mercredi 11 mai 2011

LE POEME CONTINU...Extrait

J' embrasse le degré et l'espace. Mon désir porte le parfum de la nuit. Je murmure tes cheveux et ton ventre, ô la plus nue et la plus blanche des femmes. En moi coule la cire d'Espagne et le camphre, je découvre tes mains, ta bouche s'élève jusqu'au cercle de ma pensée ardente. Où trouver la mer? Des oiseaux ivres et purs volant sur ton sourire immense. En chaque spasme je mourrai avec toi.   Je demande au vent : rapporte de l'espace la lumière innocente des bruyères, un silence, une mot; rapporte de a montagne un... [Lire la suite]

jeudi 5 mai 2011

DÎWÂN...Extrait

 Le Désir, dans la pré éternité des pré éternités, est l’Absolu, – en Lui, à Lui, de Lui, Il apparaît, en Lui, Il a paru ; Le Désir n’est pas contingent, puisqu’Il est l’attribut d’entre les attributs pour celui qu’Il a tué et qu’Il ressuscite. Ses attributs sont de Lui, en Lui, non pas choses créées, le créateur d’une chose est celui qui projette ses choses. Quand Il a déclenché le début, son Désir a projeté un attribut dans ce qui commençait, et le Désir y a fait chatoyer son chatoiement. Le Lam avec l’Alif adjoint s’est... [Lire la suite]
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mercredi 20 avril 2011

LA COMPAGNE DU VANNIER

Je t'aimais.J'aimais ton visage de source raviné par l'orage et le chiffre de ton domaine enserrant mon baiser. Certains se confient à une imagination toute ronde. Aller me suffit. J'ai rapporté du désespoir un panier si petit, mon amour, qu'on a pu le tresser en osier. . RENE CHAR .  
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samedi 26 mars 2011

HERBERTO HELDER ....LES MUSES AVEUGLES...Extrait

"…Toutes les lumières sont éteintes. Dans le cerceau des voix vient le printemps. Et pendant que dort le lait, Ma maison mienne dort aussi dans le silence et petit à petit brûle. Plus ne passe dans les pétales véhéments la tête qui roule alors les mots naissent. Limpides, amers…   Certaines nuits j’ai aimé tous les très vieux ruisseaux, degré par degré j’ai gravi le corps qui s’emplissait de feuilles minuscules, éternelles comme un arbre. Degré par degré je dévorai la joie - moi, la gorge grande ouverte comme quelqu’un qui va... [Lire la suite]
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jeudi 17 mars 2011

CECI EST MON CORPS...Extraits

Le cœur serait-il, déjà, cette eau étale, cebleu dans les paupières ? Tu n’iras pas ; non.Nul ne t’accompagne ; la lumière est unpoulpe aveugle.      Puis-je vivre en dehors des mains d’unefemme ? Tu n’as rien dit. C’est vrai *     Que nul ne renonce à faire, marchant, ledétour du sentier, puisque je suis ce détour :cela qui va s’éloignant, te rapprochant de tonhabitation.      Vois, la lumière scintillait, j’écrivais ! *      Ouvrir l’intérieur – si invisible sur... [Lire la suite]
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mercredi 16 mars 2011

GRAND-MERE

« Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? » Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne. J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée. J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la précipitation du cœur qui bat trop vite. J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel. « Comment est-ce que tu apprends tout cela... [Lire la suite]
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lundi 14 mars 2011

SIGNES...Extrait

Quelle île régit ta tristesse d'eau longue, Femme ruisselante de solitude inabordable, Solitude incréée en lieu de maternité; Tu ne peux t'arracher à l'ancrage de tes genoux, Dieu t'as rattachée à ses plaies de pierre, Et tu équilibre l'amour avorté dans la mort... Nous errons comme la mer, par divin mécontentement, - Vanité solitaire d'aimer en vain un amour - Reconnais cette île bleue sous nos paupières, Et rends- nous , Marie , regard pour regard. . RINA LASNIER .  
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vendredi 11 mars 2011

PARTAGE-TOI, NUIT...Extrait

" Et je pose en hésitant mon pied sur la corde vibrante de la mort déjà commencée   Mais c’est ainsi qu’est l’amour. " . NELLY SACHS .    
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jeudi 3 mars 2011

OLYMPIA ALBERTI

Merci Olympia.... .   Du bout des doigts, le tracé de sa bouche. Ce comble de l’âme qui affleurait mes propres lèvres me débordait – insoumise révolte d’étoiles, qu’on ne muselle pas, chant, qu’on n’ensevelit pas longtemps. On peut tout me refuser, mais l’amour, on ne me le prendra jamais. Il est si vrai que ce qu’on nous prend, nous prouvons par la perte (serait-elle infime seconde d’absence) que nous ne l’avons jamais fait nôtre… En ce sens – déployé, enivrant, bouleversant comme une senteur, nous ne perdons jamais la vie.... [Lire la suite]
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vendredi 25 février 2011

LEGENDE

Va dire à ma chère Ile, là-bas, tout là-bas, Près de cet obscur marais de Foulc, dans la lande, Que je viendrai vers elle ce soir, qu'elle attende, Qu'au lever de la lune elle entendra mon pas. Tu la trouveras baignant ses pieds sous les rouches, Les cheveux dénoués, les yeux clos à demi, Et naïve, tenant une main sur la bouche, Pour ne pas réveiller les oiseaux endormis. Car les marais sont tout embués de légende, Comme le ciel que l'on découvre dans ses yeux, Quand ils boivent la bonne lune sur la lande Ou les vents tristes qui... [Lire la suite]
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