samedi 8 juillet 2017

ICARE OU LA CHUTE...Extrait

Les ailes pèsent sur ses veines.Debout le corps tendu de désiril se détache du stablese projette vers le vide.Muscles os souffles'allongent jusqu'à la douleur.Il s'arracherejette les entravesemporte l'aride de ses désertssa haute solitude aussi.Long cri d'oiseaucoléreux impatient.Long cri d'avidité de terreur.Bras étendushappé par l'invisibleil rythme battements et souffle.Le poids inerte des ailes- si pesant puisqu'il est étranger -le poids le freine un peu.Lente montéetrop lente pour l'exalté,ce n'est pas l'ivresse attenduemais des... [Lire la suite]

mardi 27 juin 2017

LUIS CERNUDA...Extrait

J'étais étendu et j'avais dans mes bras un corps comme de la soie. Je lui baisai les lèvres, car le fleuve passait au-dessous. Alors il se moqua de mon amour. Ses épaules semblaient deux ailes repliées. Je lui baisai les épaules, car l'eau bruissait au-dessous de nous. Alors il pleura en sentant la brûlure de mes lèvres. C'était un corps si merveilleux qu'il s'évanouit entre mes bras. Je baisai sa trace: mes larmes l'effacèrent. Comme l'eau continuait à couler, j'y laissai tomber un poignard, une aile et une ombre.   .   ... [Lire la suite]
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mardi 21 février 2017

UGARITICA

Au bout de mes doigts je détiens ces blancs oiseaux cunéiformes mon souffle mon amour mon désir voyageur ces oiseaux effilant le loin fortuits & brefs dans l'incessant combat du feu & de la mer ces moments d'ailes donnant ciel à mes mots insoucieux de moi lointains déjà comme les vagues & le vent & miens oh rythmiquement miens   Dans la cendre & le sable à ce delta du temps Alasia Samara appelant de leur nuit la source que nous serons peut-être   Creusant ameublissant le sens trembler de ne sauver... [Lire la suite]
samedi 22 octobre 2016

L' IVRE LIT, LIVRE LIT ...Extrait

... nuit d'oiseaux déliés dans les branchesnuit de tendresse recouvréenuit des peaux qui s'écoutentbras et jambes chevauchésnuit des mains qui s'éprennent renouant au rivage mer dénouéenuit d'oreilles profondesnuit de la fleur ouvertesouvenue et pleurantnuit de la peur qui succombedes tempes libéréesdu sommeil délacédu souffle revenutoujours en toi les flancs du feula flamme verte l'horizonles ailes délivrées   .   GERARD CLERY In " Roi nu( l ) "   .  
dimanche 2 octobre 2016

JOE BOUSQUET

(...) Le vent pleurait les oiseaux de passage Berçant les mers sur ses ailes de sel Je prends l'étoile avec un beau nuage Quand la page blanche a bu tout le ciel   .   JOË BOUSQUET   .   Oeuvre Gilles Joseph Berger
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jeudi 22 septembre 2016

VOYAGE FUTILE ?

Quelques cailloux à la joue du rêve initient un chemin. Sautillement d'oiseaux entre nos deux visages, palabres des gentianes aux lèvres carminées quand, derrière la haie, le soir couche le vent quand, derrière ton nom, s'élève un chêne vert. Au coeur de l'hiver débroussailler les heures et retenir des friches leur patience gris-bleu. Déterrer sous la croûte durcie un reste de jour, un morceau de saison. Les rainures du temps laissent glisser le ciel. Frêle esquif ? Voyage futile ? Si peu de couleurs s'apprêtent... [Lire la suite]
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mardi 5 juillet 2016

UNE COLOMBE UNE AUTRE...Extrait

... Vous migrateurs que l’aube esquisse dans les pressentiments d’hiver sûrs d’épouser le pur tracer de l’infaillible main de l’air visible songe sagittal vecteur d’un ouvrage majeur sur le souffle secret des dieux pilotes calmes & lucides parmi ces méandres célestes ces labyrinthes cristallins où des vents furieux désespèrent élan dont la cadence va soudain s’amplifier comme sensible à l’impatience d’un berger abyssin ou d’une aube de Casamance vous n’êtes pas l’Exode d’une bible invisible ni le dernier symbole d’un... [Lire la suite]
dimanche 17 avril 2016

BRIGITTE BROC

Voyage futile ?Quelques cailloux à la joue du rêveinitient un chemin.Sautillement d'oiseauxentre nos deux visages,palabres des gentianesauxlèvres carminéesquand, derrière la haie,le soir couche le ventquand, derrière ton nom,s'élève un chêne vert.Au coeur de l'hiverdébroussailler les heureset retenir des frichesleur patience gris-bleu.Déterrer sous la croûte durcieunreste de jour,un morceau de saison.Les rainures du tempslaissent glisser le ciel.Frêle esquif ? Voyage futile ?Si peu de couleurs s'apprêtent à embarquer.Et pourtant,il... [Lire la suite]
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jeudi 29 octobre 2015

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

... Ce sont des battements d’ailes très douxdans la banalité grise d’un ciel éteinton entend cette voixtapisserie disjointe de la terrelaisse rousse semée d’oiseauxon entend ce murmure déchirantsauvé…provisoire…on ne peut se fier qu’à ces ailes douceson ne peut que bâtir sur l’absenceen son nom d’angecar la piété ce beau nuage basnous conduit vers cette porte de nous-mêmesoù de grands chiens fauves s’endormentsur une herbe scintillantenommant clarté cette dépossession infinie   .   PIERRE-ALBERT JOURDAN   . ... [Lire la suite]
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jeudi 17 janvier 2013

RAYMOND FARINA

Mes yeux regardent un autre ciel Qui n'est pas d'ici de là-bas Qui n'est pas le ciel éocène Qui n'est pas le ciel prénatal Pas un ciel d'avant le regard Ni même in ciel d'avant le ciel Mais seulement celui qu'avait demandé l'hirondelle Celui où la bonté dormait où marchaient parfois des étoiles Celui qui pleuvait pour mon arbre & qui me promettait des ailes pour ne pas m'apprendre à voler   .   RAYMOND FARINA   .  
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