vendredi 16 juin 2017

MEDITATION

Merci Umar... . . L'être n'est pas en quête de vérité mais d'une consolation. Il croit désirer la vérité mais, inscrit dans la subjectivité de sa chair, il ne peut y accéder. Ce n'est pas pour autant que la vérité absolue n'existe pas, que tout relève d'une opinion, mais qu'on ne peut la cerner. Sinon sous une forme mystique, dans la plénitude de la lumière du divin, mais le partage de l'ineffable, s'il existe seulement, est impossible. La consolation est cette ivresse qui nous permet d'oublier notre destin commun,... [Lire la suite]

samedi 3 juin 2017

LE CERCLE DE L'AURORE

Je ne suis pas ce Je majuscule et sans âge, je ne suis pas ce Je apposé dans la marge. Je suis Vous qui passez, compagnons de mirages, multiples de moi-même à l'ombre des noyers. Il m'en aura fallu du temps pour délasser les grandes mains de l'aube que le couchant fermente et du temps pour aimer par-delà la tourmente, chaque coeur, chaque ride, chaque larme versée. Je sais que le dernier souffle aura le parfum du premier, rassemblant à rebours les fragrances éludées de nos intermittences et je nous sais unis par la... [Lire la suite]
vendredi 2 juin 2017

JUDITH CHAVANNE

Pourtant, il y a de la douceur, la façon comme un sourire en avril que le prunus et le cerisier ont d’éclore ; à des carrefours, la marche suspendue le temps qu’on hésite, et le corps qui prend avec grâce une pause inconnue ; le rythme plus lent sur lequel se prononce une amie, comme pour nous laisser le temps de nous installer dans une parole partagée ; et cette place qu’on s’accorde aussi en aimant en secret, destinant des pensées que l’on sait pouvoir être reçues. Il ne suffit pas que l’âme soit effleurée mais on peut sans... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
jeudi 1 juin 2017

SENS, PRESENCE, ABSENCE, CONSCIENCE

Sens…vous avez dit « sens » ?Y a-t-il un sens à la quête de sens de l’Homme ? Et si sa quête de sens était une quête de sens interdit ?Comment interpréter la présence, chez l’Homme, de la conscience ?La conscience humaine, n’est-ce pas d’abord une manière de se tenir hors du monde, hors de tout ? N’est-ce pas, d’abord, le sentiment d’une radicale séparation ? D’une altérité qui pousse à harceler le monde, vu comme extérieur, de questions, quand ce n’est pas  à se harceler soi-même de questions sur soi-même ? Il y aura... [Lire la suite]
dimanche 28 mai 2017

CESARE...

Des pensées pour mon petit Césare qui fête ses 9 ans aujourd'hui     Ô que c’est long d’aimer sans voir ce que l’on aime… De caresser une ombre et de sourire au mur Et de s’interroger si l’Autre fait de même Et se sent dans le cœur je ne sais quel fruit mûr Qui crève de tristesse et d’espérance extrême.   .   PAUL VALERY   ..   " Moana " Tableau à Césare Ortoli par Caroline Ortoli ( 2009 ) .   Tu penses à quoi ? A ma voix sur le fil quand je cherche ta voix ? A toi qui t’enfuyais... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 18 mai 2017

LE CRI DU BUTOR

Maintenant que la jeunesse S'éteint au carreau bleui Maintenant que la jeunesse Machinale m'a trahi Maintenant que la jeunesse Tu t'en souviens souviens-t-en Maintenant que la jeunesse Chante à d'autres le printemps Maintenant que la jeunesse Détourne ses yeux lilas Maintenant que la jeunesse N'est plus ici n'est plus là Maintenant que la jeunesse Sur d'autres chemins légers Maintenant que la jeunesse Suit un nuage étranger Maintenant que la jeunesse A fui voleur généreux Me laissant mon droit d'aînesse Et l'argent... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

vendredi 5 mai 2017

L'EROSION DE L'ÂGE

Je m’enfonce à nu dans le précipice sous ce ciel réfractaire mon souffle vagabonde j’interroge l'épitaphe de l'obscure absence en exil je cueille l'érosion de l'âge j'espère l'indulgence de l'éloignement une armée de cris s'est tue dans ma prairie seul je brave l'incendie de l’étrange songe mon ombre enchaînée à son brasier se consume dépourvue de compassion je jure sur le parvis de cette danse avec l’abîme que la valve de mon cœur ne pliera pas devant le sentier paradoxal de la cruauté je vous ai laissé les ossements de ma... [Lire la suite]
mercredi 19 avril 2017

UN ROSSIGNOL DANS UN ARBRE...Extrait

Une cabane dans un arbre se souvient de rires d'enfants. Elle fut construite par des mains malhabiles et par des cœurs trop grands. Des oiseaux y nichent - souvent....   .   DANIEL LEDUC   .  
Posté par emmila à 18:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 14 avril 2017

COLETTE GIBELIN...Extrait

Nous cherchons ce lieu de vertige où les rumeurs de la vie s’irisent de lumière, ce lieu de nulle part, oiseau fulgurant et avide, étrange et mauve, aux ailes déployées vers l’absence et le rêve. Chasseurs entêtés de l’ailleurs, nous flottons, îles de solitude au-dessus des grands fonds où grouillent tant de présences que le regard évite. Ici, le monde est plein. Le monde craque, éclate, pourrit. Le monde étincelle et jaillit. Ici. Le silence nous lance le cri des fontaines. Ici. Nous ne l’entendons pas,insensés que nous sommes,... [Lire la suite]
vendredi 3 mars 2017

ARMEL GUERNE

Miserere On les a vus, l’impatience fleurie Entre les doigts et la peur vide dans les yeux : Ceux-là qui font le nombre noir de la cohue Et le luxe des épouvantes. Qui sont-ils ? Ils ne sont rien que cette hâte Comme un vent blanc, Seulement pour ne pas y être. Mais ils sont là, tenacement, ils sont tous là Ceux qui tiennent la place De leur absence. Et leur nom est légion.   .   ARMEL GUERNE   .     Oeuvre Serge Fiorio http://sergefiorio.canalblog.com/      
Posté par emmila à 19:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,