mardi 27 juin 2017

VOLEES D'ACTES DE PAROLES EN EPANCHEMENTS

Le temps accumulant compulsivement les années, l’homme égare ses valeurs qu’en principe, il « discerne » ; le mirage de sa raison trop hantée par l’écho n’éprouve estime et patience que pour ce qui le leurre... Marée retirée : maintenant se trouve presque vide la maison qui grouillait de nos vies et de nos objets, à la commode près et sa lourde plaque de marbre s’excusant d’être là, dérive sans affectation... Je sais la terre : j’en garde tous les jours sous les ongles. La pensée d’être mis sous elle ne m’effraie en rien. De la... [Lire la suite]

mercredi 26 avril 2017

ABDELWAHAD MEDDEB

 Absolu perçu raison d'histoire chez ceux qui ont vaincu comme chez ceux qui ont perdu Absolu que scelle le silence des pierres face au désastre face à la victoire au lieu de gager Absolu contre Absolu n'est-il pas juste de céder l'Absolu à son irrévocable silence   .   ABDELWAHAD MEDDEB   .   Oeuvre Thami Benkirane https://benkiranet.aminus3.com     
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jeudi 22 septembre 2016

TRANSPOETIQUE. LA MAIN CACHEE ENTRE POESIE ET SCIENCE...Extrait

En évoquant le miel le plus secret de la poésie, nous touchons ici un domaine où il n'y a rien à comprendre rationnellement, mais tout à vivre intuitivement. Le sentiment de l'Absolu ne se définira jamais. Il est vécu ou il n'est pas vécu. Tout rationaliste ne verra là qu'illusion ou absurdité. Il n'est pire sourd, dit-on, que celui qui ne veut pas entendre. Mais la question est plus radicale : N'entend pas celui qui n'a pas le pouvoir d'entendre. Trop d'êtres humains sont hélas des huîtres scellées : jamais la lumière ne pénètre à... [Lire la suite]
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mardi 21 juin 2016

ORIENTALE

 Trouble sensualité anamnèse de la mélopéeDémence du rythme lancinantSystole diastoleBlanc le ventre sous l'orange vaporeux du voileL’œil du nombril plénitude ovéeRouge arabesque noir khôlS'étire en un regard de connivenceMémoire-cyclope des originesAu diapason des accords intimesEt de la cadence harmonieuse des breloquesQui tintinnabulent en incantationsLe Merveilleux ensemence l'AbsoluSubstance de l'ultime danseRe-naissance sur l’hystérie du monde .   © CAROLINE ORTOLI   .      
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jeudi 16 juin 2016

CE QUI SE MEURT PARLE PLUS FORT

" L’abandon se cambre de lui-même. Il nous offre sa face tactile et nous sommes rongés d’une corrida de gestes immobiles. Tout ce qui rompt avec la possession et le sentiment d’appartenance nous dépite. C’est la grande cascade de la mort qui ne se voit pas. L’engagement se débride et nous sommes contraints de nous en retourner seuls tout au fond de nos âmes. L’estocade trempe sa lame dans la nuit d’encre et t’écrire devient un râle, un entre-deux dans le creux de la fracture que je remplis de mots. Tu vois, il nous faut remplir, puis... [Lire la suite]
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samedi 28 mai 2016

REQUIEM...Extrait II

« Entre les roses noircies et ces traînées de bave orange hier encore capucines, un aster tend ses rameaux de fleurs fripées, tremble silencieusement, supplie ! Détresse pour détresse, il n’est pas d’abîme entre celle des plantes et celle des hommes. L’absolu d’une solitude les rapproche jusqu’à l’échange : j’ai vécu cette mutuelle pitié. C’est pourquoi j’entends l’appel à peine balbutié là-bas dans la bise. J’irai toucher les minces tiges mordues par le gel, je les caresserai comme elles avaient frôlé jadis l’épaule du rôdeur jeté... [Lire la suite]
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dimanche 10 avril 2016

LA NUIT AU SOLEIL...Extrait

Peut-on jamais sortir des signes ( et du sens )En sortir absolumentPour entrer dans l'absolue réalité sans signe ?Qui " on " ?La poésie ne nous fait jamais mieuxsignequ'en nous aveuglantabsolument.Nous que l'absolue réalité sans signerend muets,tout,dans une seconde vue, nous fait signe ;toutnous renvoie au sensqui n'a de sensqu'à l'intérieur du sens :sans signeen noussans nom.Les yeux ne sont faits pour ne voir,les oreilles pour n'entendrerien d'absolu.   . MICHEL CAMUS .     Oeuvre Philippe Le Ferrand ... [Lire la suite]
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mercredi 18 novembre 2015

POEME A CRIER...Extrait II

... Ce besoin de l’autrequi te prend malgré toice besoin qui te brûleles reins        ou le cœurou l’âme quand tu y croiste submerge trop. Un mot seul pour te dire, dénudéetoujours et encore dépossédée envahie…Ce n’est peut-être qu’illusionun voile   une buéeun jeu dans le miroirun passage du dedansvers le fluctuant.Ce n’est peut-être qu’une partie de déscontre soi-mêmeune partie pour durerdans l’inhospitalierun jeu noirsur un damier videune terrible partieavec l’absolu. . ... [Lire la suite]
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samedi 7 novembre 2015

ERNEST PEPIN

 "J’ai ouvert toutes les portesToutes les fenêtresPour que l’amour prenne ses aisesComme une brise du soirQui ouvre sur ta peau un trop-plein de caressesJ’ai ouvert la porte à grands battantsA grand balanPour accueillir tous les mots bleusSur l’aile de ma mémoireLa sève d’un crépusculeEt l’éclat triomphant du matinTous les mots qui saupoudrent le rêve brûlant de l’alphabetLes mots qui parlent tout basEt les mots qui crient la beauté du mondeJ’ai ouvert la portePas de barrièrePas de frontièrePour faire circuler l’audace de... [Lire la suite]
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jeudi 6 mars 2014

LE BRUISSEMENT DES ARBRES DANS LES PAGES...Extrait

Riches de ce qui nous manque la grâce enfin serait d’être touchés à l’invisible de ce que nous sommes Toute paroi devenue transparente sans retrait ni dérobement nous irions partout l’âme nue   Faite d’instants absolus notre vie tirerait son ultime sens de la métamorphose dont la chrysalide déjà nous enveloppe   .   GILLES BAUDRY   .            
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