jeudi 18 mai 2017

LE CRI DU BUTOR

Maintenant que la jeunesse S'éteint au carreau bleui Maintenant que la jeunesse Machinale m'a trahi Maintenant que la jeunesse Tu t'en souviens souviens-t-en Maintenant que la jeunesse Chante à d'autres le printemps Maintenant que la jeunesse Détourne ses yeux lilas Maintenant que la jeunesse N'est plus ici n'est plus là Maintenant que la jeunesse Sur d'autres chemins légers Maintenant que la jeunesse Suit un nuage étranger Maintenant que la jeunesse A fui voleur généreux Me laissant mon droit d'aînesse Et l'argent... [Lire la suite]
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vendredi 5 mai 2017

L'EROSION DE L'ÂGE

Je m’enfonce à nu dans le précipice sous ce ciel réfractaire mon souffle vagabonde j’interroge l'épitaphe de l'obscure absence en exil je cueille l'érosion de l'âge j'espère l'indulgence de l'éloignement une armée de cris s'est tue dans ma prairie seul je brave l'incendie de l’étrange songe mon ombre enchaînée à son brasier se consume dépourvue de compassion je jure sur le parvis de cette danse avec l’abîme que la valve de mon cœur ne pliera pas devant le sentier paradoxal de la cruauté je vous ai laissé les ossements de ma... [Lire la suite]
mercredi 19 avril 2017

UN ROSSIGNOL DANS UN ARBRE...Extrait

Une cabane dans un arbre se souvient de rires d'enfants. Elle fut construite par des mains malhabiles et par des cœurs trop grands. Des oiseaux y nichent - souvent....   .   DANIEL LEDUC   .  
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vendredi 14 avril 2017

COLETTE GIBELIN...Extrait

Nous cherchons ce lieu de vertige où les rumeurs de la vie s’irisent de lumière, ce lieu de nulle part, oiseau fulgurant et avide, étrange et mauve, aux ailes déployées vers l’absence et le rêve. Chasseurs entêtés de l’ailleurs, nous flottons, îles de solitude au-dessus des grands fonds où grouillent tant de présences que le regard évite. Ici, le monde est plein. Le monde craque, éclate, pourrit. Le monde étincelle et jaillit. Ici. Le silence nous lance le cri des fontaines. Ici. Nous ne l’entendons pas,insensés que nous sommes,... [Lire la suite]
vendredi 3 mars 2017

ARMEL GUERNE

Miserere On les a vus, l’impatience fleurie Entre les doigts et la peur vide dans les yeux : Ceux-là qui font le nombre noir de la cohue Et le luxe des épouvantes. Qui sont-ils ? Ils ne sont rien que cette hâte Comme un vent blanc, Seulement pour ne pas y être. Mais ils sont là, tenacement, ils sont tous là Ceux qui tiennent la place De leur absence. Et leur nom est légion.   .   ARMEL GUERNE   .     Oeuvre Serge Fiorio http://sergefiorio.canalblog.com/      
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mardi 28 février 2017

A BOUCHE PERDUE

A Rachel   Je voudrais te parler à bouche perdue Comme on parle sans fin dans les rêves, Te parler des derniers jours à vivre Dans la vérité tremblante de l’amour, Te parler de toi, de moi, toujours de toi, De ceux qui vont demeurer après nous, Qui ne connaîtront pas l’odeur de notre monde, Le labyrinthe incertain de nos vies mêlées, Qui ne comprendront rien à nos songes, A nos frayeurs d’enfants égarés dans les guerres. Je voudrais te parler, ma bouche contre ta bouche, Non de ce qui survit ni de ce qui va mourir Avec la... [Lire la suite]

lundi 27 février 2017

CENDRES...Extrait

Tout un peuple défunt secouait son linceul;Tu seras dans ton lit de schisteAu pied du figuier tordu.Ils viendront par le Val de MortMontant lentement la collineLe cimetière est à main gauche,Tu ne t'en souviendras déjà plus.Quand je cherche ma voix, j'entends vos lèvres closesVotre terrible voix d'au-delà de la nuit...Qui portera vos voix vivantes dans mes chants ?Voix de la mort, pétrie du silence éternelDe mes absents plus présents d'être mortsEn moi créés, en moi vêtus de rayons noirsTu roules dans ton flot les fruits purs de la... [Lire la suite]
jeudi 16 février 2017

MEMOIRES SANS VISAGES & AUTRES TEXTES...Extrait

J'aurais beaucoup à dire Ce qui remonte de la nuit Ce que le jour te jette à la figure, les traînées rouges du ciel entre les branches Et toi, n'osant bouger pour ne pas déranger cette splendeur fugace J'ai quelquefois si mal de toutes ces ferveurs Que faire de l'absence, qui grandit, qui déploie ses ailes miroitantes imprègne le langage Je pourrais dire la fascination de l'inutile, l'aimantation du vide Je pourrais même dire le besoin de parler, comme on crache, comme on urine et l'âpre nécessité de se taire parce que rien,... [Lire la suite]
samedi 11 février 2017

L'IMPROBABLE...Extrait

Quand nous avons à défier l’absence d’un être, le temps qui nous a dupé, le gouffre qui se creuse au cœur même de la présence, ou de l’entente, que sais-je, c’est à la parole que nous venons comme à un lieu préservé. Le mot est l’âme de ce qu’il nomme, nous semble-t-il, son âme toujours intacte. Et s’il dissipe dans son objet le temps, l’espace, ces catégories de notre dépossession, s’il l’allège de sa matière, c’est sans porter atteinte à son essence précieuse et pour le rendre à notre désir.   .   YVES BONNEFOY  ... [Lire la suite]
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samedi 11 février 2017

TRANSPARENCES

Un matin bruissant froissé de bruits sourds de voix contenues un matin chagrin s’il n’y avait cette ferveur inavouée récurrente ce chant au loin palpitant. Le nom imprononçable s’est replié avec la nuit comme une carapace vide une cuirasse d’insecte craquant sous nos pas. Le nom s’est pulvérisé sur nos lèvres impatientes. Reste le souffle l’élan qui nous porta. Aller au plus saillant de notre légende aller jusqu’à l’ardeur blessante et chercher chercher ranimer l’éparpillé aller au-delà de la voix aimée dans l’absence marquetée... [Lire la suite]