vendredi 18 août 2017

LE SIECLE DE LA PEUR

"Quelque chose en nous a été détruit par le spectacle des années que nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui lui a toujours fait croire qu'on pouvait tirer d'un autre homme des réactions humaines en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter, torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne pas le faire, parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction, c'est-à-dire le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mardi 30 mai 2017

LE SIECLE DE LA PEUR

 Quelque chose en nous a été détruit par le spectacle des années que nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui lui a toujours fait croire qu'on pouvait tirer d'un autre homme des réactions humaines en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter, torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne pas le faire, parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction, c'est-à-dire le... [Lire la suite]
dimanche 20 décembre 2015

GASTON BACHELARD

Les mots - je l'imagine souvent - sont de petites maisons, avec cave et grenier. Le sens commun séjourne au rez-de-chaussée, toujours prêt au commerce extérieur, de plain-pied avec autrui, ce passant qui n'est jamais un rêveur.Monter l'escalier dans la maison du mot c'est, de degré en degré, abstraire. Descendre à la cave, c'est rêver, c'est se perdre dans les lointains couloirs d'une étymologie incertaine, c'est chercher dans les mots des trésors introuvables.Monter et descendre, dans les mêmes mots, c'est la vie du poète.Monter trop... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mardi 14 octobre 2014

RETICENCES

.... Et la spendeur des cartes, chemin abstrait qui mène à l’imagination concrète, lettres et traits irréguliers qui débouchent sur la merveille. Ce qui repose de rêve dans les reliures vétustes, dans les signatures compliquées (ou si simples et déliées)  des vieux bouquins. ( Encre lointaine et décolorée ici présente par-delà la mort, ce qui, refusé à la vie de tous les jours, paraît dans les illustrations, ce qu’annoncent involontairement certaines annonces illustrées. Tout ce qui suggère, ou exprime ce qu’il n’exprime pas,... [Lire la suite]