son éclat pour tout remettre à qui s’en vient vers elle. Peut-on posséder un regard ? un baiser ? Et celui... [Lire la suite]
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lundi 31 octobre 2011

SURVIVRE ET MOURIR

Partir sans plus de bruit qu’une feuille morte Abandonner le temps enfin Retrouver les fruits de la terre dans la terre   Ton ventre s’étonne d’un oubli   L’arbre te recommence   Si ce n’est le sang aux tempes Comme un souffle vain Si ce n’est la paupière Sur l’épaule d’un jour Si ce n’est le fruit Comme un œil fatigué   C’est alors le dernier mot Sur le parchemin de vivre . GUY ALLIX .
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dimanche 25 septembre 2011

LETTRE A L'ÊTRE...Extrait

Le temps humain n’existe pas plus avant. Je me pare de suicides dont je connais la mesure jusqu’aux épaisseurs des organes qu’ils visent et que je leur refuse en trichant. Je suis le centre oublié du monde. Le temps n’est plus, le vent n’est plus, l’océan n’est plus, le monde n’est plus, mon être seul connaît la mesure de sa décadence et mon cerveau ses oubliettes, précises, que butinent mes souvenirs. Je n’ai plus le temps, plus d’avant non plus, seul ce présent, démoniaque et compatissant, la passion pour raison et l’infini pour... [Lire la suite]
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mercredi 20 juillet 2011

DESERT

Ormeau, cormier, figuier abandonné qui jamais plus ne verrez revenir l'homme qui vous planta ici, sur la haie du grand champ du haut... Ici, enfant, je passais  votre ombre tout au long du sentier d'herbe et d'argile où jamais plus je ne repasserai.   Vous regardez, luisantes dans les herbes entre cades et genévriers les pierres remontées de la friche. Elles ont oublié le goût de fer de la charrue, et, derrière le mancheron l'ombre et l'homme.   Il vous reste le loriot de l'été et l'aigre flûte du vent. ... [Lire la suite]
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dimanche 19 juin 2011

LAISSER PARTIR...Extrait

L’enfant qui appelle au fond de chacun reste tapi dans l’obscurité de l’abandon. Il faudrait le prendre dans les bras et lui murmurer la berceuse du retour. Mais non, d’emblée nous avons choisi de ne pas entendre la profondeur de son cri   L’adulte qui ment au cœur de sa vie reste sali sous la fausse lumière du pardon. Il faudrait le tirer de sa nuit et lui crier la colère du premier jour. Mais non, longtemps nous avons choisi de ne pas rejeter la noirceur de son silence. . ALAIN SUIED .  
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lundi 18 avril 2011

IL ETAIT UNE FOI EN CHEMIN

Découvrez la playlist Sant' Andria avec A Filetta .    " Le symbolisme n'est pas logique, ne l'oublions jamais. Il est pulsion vitale, reconnaissance instinctive; c'est une expérience du sujet total, qui naît à son propre drame par le jeu insaisissable et complexe des innombrables liens qui tissent son devenir en même temps que celui de l'univers à qui il appartient et auquel il emprunte la matière de toutes ses re-connaissances. Car finalement, il s'agit toujours de naître avec, en mettant l'accent sur cet  avec,... [Lire la suite]
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samedi 5 mars 2011

CANTA A I SARRI...Extrait

(...) Hè mortu È a petra ùn sarà più listessa Hè mortu È l’acqua ùn hè più vagabonda Hè mortu È u rimisciu s’hè stallatu in ciarbeddu Hè mortu È u ventu s’hè pisatu Più forti chè sempri Pugnendu di dì à l’arba calcosa Ch’ùn pudemu senta Mittimu fora sti parolli di poca feda Cacciemuli di paesi Sò gattiva roba Ùn valini tanti cosi È chì ni sapeti vo Vo chì piddeti tuttu par straccii In i vo mani di ruspulaghji Vo chì piatteti i vosci denti Da daretu faccia mustavata Iè vo chì ni sapeti Pudeti dì o lu tintu Pudeti andà à... [Lire la suite]
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lundi 28 février 2011

AVEC LE TEMPS

Avec le temps...avec le temps, va, tout s'en vaon oublie le visage et l'on oublie la voixle cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'allerchercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bienavec le temps...avec le temps, va, tout s'en val'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluiel'autre qu'on devinait au détour d'un regardentre les mots, entre les lignes et sous le fardd'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuitavec le temps tout s'évanouitavec le temps...avec le temps, va, tout s'en vamêm' les plus chouett's... [Lire la suite]
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mercredi 23 février 2011

POURQUOI ?

Il me reste peut-être un ou deux jours à vivre,Personne n'est venu... je sais , je vais mourir.Dans ma tête de chien, j'ai tant de souvenirs,De souvenirs heureux au temps où j'étais libre.Je vous aimais pourtant, j'étais bien près de vous Et les enfants m'aimaient, moi aussi, je l'avoue.Et je cherchais toujours à vous faire plaisirAttentif comme un chien à vos moindres désirs.Je vous aimais depuis presqu' une vie entièreHuit ans... je me souviens, et c'était merveilleux ! Vous m'avez "balancé" à travers la... [Lire la suite]
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