mercredi 18 février 2009

ROI DES VENTS

L’extrême limite est ma bannièresans fraternité ni rencontresL’extrême limite est mon chantMe voici mobilisant les fleursdonnant l’alerte aux arbresJe déploie les colonnades du cielet j’aime, je vis, je nais dans mes parolesMe voici ameutant les papillonssous l’étendard du matinfaisant croître les fruitsséjournant avec la pluie dans les nuages et leurs clochesdans les mersEt voici que je largue les étoileslaissant tomber l’ancreet m’intronisantroi des vents. ADONIS .
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mercredi 18 février 2009

MEMOIRE DU VENT...Extrait

Pars, éloigne-toiÉtreins les vagues et l’airEmporte sur tes cils les nuages, les éclairsQui se brise derrière toi notre miroirQui se brise l’amphore des ansEt laisse pour nous dans ton sillage…Non ! ne laisse plutôt que les vestiges d’un soupiret de l’argileque le sang desséché dans les veinesAh ! éloigne-toi ! Non, attends encoreBientôt tu disparaîtrasAlors laisse-nous tes yeuxou ton cadavre brun ou ta tuniquepoèmes au monde étrangeau monde qui viendra avec la nostalgieportant ton ciel sur ses cils. ADONIS .
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mercredi 18 février 2009

DAMAS

DamasCaravane d’étoiles dans un tapis vertDeux seins de braises et d’orangesDamasLe corps amoureux sur sa couchecomme l’arcet la lune nouvelleOuvre au nom de l’eaule flacon du tempsTourne chaque jourdans ton orbite nocturneTombe en sacrificedans ton volcan désiréLes arbres dorment autour de ma chambreMon visage est pomme et mon amourîle, oreillerQue ne viens-tuDamasÔ coucheÔ fruit de la nuit . ADONIS .
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jeudi 22 janvier 2009

LE POEME DE BABEL, GARANJOUD

Le fou tourne en demandant : « Où est le soleil ?Où est l’horizon ? Qu’apportera celui qui vient ?         La nuque ou le couteau ? »Il demande : « Comment rester étincelle de transgression ? »D’où viens-tu ? Comment ? Et quoi… ?Ta terre est le royaume de l’asservissement, mais toi,         tu es insoumis.         Pourras-tu le demeurer ?Les choses semblent troupeauxet les idées loups d’argent.Caïn est ici, Abel gît là-bas, toujours sans... [Lire la suite]
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samedi 13 décembre 2008

ADONIS

"J'écris en arabe? Dans cette langue, la présence s'identifie à l'invisible. Le monde y est absent, quoique visible. L'homme, selon cette vision, est un état continuel d'absence. La vérité réside au sein de la langue en tant que dévoilement de l'essence du monde à travers les mots dont Dieu a fait usage. En ce sens, l'être lui-même y est une langue. Les vivants sont endormis, ils se réveilleront après la mort. Ecrire la poésie dans cette langue et dans son génie, c'est dévoiler l'invisible et l'abîme de l'absence qui nous en... [Lire la suite]
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mercredi 12 novembre 2008

DOUZE LANTERNES POUR GRENADE

"Une seule maison pour le ciel et la terre.Ici entre Méditerranée et Sierra Nevada,La montagne met sa main dans la main des vagues,La mer escalade les fenêtres des arbres.C'est la Porte de GomérezJe vois des spectres de poètes qui montent vers l'Alhambra :Hugo, Gongora, Jimenez, Rilke, Lorca,Et j'entends Armando Palacio Valdès :"Comme j'aurais voulu naître au Siècle d'or de Grenade !"Etroit est l'espace pour le parfum de cette histoire,Etroite est l'histoire pour la saveur de cette terre.Monte, ô poète, aux tours de... [Lire la suite]
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mardi 28 octobre 2008

HIER

(....) Je suis magicien, son nom est encens et encensoirje suis magicien, elle est étincelles et temple aux primes braiseje m'étends dans l'épaisseur de la fuméeje dessine les signesje jette un charme à sa blessureL'efface avec ma peauO toi blessure ô enfer éclairantÔ toi blessure ô mort ma familière Dans la blessure il y a des tours avec des angesUne rivière ferme ses portes, des herbes marchentUn homme se dénudeIl effeuille la myrte sèche et il rend grâces,L'eau tombe goutte à goutte sur sa tête,Il se prosterne et disparaît je... [Lire la suite]
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vendredi 24 octobre 2008

LA ROSE

Prends une rose, étale-la en oreiller Après un temps La comédie te fondra dan la boue, dans l'argile La bombe t'annexera à son royaume Après un temps Prends une rose, nomme-la chant Et chante pour les mondes . ADONIS .
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vendredi 24 octobre 2008

DIALOGUE

Ne dis pas que mon amour était bague ou bracelet Il était encerclement Il était les Indomptables En quête de leur mort Voguant vers leur mort Ne dis pas que mon amour était lune Il était étincelle. . ADONIS . Oeuvre de Maria  Amaral
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vendredi 24 octobre 2008

JE NE CONNAIS PAS DE LIMITES

Pour mon sentier vêtu de vagues et de montagnes pour mon visage débordant d'échos j'ai éteint dans le ciel des milliers de cierges blancs J'ai dit à mes dents, à mes ongles bleuis : fléchissez avec moi capitulez à la vague et à son mugissement. Je leur ai dit de rompre les amarres qui me retiennent au dernier rivage Je ne connais pas de limites pas de rivage dernier. . ADONIS .
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