vendredi 23 octobre 2015

AGNES SCHNELL...Extrait

J’habite l’absence ce creux intransigeant qui sans cesse change et charge ma voix et l’obstrue. Je porte en moi les lieux de toute enfance chemins ombreux / profanés d’une forêt attentive. Je porte toutes les eaux prête à dénouer leurs flots pour me serrer pour m’enserrer. Je garde un bout de ciel entre l’écorce et les veines pour contrer la gravité l’inquiétude ces lambeaux incommodes hérités d’ancêtres inconscients.   .   AGNES SCHNELL   .      
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vendredi 23 octobre 2015

EBAUCHE

Merci Agnès... . La nuit à peine repliéeune note / bassegriffe le silenceune lente mécaniquese dégagede la rouillure de la frilosité du limonun bourgeon de chantessaimedes voix palpitentréveillent les chairspénètrent la couleurbientôt des tentativess'échappent fusent de partout elles modulent des rouladesdes redondances telle une crue qu'on ne retient pasdans la gorge rien qu'un chantmiel sauvagefruit acidesous la ganguesables mouvantset fièvres avant la lassitudebalbutiantesous l'écorce durciel'amourjusqu'à l'absurde... [Lire la suite]
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samedi 17 octobre 2015

AGNES SCHNELL...Extrait

Faut-il qu’il soit riche le limon d’où en naissances multiples s’échappent nos rêves. Faut-il qu’elle soit fragile l’absence quand tout se réduit à un bout de terre qui s’éloigne et plus fragile sans doute - mais vigilant dans le confus des rumeurs - le geste pour atteindre le silence.   .   AGNES SCHNELL   .   Brooke Shaden Photography  
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mardi 22 septembre 2015

AGNES SCHNELL...Extrait

C’était une saison lente à ciel d’ébène d’où naissaient des jours sournois. C’était une saison de silence d’ombres pétrifiées de passages étroits. Chacun déchirait ses psaumes se dépouillait soudain de ses mots de ses songes et courait avec le vent vers la grève où tout recommençait. Les yeux fermés on marchait vers l’écho. C’était une saison lourde aux rives incertaines une saison sans rambardes où l’infini côtoyait le banal. En gouttes d’encre on partageait l’intime. On avait le regard presque apprivoisé et nos rêves pour seul... [Lire la suite]
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vendredi 4 septembre 2015

AGNES SCHNELL

Un jour peut-être un jour où tout sera visible à portée de tes mots pourras-tu nommer les marges et les hors-champs tout ce que tu rejetais avec tes biffures. Angle mort soudain dans l’existence on se heurte aux murs rocs miroirs ou poussières . On se perd de digues en lézardes surtout la nuit quand le corps patiente quand la pensée court et dérape.   .   AGNES SCHNELL   .      
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mercredi 19 août 2015

AGNES SCHNELL

Être juste ce piéton fabuleux*retenu par les sortilègesun être marchant affairédans la lenteurqui s’offre terre fauveet ciel mouillé.Rencontreun oiseau mort au cou rompuchant d’amour arrêté dans la gorgepar un lacet de crin.Combien de naufragesd’arbres effondrés de fruits délaissésdans l’éloignement ? . AGNES SCHNELL *piéton fabuleux* expression de Julien Gracq . Oeuvre Murat Turan
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lundi 10 août 2015

DESORDRE

Se peut-il que les mains se fanentpar les béances _ le désordrede toute chose ?Se peut-il que les rêves se froissentque les craquelures naissentde jours trop épais ?Elle savait les silencesbuissons broussailleuxà peine traversés de vieelle disait la paroleà peine possiblesinon ailleurs - dans un autre espacemais pas ici.Elle taisait l’inconcevableretours distraits menaces du tempselle savait l’urticant dont on parle peumais qui pèse sur l’intime.Se peut-il que les mains se fanentpar la brusque insignifiancede toute chose ?   . ... [Lire la suite]
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samedi 1 août 2015

AGNES SCHNELL...Extrait

Mémoirede ronces encombréede fleuves prisonnière.Mémoire de poussièresde terre marneused'enfance excessiveégarée parfois. Mémoire bleu profondoù le regard de l'autrecomme un espace à conquérirse révèle.  Levée de l'odeur dominanted’altéré et de moisi opiniâtres.Des images s'opposenttu choisis l'étroitela plus brèvetu t'y accroches.  De vieux villagesbâtis de suie,aux fenêtres avaresdes femmes uséeset d'autres crucifiéespar l'habitude.  Mémoire insistanteagressiveballe traçantedans la conscience.Un... [Lire la suite]
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dimanche 22 février 2015

AGNES SCHNELL...Extrait

Dire les chemins noueux dans la terre lasse de nos migrations. Dire l’adagio de l’aube le chant aux mille voix tout autour et l’isthme trop fragile qui nous retient encore. Il faut dire qu’on est debout dans l’opacité dans la fièvre soumis aux remous dans l’effacement mais que fuse encore en nous la lave.   .   AGNES SCHNELL   .      
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vendredi 13 février 2015

AGNES SCHNELL...Extrait

Mille fois tu as perdu ton visage celui que l'on t'avait imposé, mille fois tu as affiché d'autres aridités plus profondes. D'autres peurs d'autres incertitudes te tenaient lieu de vérité. Restera-t-il en tes mots quelque image qui parlera de ton absence ? Restera-t-il en tes mots un peu de l'haleine tiède qui leur donna des ailes ?   .   AGNES SCHNELL   . Oeuvre Guy Denning
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