jeudi 12 septembre 2019

BRUNO RUIZ...Extrait

« Ce peu de temps qui reste A ce corps qui s’enliseJe le veux souverainSous la lune compliceJe le veux dans ta mainPlus léger qu’une abeilleComme un coussin d’étéLa flèche d’un hiverJe le veux sans compterLes ruines de nos routesEt savourer à deuxL’instant qui s’éternise. »***« Voici le temps des bilans de l’usure Aux feux croisés de nos forges intimesJe veux l’amour absolu jusqu’au boutFace à la verte et dernière beautéMaintenant »   . . .   BRUNO  RUIZ . . . . Oeuvre ?
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lundi 1 avril 2019

LE FEU GOUVERNE...Extrait

Pour dire celui qui précipite dans ses solitudes brûlées laperfection du feu et de la cendre, je maintiens la fin dansl’ébranlement, le départ dans le terme. Le monde est muré. La ville est murée. Sans répit la folle cogneson outil de fer contre la peau du cercle. Son loisir est la haine. Je ne dénonce pas. Mais dans l’absolu des menthes et des saugesbleues, entre la mort en habits de laine et l’été intime desplantations, j’éveille les musiciens, je rassemble les jeteuses de sort,j’applique une fraîcheur d’argile sur la cicatrice qui... [Lire la suite]
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vendredi 24 août 2018

LE SILENCE N'AURA PAS NOTRE VOIX

Nous pensons à toutes, tous les emprisonnés.es ainsi qu'à celles et ceux dont la liberté est menacée pour opposition au régime politique autoritaire qui règne sur la Turquie. Nous partageons leur accablement car les valeurs et principes fondamentalement humains qui animent certains pays sur cette terre sont universels et sans frontières. Le combat qu'ils nécessitent pour leur sauvegarde ou leur instauration appartient au devenir de la condition humaine et aucune personne vivante au monde ne saurait y échapper. Ceci ne relève pas... [Lire la suite]
dimanche 8 juillet 2018

DERRIERE LA PORTE

Un jour sur terre, le swing de la misèreDégoulinant de l’étagère à ampères Illuminera les dernières miettesLes restes d’un festin et les verres videsDe la clémence enlacée en paupiettesSur la table « nostre » dépitée de lipidesLe flux du pain chaud aux rizières du pauvreLe combat du ventre chez le concierge du criDes images flottent entre les dents du loupCe n’est pas chez toi, mais chez les autresCe n’est pas du blé, cela ne fait pas un pli Des images flottent encore où l’hostie n’est plus La souffrance efface la... [Lire la suite]
vendredi 6 avril 2018

NICOLE BARRIERE...Extrait

il y a les mots les ombres des motsles lumièresles lueurs des motsles crisles chuchotementsles mots tendrement ouvertsles mots envolés des lèvrescomme des ailes pliéescomme des fenêtres ouvertescomme des rivières où naissent les âmesles mots tombent comme des fruits mûrscomme des feuillescomme l’herbe rouge et bleueplus tardquand les feuilles noircissentla peau des rêvesle soir descend des étoilesune autre langue parleles mots du chemin et de la forêtdans toutes les languesmarchent sur l’invisiblec’est ta main dans la mienne... [Lire la suite]
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samedi 23 septembre 2017

POURQUOI DES POETES EN TEMPS DE MANQUE ?

" La poésie de nos jours est-elle un sujet d'étonnement ? De dérision plutôt. Non pas aux yeux des autres : à ceux d'abord des poètes. L'écriture, son agonie.Ne fallait-il pas découvrir les pièges où la poésie facilement se laissait prendre ? Ce mythe de l'innocence ou de l'unité grâce auquel les poètes ont pu vivre en ces temps du manque, ou survivre, angélisme, a-t-on dit, respectant, perpétuant le schéma reli­gieux : poésie, paradis. Le poème avait mission de purifier, il le pouvait, ses mots parti­cipaient à l'être et tendaient... [Lire la suite]

mercredi 20 septembre 2017

BIENS ÉGAUX

Je suis épris de ce morceau tendre de campagne, de son accoudoir de solitude au bord duquel les orages viennent se dénouer avec docilité, au mât duquel un visage perdu, par instant s’éclaire et me regagne.  De si loin que je me souvienne, je me distingue penché sur les végétaux du jardin désordonné de mon père, attentif aux sèves, baisant des yeux formes et couleurs que le vent semi-nocturne irriguait mieux que le main infirme des hommes.  Prestige d’un retour qu’aucune fortune n’offusque.  Tribunaux de midi, je... [Lire la suite]
mardi 8 août 2017

VIVRE

La société merdique finit toujours par installer son office délétère qui pousse à choisir la surface, celle des virtualités grégaires et autres lavages de cerveaux, au détriment de la profondeur à créer et partager. Infinie tristesse de constater que la laideur gagne presque toujours sur les possibilités d'élévation. S'emprunte petit à petit des chemins moins contraignants. Les hommes ont ainsi besoin d’agitations futiles, de prairies toujours plus vertes ailleurs, de petits égoïsmes rassurants. La sacralité ordinaire leur fait... [Lire la suite]
mardi 27 juin 2017

VOLEES D'ACTES DE PAROLES EN EPANCHEMENTS

Le temps accumulant compulsivement les années, l’homme égare ses valeurs qu’en principe, il « discerne » ; le mirage de sa raison trop hantée par l’écho n’éprouve estime et patience que pour ce qui le leurre... Marée retirée : maintenant se trouve presque vide la maison qui grouillait de nos vies et de nos objets, à la commode près et sa lourde plaque de marbre s’excusant d’être là, dérive sans affectation... Je sais la terre : j’en garde tous les jours sous les ongles. La pensée d’être mis sous elle ne m’effraie en rien. De la... [Lire la suite]
mercredi 26 avril 2017

ABDELWAHAD MEDDEB

 Absolu perçu raison d'histoire chez ceux qui ont vaincu comme chez ceux qui ont perdu Absolu que scelle le silence des pierres face au désastre face à la victoire au lieu de gager Absolu contre Absolu n'est-il pas juste de céder l'Absolu à son irrévocable silence   .   ABDELWAHAD MEDDEB   .   Oeuvre Thami Benkirane https://benkiranet.aminus3.com     
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