samedi 5 octobre 2019

L'ENFANCE AUX BRUMES...Extrait

Ainsi, le verbe être au présent capricieux … Le verbe aller qui se camoufle si bien que la petite ne le reconnaît pas toujours… Et les verbes faire et venir et d’autres encore. Et puis il y a les temps. Le temps présent, ça va encore. Mais le passé et le futur sont parfois si étranges… Le temps, c’est l’ennemi des enfants ! Les parents n’ont jamais le temps ou ils veulent du temps rien que pour eux. Et pour les petits, il est toujours temps d’aller au lit, ou de sortir du bain, ou d’obéir, ou d’étudier. Le temps s’échappe quand on... [Lire la suite]
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samedi 22 juin 2019

OUTRE TEMPS

  En terre de silencede schiste et de légendes,seule. Un long bras d’argileconsenti au fleuveun bras anéanti très las.Si tendueque soit l’absencesi vibrant le silence,rester parmi les ronciersou peut-êtreretourner au port. Il faudrait longerle froid les craqueluress’asseoir un instantdans la fascination du videet résistersurtout résister. Trop de remous et de vaguestrop de nouveautés abrasivessurtout ne pas céder. Marche après marchevers l’écumele bouillonnement initialvers la merpar le vent ouvertevers le fleuvevers le... [Lire la suite]
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samedi 22 décembre 2018

PRESENCES

Echo rugueuxtrop lointain.Mémoire en terrassesnoyée sous l’opacitéveinée de chuchotisgrandissants. Voyage chaotiquesans attaches roches empiléesen équilibre douteux des pages mortespour sentinelles.Seuls des limonspâteux où l’on s’embourbeseules des bribes confusesnon déchiffréesde longs murmures comme fuméesaffluantnous viennent.Sons érodés un bourdonnement ondulevision d’un espace barbareet nu.Mémoire errantede nœuds et de méandresdétournée,mémoire diapasonprête à vibrer au moindre appel.Mais d'où venu ? Pollens de... [Lire la suite]
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samedi 22 décembre 2018

EN FILIGRANE, L'ARDENNE...Extrait

En apparencerien n’a changé.Ni stridence      ni démesureseule la parole intimeivre en son flux est dénouée.En apparence rien n’a changé.La sente est raidela forêt muettela colline    dorée sous l’or froidse baigne dans le gris liquide.On dirait que tout est en attented’un retourd’une braise     d’une luciole intimeou peut-êtrede cet immense que l’on désiremais ne nomme pas.En apparence rien ne changesinon ce creux élargibien plus sombre à chaque détoursinon cette voix perduevestige déjà… ... [Lire la suite]
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vendredi 21 décembre 2018

AGNES SCHNELL...Extrait

Agnès, trois ans déjà.... .   Ma langue accroche un peu pluschaque jour.J’ai porté mes motsen mon poing trop serré.On entend mon cœur y battreà chaque soubresautà chaque orage. Reviennent des fragmentsdes éclats d’enfance,jonquilles et coquelicotschants et chimèrescourses pour échapper au ventou à l’autre…         AGNES SCHNELL       Miniature de Palekh
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vendredi 28 septembre 2018

SONGE...Extrait

J'espérais contraindreau silencel'infini qui croît en moice qui dans l'ombreretient mon souffle.  .    AGNES SCHNELL      .   Photographie Diana Meihing Lo
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vendredi 28 septembre 2018

MIRAGES

  A petits pas qu'importe ! De l'autre côté le temps ne presse plus. De l'autre côté l'instant ne leurre plus. Le voyage ne finit pas de désarticuler qu'importe le pas. Marcheur immobile dans l'eau qui emporte malgré soi vers l'irrésistible.. Oeillade des feux nuits où les rêves prennent corps et nous écrasent de tendresse le marcheur loin des voies qui se dupliquent ne sait quoi butiner le temps qui se ramasse et reste dans l'angle mort le désir défiant le silence ou cet infime frémissement que... [Lire la suite]
vendredi 28 septembre 2018

CONTRE-JOUR

  Revenir    pieds nus dans les traces trop larges comme si on rentrait chez soi.   Glisser sur le sol se laisser écorcher par les échardes de la mémoire et rendre grâce à la source à la leçon de l’humus à l’éclatement végétal.   Il faut murmurer d’une voix profonde les rêves éteints la cendre lavée de tout l’ocre humain. Il faut dire à voix froissée ce qui hurle en soi avant de se taire.   Dire les chemins tortueux dans la terre lasse de nos migrations. Dire aussi l’adagio... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2018

AGNES SCHNELL...Extrait

On a replié sa viecomme une carte lue à l’envers.On a replié sa viecomme un livreoù se terrent les dérapageset les boues. On est telle une vieille horlogeobstinée dans le recultaiseuse depuis trop longtemps. On repousse le sommeilon se cogne à l’ombreaux premiers soupirs de la mémoire.Certains guettent le soleilou la place d’un feu. Quelles bouches diront ton nom ?Quelles bouches dironttes gestes dans l’imprudenceet tes méandres inversés par distraction ? Quelles bouches oseront parlerdu fleuve qui courait en toilesquelles diront... [Lire la suite]
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samedi 21 juillet 2018

AGNES SCHNELL...Extrait

Voici que déjà mon noms’effaceet rompt avec la partitionque j’avais déroulée. Je l’ai jouée à m’y perdrea cappella à l’envers sans répit. Voici que déjà s’amenuisel’espace tel un feu que l’on couvre brusquement,des pattes d’oiseauxsur l’humidité du sable,le fantôme d’un arbreoù le vent reste prisonnier.     .     AGNES SCHNELL     .   Oeuvre Paul Delvaux
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