dimanche 1 janvier 2017

BRUNO RUIZ

Emportez-moi encore quelques heures dans le murmure des clapots et l’élégance des carènes, ce qui se tend au soleil et se brise, une ombre dansée dans l’azur des peintures, des galops d’anges, toutes ces voiles qui se gonflent. Offrez-moi une bouche sans visage, sans pleurs tombés sur vos chemises, sans une hache plantée sur un pont, sans graisse sur les cordages, tous nos rêves d’en mer et de mouillures, des courants qui ne s’arrêtent jamais. Et puis jetons ensemble nos ancres dans l’onde d’une baie rieuse, ce qui se lasse et qui se... [Lire la suite]