jeudi 27 décembre 2018

LAISSEZ MOI VOUS DIRE...

... Laissez-moi vous dire que le poète n'a pas la vie facile dans un monde devenu ce manteau de ténèbres, pailleté d'éphémère par une actualité exténuée en quelques heures, qu'on renouvelle tous les jours et qui tient toute la place avant de s'effacer. Un monde où le niveau des larmes, cependant, ne cesse de monter. Un monde pilonné, trituré, sermonné de plus en plus sévèrement par le verbe surnaturel des catastrophes, couché sous le vent fort de ce langage, le plus clair et le plus nu de tous, dont les statisticiens s'emparent... [Lire la suite]

samedi 16 janvier 2016

AÏDA DANS LE MIROIR...Extrait

Je t’aimeAu-delà des frontières de ton corps Donne-moi Les miroirs et les enthousiastes papillons de nuitLa lumière et l’eau de vieLe ciel haut et l’arc large du pont Donne-moiLes oiseaux et l’arc-en-cielEt réitère le dernier cheminDans la gamme que tu joues ! Je t’aimeAu-delà des frontières de mon corpsDans ce lointain loinOù la mission des corps finitEt se calmentTousLa flamme et l’enthousiasme des palpitations, des désirsEt chaque sens abandonneLe moule du motComme une âmeDélaissantLe corps au bout du voyagePour l’exposer à... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 27 septembre 2011

LES SEIGNEURS DE LA DANSE

Descendus des hautes terres en robes bleues Venus des vents altiers en djellabas de laine Visages enserrés de drap sombre Les seigneurs de la danse ont avancé leur pas d'éternité Saisie ma main Saisi mon souffle Mes yeux transis dans la beauté des gestes purs Éclat des sabres hors des fourreaux de cuir Sécheresse des cannes entre les mains de chair violente Hommes de lames bleues dans la lente noria du crépuscule Les seigneurs de la danse ont enflammé leur pas Saisie mon âme Saisie ma fièvre Frémissement de mes lèvres En... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 6 octobre 2010

ALEXIS ZORBA ...Extrait

"- Ah! que reste-t-il d'une âme pour qui le monde était trop petit! Quelques vers d'un autre, épars et mutilés, pas même un quatrain entier! J'erre sur la terre, visite ceux qui m'étaient chers, mais leur cœur s'est fermé. Par où entrer? Comment me ranimer? je tourne en rond aux portes verrouillées. Ah! si je pouvais vivre libre, sans m'accrocher, comme un noyé, à vos corps chauds et vivants!" . NIKOS KAZANTZAKIS .  
Posté par emmila à 20:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 11 février 2010

LE FEU

Mon dieu, mon Dieu, cela ne s’éteint pas                       Toute ma forêt, je suis là qui brûle                       J’avais pris ce feu pour le crépuscule     Je croyais mon cœur à son dernier pas.         J’attendais toujours le jour d’être cendre                       Je... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 20 octobre 2009

MON ECOLE DE PENSEE

C’est la forêt qui pousseC’est le calme de l’espritC’est la liberté du cœurC’est le caribou qui attendC’est Papakassiku le maître du caribou.Mon école de penséeC’est la rivière qui couleC’est la montagne du nordC’est la neige qui tombeC’est le vent qui m’appelle.C’est l’endroit où le vent voyage librement à travers les montagnes et descend en suivant les grandes rivières.  C’est là où je suis calme, là où je retrouve la liberté de mes ancêtres.Mon école de penséeC’est le territoire traditionnelL’immense forêt boréale.C’est là où... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 3 juillet 2009

LE REVOLVER A CHEVEUX BLANCS...Extrait

On vient de mourir mais je suis vivant et cependant je n’ai plus d’âme. Je n’ai plus qu’un corps transparent à l’intérieur duquel des colombes transparentes se jettent sur un poignard transparent tenu par une main transparente. Je vois l’effort dans toute sa beauté, l’effort réel qui ne se chiffre par rien, peu avant la disparition de la dernière étoile. Le corps que j’habite comme une hutte et à forfait déteste l’âme que j’avais et qui surnage au loin. C’est l’heure d’en finir avec cette fameuse dualité qu’on m’a tant reprochée. Fini... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 11 mai 2009

CLINIQUE DE LA RAISON CLOSE...Extrait

Ces pages sont des épaves, repêchées au hasard des grè­ves où les abandonnait mon impuissance. Qu'on n'y voie rien de certain, mais seule l'âme arrachée, rage et raison. Peut-être ai je voulu jadis, en faire un livre qui aurait eu l'orgueil des métaux précieux, mais il y eut examen de l'orage, et j'en restai longtemps hébété par le dégoût de faire que ne compensait pas l'appétit de jouir. Je me conten­tai de sceller dans le silence mes rares et prudentes certitu­des, sans savoir encore que je ne renoncerai pas à être saint.   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 14 octobre 2008

VRILLES DE LA VIGNE...Extrait

"J'appartiens à un pays que j'ai quitté. Tu ne peux empêcher qu'à cette heure, s'y épanouisse au soleil toute une chevelure embaumée de forêts. Rien ne peut empêcher qu'à cette heure l'herbe profonde y noie le pied des arbres d'un vert délicieux et apaisant, dont mon âme a soif... Viens, toi qui l'ignores, viens que je te dise tout bas : le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose ! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs, qu'un fruit mûrit on ne sait où, - là-bas, ici, tout près, - un fruit... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mercredi 20 février 2008

LE NU VIGILE...Extrait

Dans ce pays où la terre s’éprend de la lumière, les arbres, les flaques d’eau, nos socles infimes et nos cabanes, ton âme elle-même leur ressemble, deviennent des étoiles. Ce seront roses du voyage dont on sait qu’elles se redorent quand la quille sous-jacente de l’ombre triomphe du soupir. . . . GABRIELLE ALTHEN . . .
Posté par emmila à 00:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,