vendredi 15 février 2019

NOCES A TIPASA


samedi 6 octobre 2018

LES AMANDIERS...Extrait

Quand j’habitais Alger, je patientais toujours dans l’hiver parce que je savais qu’en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvri­raient de fleurs blanches. Je m’émerveillais de voir ensuite cette neige fragile résister à toutes les pluies et au vent de la mer. Chaque année, pourtant, elle persistait, juste ce qu’il fallait pour préparer le fruit. Ce n’est pas là un symbole. Nous ne gagne­rons pas notre bonheur avec des symboles. Il y faut plus de sérieux. Je veux dire... [Lire la suite]
vendredi 21 septembre 2018

RIVES EN CHAMADE...Extraits

Méditerranéenne je suisPar ma silhouette et ma peau mâtinéeKabyle par les épices de mon regardCorse par les sonorités de la langueKabyle-corse par la cuisine rougeUnie par l'arba barona et le cumunuFrançaise par Villon et Louise MichelFardée par toutes les intempériesJe suis femme     ...   Piège du sirocco et di a tramuntana détournés Je m'engouffre dans les rêves qui incisent l'horizonConfins déplacés je scrute l'espoir qui m'espionneA califourchon entre Bavedda et le DjudjuraCrainte blottie dans les grottes de... [Lire la suite]
dimanche 13 mai 2018

CHRONIQUE DE MAX POL FOUCHET SUR ALBERT CAMUS

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mercredi 29 mars 2017

CASBAH LUMIERE...Extrait

Comme un cygne paré de sa blancheur laiteuse, La Casbah s'apprête à recevoir le soleil arqué à l'horizon. Paraissant immobile, le soleil avance, et la Casbah en révérence ailée, le salue. Et toi, baie d'el Djazaïr, comme une vierge de Botticelli qui attend tout de l'amour tu drapes ta nudité en baissant pudiquement les paupières.   C'est la grâce de son sillage qui rend le cygne attirant, C'est la rondeur de la terre qui rend le soleil heureux, C'est aussi le sourire des étoiles qui rend les terrasses joyeuses.  ... [Lire la suite]
mardi 28 mars 2017

NOCES A TIPASA / NUPCIAS EN TIPASA ...Extrait

"Non, ce n'était pas moi qui comptais, ni le monde, mais seulement l'accord et le silence qui de lui à moi faisait naître l'amour. Amour que je n'avais pas la faiblesse de revendiquer pour moi seul, conscient et orgueilleux de le partager avec toute une race, née du soleil et de la mer, vivante et savoureuse, qui puise sa grandeur dans sa simplicité et, debout sur les plages, adresse son sourire complice au soleil éclatant de ses ciels".   .   "No, no era yo quien contaba, ni el mundo, sino el acuerdo y el silencio que... [Lire la suite]
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samedi 25 mars 2017

HIMOUD BRAHIMI

Si j'avais à choisir parmi les étoiles, pour comparer, le soleil lui-même ne saurait éclipser la lumière du verbe que tu caches aucun lieu sacré, ni aucune capitale ne saurait réunir ce que chaque matin le lever du jour t'offre comme guirlande. Là où le poète dit ce que le coeur enfin fait savoir tout alentour. Là où le poème, comme une miche de pain caresse la faim de l'intelligence. Là où la confession à tendance à se dépasser pour le bien du prochain. Là où la musique enchante le vent et fait danser les vagues et les... [Lire la suite]
lundi 27 février 2017

CENDRES...Extrait

Tout un peuple défunt secouait son linceul;Tu seras dans ton lit de schisteAu pied du figuier tordu.Ils viendront par le Val de MortMontant lentement la collineLe cimetière est à main gauche,Tu ne t'en souviendras déjà plus.Quand je cherche ma voix, j'entends vos lèvres closesVotre terrible voix d'au-delà de la nuit...Qui portera vos voix vivantes dans mes chants ?Voix de la mort, pétrie du silence éternelDe mes absents plus présents d'être mortsEn moi créés, en moi vêtus de rayons noirsTu roules dans ton flot les fruits purs de la... [Lire la suite]
vendredi 2 décembre 2016

ANDRE LAUDE... Extrait

Jetons d'absence Olga Katz, ma mère, juive polonaise, morte à Auschwitz. Parfois les sombres vents venus de Pologne, me ramènent l'odeur maternelle. Une odeur de peaux, de dents, de crânes, de tibias, d'omoplates carbonisés. Alors je pleure comme un enfant dans le noir. Absent à moi-même, je descends et monte les rues sans identité. Rue Pelleport, rue Etienne-Marcel, rue des Abbesses, rue François 1er ... Quand un flic m'arrête brutalement, c'est, forcément, qu'il m'a pris pour un autre. Un autre que j'ignore, et qui... [Lire la suite]
vendredi 7 octobre 2016

MATINALE DE MON PEUPLE...Extrait

Tu disais des choses facilesTravailleuse du matinLa forêt poussait dans ta voixDes arbres si profonds que le cœur s’y déchireEt connait le poids du chantLa tiédeur d’une clairièrePour l’homme droit qui revendiqueUn mot de paixUn mot à notre dimensionTu tirais de sa solitudeLe rôdeur qui te suit tout pétri de son ombreCelui qui voudrait écrire comme tu voisComme tu tisses comme tu chantesApporter aux autres le bléLe lait de chèvre la semoule,Et si dru dans le cœur et si fort dans le sangLa bonté de chacunLe charme impétueux des hommes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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