vendredi 23 décembre 2016

AHMED BEN DHIAB...Extrait ( inédit )

Laissez-moi dans l’exil voyager parmi les étoiles d’eau les gémissements de l’air laissez-moi là-bas dans le poème au cœur de l'infini à Alep l’espérance désespérée la détresse couchée sur les murs nous reviendrons ô terre et la vie enfantera ce qu'elle recèle encore de merveille dans chaque souffle qui anime l’humain lave les rêves de la rose        AHMED BEN DHIAB Inédit 2016       Oeuvre Ahmed Ben Dhiab        

jeudi 8 décembre 2016

UN OEUF A REBOURS

À Alep, les enfants n'ont plus d'yeux. Ce sont les poupées qui ferment leurs paupières. Les oursons meurent les bras en croix. Le pus des ballons crève. La mort des enfants règne dans le pays des cèdres. Les djihadistes se confondent avec les G.I. Joe. On ne compte plus les cadavres dans les ruelles en sang et les maisons en ruine. On compte les balles dans le chargeur. Chaque nouveau mort engraisse un marchand d'armes. Je n'aurais jamais cru les hommes si méchants. Le capital entoure le monde de cruauté. Un voisin que je croyais ami... [Lire la suite]
mardi 6 décembre 2016

ALEP, MA BLANCHE...

Alep, ma blanche, Alep, je ne suis pas ce vagabond, Alep, tu le sais, mais un matin de novembre, le feu soudain m’a brûlé, Alep, et depuis, en guise de maison, je cherche une étoile filante, Alep, en guise de coeur, une plaie ouverte, Alep, en guise de sommeil, l’ombre du cyprès, Alep, lorsque j’ai faim, je brise une amande amère, Alep, si j’ai soif, j’attends que tu pleures et je me cramponne à tes cils, Alep, Je ne suis pas ce vagabond, Alep, tu le sais, mais un matin de novembre, le feu, soudain, m’a brûlé, ma blanche, mon Alep !... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 11 novembre 2016

OSAMA KHALIL AL DIAB...Extrait

Qui a dérangé mon sommeil,laissez-moi dans l’eau doucelaissez-moi voyager parmi les étoiles d’eauvous m’avez assez crucifié dans les anciens livresassez recouvert de vos prières jaunesLà-bas dans l’eau douceun pistachier d’Alep,sous son ombre une femmerassemble les gémissements de l’air,elle élève des souvenirs,tout autour parmi les herbesbourgeonnent les blessuresqui sont des visages de réfugiésLaissez-moi là-basen compagnie des motsqui courent effrayéspour entrer dans le poème,puis ils claquent la porte derrière euxavant de tourner... [Lire la suite]
mardi 9 février 2016

ON S'INDIGNE...

On s'indigne. On s'indigne pour des o(i)gnons. On s'indigne pour des statues voilées. On pleure pour des accents circonflexes. Mais on ne pleure pas pour Alep. L'horreur absolue ne nous indigne pas. Nous sommes de petits ego numériques qui nous indignons des accents circonflexes. Mais pas des cris des enfants que, nuit après nuit, Poutine et Assad assassinent.   .   MARIE PELTIER   .   Syrie    
Posté par emmila à 14:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,