vendredi 16 juin 2017

LETTRE A UNE POETE

Je t’envoie une lettre Que l’écume des mers a brodé Une lettre souveraine Née des racines du cœur Et de la parure de ton regard de femme Une lettre titubante Qui s’accroche à nos souvenirs Enorme coulée du vivre Quand le vivre se fait chair de lumière D’errance en errance Jusqu’au coquillage premier Qui chante dans tes yeux Là où je ne suis pas Dans l’allaitement des étoiles Je t’envoie une lettre écrite sur un papier cadeau Ou sur les nuits blanches quand tes lèvres s’exilent Un seul amour l’habite Au carrefour de nous-mêmes Une... [Lire la suite]
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mardi 13 juin 2017

POUR MILA...

Pour ma petite Mila qui fête ses 13 ans aujourd'hui . Comme il s'atténue vite Le bruit sourd qui cogne À la porte du cœur, Dès que la vie nous hèle, Dès que l'espace est là, Fruit ouvert tout entier, Ce printemps de feuillages, De balançoires et de ramiers, Ce feu d'enfances éblouies, Cet orchestre habité, Comme il devient ténu Le tic-tac du temps, Et comme on rejoint vite Cette passion gourmande Et cette rage de vivre, Nougaro au piano, Les trompettes du vent Et les tam-tam maudits, Mais rien n'arrête en fait Le... [Lire la suite]
dimanche 11 juin 2017

CANTIQUE PAÏEN

Vanille le parfum de tes hanches sur le drap fauve Les ors et les caresses adamantines et le vertige Tout en haut de tes collines où des alphabets mauves Disent des marées muettes où le ressac se fige Je resterai longtemps comme un récif sur tes seins Comme un géant qui découvre émerveillé et gourd Le peuple égayé de ta peau – Frisson sur un parchemin La graphie délicate et inspiré de ce puits qui sourd Je vais sur ta peau inscrire des runes et des symboles Ce vieil amour indolent – Gardien d’un cantique païen Où le vent... [Lire la suite]
lundi 5 juin 2017

LA VIE N'EST PAS UN RÊVE...Extrait

Tu disais : mort, silence, solitude : comme amour, vie. Mots de nos images passagères. Et le vent s’est levé léger chaque matin et le temps couleur de pluie et de fer a passé sur les pierres, sur notre bourdonnement reclus de maudits. La vérité est encore loin. Et dis-moi, homme brisé sur la croix, et toi, dont les mains sont grosses de sang, que vais-je répondre à ceux qui demandent ? Aujourd’hui, aujourd’hui : avant qu’un autre silence nous pénètre les yeux, avant qu’un autre vent se lève, qu’une rouille nouvelle fleurisse. . ... [Lire la suite]
samedi 3 juin 2017

LE CERCLE DE L'AURORE

Je ne suis pas ce Je majuscule et sans âge, je ne suis pas ce Je apposé dans la marge. Je suis Vous qui passez, compagnons de mirages, multiples de moi-même à l'ombre des noyers. Il m'en aura fallu du temps pour délasser les grandes mains de l'aube que le couchant fermente et du temps pour aimer par-delà la tourmente, chaque coeur, chaque ride, chaque larme versée. Je sais que le dernier souffle aura le parfum du premier, rassemblant à rebours les fragrances éludées de nos intermittences et je nous sais unis par la... [Lire la suite]
vendredi 2 juin 2017

NOCTURNE

Je suis effrayé Par les feuilles mortes Et j'ai peur des prés Baignés de rosée. Je vais m'endormir. Si tu ne m'éveilles, Tu trouveras à tes côtés mon coeur glacé.   Qu'est-ce qui résonne Au loin? L'amour. Le vent sur les vitres, Mon amour!   J'ai mis à ton cou Des gemmes d'aurore. Pourquoi me laisser Parmi ce chemin? Si tu vas au loin, L'oiseau va pleurer Et la verte vigne Restera sans vin.   Qu'est-ce qui résonne Au loin? L'amour. Le vent sur les vitres. Mon amour!   Tu ne sauras point, Mon beau sphinx de... [Lire la suite]

vendredi 2 juin 2017

PIERRE NOIRE, SANGUINE ET PASTEL

Je t'ai tutoyée, tout de suite. Depuis notre brève rencontre, il y a trois semaines au musée des Beaux-Arts de Besançon, je ne te quitte plus.     On ne devine qu'un fragment de ton épaule, dépassant d'un carré d'étoffe. Tu sembles si pudique, si jeune encore. Cependant ton visage, bien que détourné, s'offre sans réserve. Donné à son intériorité. Et le peintre à son tour a voulu rendre ce miracle de transparence.     Je te rencontre quatre siècles plus tard.   M'aideras-tu à comprendre le passage... [Lire la suite]
mardi 30 mai 2017

LA VIE RÊVEE...Extrait

Tu peux bien m'enfermer Dans la neige et les fleurs, Me défendre d'aimer Une saison nouvelle. Je regarde le ciel Et je te porte en moi. Tu sauves les vergers. Ton rire mieux qu'une aile Apprivoise en passant Une étoile égarée. Les lièvres les oiseaux Boivent dans tes prunelles. Tu es toute la vie, La glaise et le feuillage. Si j'écarte le vent Je trouve ton visage Dormant comme un ruisseau Plein de frai lumineux Ta main va se poser Sur ma plus haute branche. Tu plantes des bleuets Tout autour de mes yeux. L'océan accompagne Au... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 30 mai 2017

LES ECRITS DANS L'ARBRE...Extrait

Si j’écris un vers à même le songe de ta peau. Ce sera pour ton dos. C’est beau la cambrure des mots. Si j’écris un vers qui tombe dans le verbe de tes seins ce sera un poème jumeau et serein. Si j’écris au pied de la cathédrale de ton âme ce sera pour le vitrail de tes yeux et pour la patience de la flamme. Si j’écris un vers pour tes collines de lumière ce sera la frondaison du désir et le vin de résines. Si j’écris un vers à l’oreille des sources ce sera la pente et les frissons. Si j’écris un mot sur tes cuisses ce sera de l’eau... [Lire la suite]
dimanche 28 mai 2017

Ô MERE !

Merci à toi Mokhtar pour ce beau poème ...     Ô Mère ! Lait toujours ascendant, Voyageur Dans mes étoiles nécessaires Conjuguées aux distances blessées de mon cri ! Ciel de mes yeux, yeux de mon ciel Recousu de ses blessures larmoyantes Pour reporter, de ta lymphe triomphante, Ma folle errance et mes agonies ! Tu es les arbres candélabres Qui m’éclairent tous ces chemins inextricables De mes lourdes litanies d’incompris Trébuchant de tant de chaînes, Ombre prévenant mon possible aveuglement, Seins aux aguets pour me... [Lire la suite]