mercredi 5 octobre 2016

HEATHER DOHOLLAU...Extrait

A ma Vince... Je te cherche Es-tu ma mère, ma fille ? Laquelle est la porte de l’autre La terre est là Au niveau de nos songes Faut-il descendre et monter Pour y être A portée de tes bras ?   .   HEATHER DOHOLLAU   .   Oeuvre Christian Arjonilla
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vendredi 30 septembre 2016

REGARD

Ton regard couleur de fleuve Est l'eau docile et qui change Avec le jour qu'elle abreuve. Petit matin, Robe d'ange Un pan du manteau céleste Sous tes cils, entre les rives S'est pris. Coule, coule eau vive. La nuit part, mais l'amour reste Et ma main sent battre un cœur. L'aube a voulu parer nos corps de sa candeur. Fête-Dieu. Le désir matinal a repris nos corps nus Pour sculpter une chair que nous avions cru lasse. Sur les fleuves au loin déjà les bateaux passent. Nos peaux après l'amour ont l'odeur du pain chaud. Si... [Lire la suite]
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jeudi 29 septembre 2016

TRAMONTI...Extrait

...libellule affolée du déclinde nos viesje cherched'autres seuils où élargir le tempsje cherched'autres vies pour inventer ma vieles frontières du jour qui déclineses heuresme sont d'inutiles palisoù appuyer le front le temps s'espace et me ramène   cours sans finimpossible retour                        je voyageen ailleurs je repousse      au plus loinde l'exil le vif... [Lire la suite]
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mercredi 28 septembre 2016

JONGLEUR DE TEMPS...Extrait

Puisque des murs se lèvent autour de l’homme, des murs que construisent à la hâte mensongère ceux qui vivent dans la peur qu’une parole plus forte qu’eux ne vienne abîmer leur volonté de se restreindre puisque tant de murs se lèvent autour de l’homme que le monde lui est devenu une prison multiple et dure, il est bon que l’homme qui a souffert les restrictions que d’autres lui imposent vienne toucher, tangible et toujours présent, ce Mur, ce Mur qui résume et englobe tous les murs. Murs devant l’enfance vive et gaie, murs devant... [Lire la suite]
mardi 27 septembre 2016

ALGER

Dans ma larme s’étend l’injuste addition que m’impose l’éloignement et que je règle de mes pleurs d’apatride à l’émotivité déchue. Ma larme renferme la broche kabyle de ma mère, le henné qui fleurait sa main et une pierre de ma maison criblée des traces de mes rires et de mes chroniques d’enfant cédées à la confiance close de mon pacte avec de tristes avantages. J’ai dans ma larme quelques gouttes de la pluie qui tombe sur Alger et un peu des soupirs des justes râlants sur la hampe de son drapeau brûlé. J’ouvre ma larme comme on ouvre... [Lire la suite]
vendredi 23 septembre 2016

N'ÊTRE...Extrait

Merci Thami ―« Je l’aurais achevé de sitôt, n’était cette flamme qui m’a pris en otage, bien avant l’adhérence, que j’ai couvée intimement, contre vents et marées, allant d’attisement en attisement ; n’était cet amour qui me coiffe d’auréoles, m’entoure de colliers d’écume flamboyante, rassure la raison de persister à me réveiller chaque matin, et, avec beaucoup de peine, rassembler mes membres disloqués, tant le marasme ambiant entrepose : un oeil par-ci une hanche par là et les pieds en tête-bêche dévoyés n’était cette tendresse... [Lire la suite]
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jeudi 22 septembre 2016

LA FEMME AVEC QUI JE SUIS EN AMOUR

Le crève-cœur faibli, sans doute serait-il possible d’adresser un début de motet à un être de lumière ; encore faudrait-il que me vînt quelque figure ou sa feinte, signe quelconque avant-coureur ouvrant leur envol aux vocables, les laissant s’affranchir de l’horizon fielleux. Prémices : aux entrailles, une fougue métissée d’euphorie, un réveil de visées sans dessein pour l’instant, de silencieuses effigies augurant un futur incertain. Mais l’orpailleur du temps n’écrit-il pas : « L’étreinte poétique comme l’étreinte de... [Lire la suite]
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mercredi 21 septembre 2016

QUELQUE CHOSE COMME LA CLÉ DE L'AMOUR

Dès que la lumière a lavé la nuit, farigoules, romarins et lavandes en bordure d'allée se dédient aux insectes. Recommence avec eux, et les merles peu avant, la rumeur de vivre. Au retour du soleil, finis, le torrent panique, la tétanie du refus. Respirer ne consterne plus.Sur le banc du jardin, nous trouvons réconfort, enlacés dans la fraîcheur de l'aube. Une mésange, bec alerte, s'abreuve de rosée dans la corolle d'un iris. Nous partageons cette faveur, dont les mailles ombre-lumière tamisent nos ressouvenirs.Puis les reliefs se... [Lire la suite]
mardi 20 septembre 2016

BONJOUR

A celui qui a dansé la formeBonjourA celui qui a laissé dans les bras refermésDe l’amourLa place pour penser ensembleBonjourA celui qui rend perceptible le mondeAux aveugles définitifsBonjourEt pour la caresse au ventre durDe la vénus enfin trouvéeBonjourA sa ligne vivante courbéeAu dessin infini de l’homme torturéA son corps qui résisteA ses yeux trop fragilesBonjourAu sourd décidé de chasser les horreursArtiste assassiné par les incompétencesA ses contradictions, ses amours, ses errancesA ses heures du soir où il se sentait bienA... [Lire la suite]
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lundi 19 septembre 2016

JIDDU KRISHNAMURTI...Extrait

Nous encombrons nos vies, nos esprits, de symboles parce que nous n'avons pas l'autre chose. Si nous aimons, certes, nous n'avons pas besoin du symbole de l'amour, ni de l'exemple de l'amour - nous aimons, c'est tout. Mais l'homme qui conserve dans son esprit un exemple, un symbole, une image, un idéal n'est manifestement pas dans un état d'amour. Les symboles, les exemples, sont des entraves, et ces entraves deviennent si importantes, que nous tuons nos semblables et que nous mutilons nos esprits et nos cœurs à cause d'elles. ... [Lire la suite]
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