vendredi 2 décembre 2016

ANDRE LAUDE... Extrait

Jetons d'absence Olga Katz, ma mère, juive polonaise, morte à Auschwitz. Parfois les sombres vents venus de Pologne, me ramènent l'odeur maternelle. Une odeur de peaux, de dents, de crânes, de tibias, d'omoplates carbonisés. Alors je pleure comme un enfant dans le noir. Absent à moi-même, je descends et monte les rues sans identité. Rue Pelleport, rue Etienne-Marcel, rue des Abbesses, rue François 1er ... Quand un flic m'arrête brutalement, c'est, forcément, qu'il m'a pris pour un autre. Un autre que j'ignore, et qui... [Lire la suite]

samedi 26 novembre 2016

ODE

Toi et moi           les bras tendus           à hauteur de l’azur                       avec la folle envie d’accoter nos regards                       au royaume des étoiles.Nos oreilles collées au... [Lire la suite]
samedi 26 novembre 2016

LETTRE D'AMOUR

Je pense aux holothuries angoissantes qui souvent nous entouraient à l’approche de l’aube quand tes pieds plus chauds que des nids flambaient dans la nuit d’une lumière bleue et pailletée Je pense à ton corps faisant du lit le ciel et les montagnes suprêmes de la seule réalité avec ses vallons et ses ombres avec l’humidité et les marbres et l’eau noire reflétant toutes les étoiles dans chaque œil Ton sourire n’était-il pas le bois retentissant de mon enfance n’étais-tu pas la source la pierre pour des siècles choisie pour appuyer ma... [Lire la suite]
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mercredi 9 novembre 2016

REGAIN DU SANG...Extrait

Midi muet sous l'ombre familière d'un noyerChardons jachères en fleursRien n'est étranger à l'absenceEt rien ne garde sa mesureLa faim est lente l'envol long à venirNous ne savons pas dire l'usure des mains amiesMidi muet sous l'ombre familière d'un frêne .   EMMANUEL  DAMON   .      
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mercredi 12 octobre 2016

NE T'EXCUSE PAS...Extrait

Pour notre patrie, proche de la parole divine, un toit de nuages. Pour notre patrie, distante des attributs du nom, une carte de l'absence. Pour notre patrie, petite comme un grain de sésame, un horizon céleste...et un abîme caché. Pour notre patrie, pauvre comme les ailes de la grouse, des Livres saints...et une blessure à l'identité. Pour notre patrie, aux collines assiégées déchiquetées, les embuscades du passé nouveau. Pour notre patrie, butin de guerre, le droit de mourir consumée d'amour. Pierre précieuse dans... [Lire la suite]
lundi 10 octobre 2016

LE SOLEIL NOUS A BLESSES

L’écorchure a atteint le papier vierge. J’entends battre ton cœur sur le quai de la gare où tu m’attends. Tu flottes comme un chagrin à la recherche d’un câlin réconfortant. Les trains se succèdent dans la pénombre haletante, des bras et des jambes, un corps, un vertige, une matière assemblée et agile. Je ne peux te toucher.Les mots font trop de bruit. Trop de fracas de feuilles dans l’écriture. Je peins le vacarme aux couleurs de mon souffle. Mille étages de couleurs s’effondrent en avançant.Et si nous allions voir la lame qui... [Lire la suite]

vendredi 7 octobre 2016

LA VRAIE VIE EST ABSENTE...Extrait

Un jourune annéedes sièclessans toile courage se défaitl’agonie prend forme d’éternitésans toisans euxles autres qu’il faudrait rejoindrequi sont trop loin déjàailleursinsaisissablesentre nousune paroi de roches si lisseque les mains n’y trouvent pas d’appuion se lève le matinhébétéon se regarde dans la glaceces yeuxce visagece rictuspas moiun autreun étrangerun malade bien sûrils l’ont tant répétéles lâchespour qu’il ne reste vraiment plus rienà accrocher au gibet de l’amour avorté. .   FRANCIS GIAUQUE   .   ... [Lire la suite]
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lundi 19 septembre 2016

LE COEUR JAUNE ...Extrait

... Près de toi c’est près de moi Et loin de tout est ton absence Et la lune est couleur d’argile Dans la nuit du tremblement Quand dans la terreur de la terre S’assemblent les racines Et l’on entend tinter le silence Avec le son de l’épouvante. La peur est aussi un chemin. Et entre ses pierres effrayantes La tendresse peut marcher à quatre pieds et quatre lèvres. Car sans s’éloigner du présent Qui est une bague délicate Nous touchons le sable d’hier Et dans la mer l’amour évoque Une fureur incessante.   .   PABLO... [Lire la suite]
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vendredi 16 septembre 2016

LETTRE D'ANTOINE DE ST EXUPERY A NATHALIE ...Extrait

 ... A Nathalie . "Mais je ne puis pas ne pas connaître que je viens d'être pris par la main. Pour la première fois depuis bien longtemps je ferme les yeux. Sur la paix de mon cœur. Je n'ai plus à chercher mon chemin. On ne peut pas m'empêcher de fermer les yeux si je suis heureux. Un peu comme les portes ou les fenêtres des granges. On les ferme une fois qu'elles sont pleines. Tu es en moi comme une provision merveilleuse. Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça, c'est la... [Lire la suite]
lundi 5 septembre 2016

AGNES SCHNELL...Extrait

On est un peu absent au mondeOn est dans le fatrasencombré de pierres et d’histoiresemmêlé d’enfluresde baudruches d’exils vains.On est enspiralé dans la parolenu sous le regard des autresle sang trop vieuxen nos veines épuisées.Quand on aura tout dénouéquand les fêlures n’auront plus de portéel’enfance sera peut-êtreterre étrangère en notre mémoire. .   AGNES SCHNELL   .  
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