mardi 24 juillet 2018

POEMES POUR RAOUDHA...Extraits

  En présence des illuminations d’Ibn Arabi  et des oiseaux d’Attâr  mon cœur est uni  vêtu des fleurs de l’Andalousie  je dévoile l’histoire du papillon de Raqqa  qui danse sa mort  et Jamila multiplie Raoudha  l’azur éternel de l’enfance  j’écris sans écrire la transe  le maqâm de l’infini cosmique     ...   Comment démêler le désert le linceul et les psalmodies du vent comment redéfinir l’éloge du vide l’absence comment retrouver les... [Lire la suite]

lundi 11 juin 2018

PLATERO ET MOI...Extrait

Doux Platero trottinant, mon petit âne, qui tant de fois transporta mon âme - seulement mon âme !- par ces profonds chemins de figuiers de Barbarie, de mauves et de chèvrefeuilles : A toi, ce livre qui parle de toi, maintenant que tu peux le comprendre. Qu’il touche ton âme qui broute désormais au paradis, avec l’âme de nos paysages de Moguer, elle aussi , avec la tienne, est montée au ciel.   ...   Regarde, Platero, toutes ces roses qui partout tombent ; roses bleues, roses blanches, incolores... On dirait que le ciel... [Lire la suite]
dimanche 16 octobre 2016

LA MISE AU MONDE....Extrait

Elle a un fruit d’Andalousie de grains sombres de sang chaque caillot de martyr est dans sa pulpe entre nos dents chaque vengeance dans le plomb mûr pour l’éclatement Ô chant profond ! Et nous ne savions pas en cet été s’il y a trente étés quand la première fois ton cri nous révélait : se pouvait-il qu’un jour fut déchirée cette étoffe de source de soie et de joie qui découvrait le monde avec le jeune corps ? Trente années trente années et nous ne savions pas qu’il déchirait déjà Lorca et Guernica Grimau pêle-mêle os pierres de nos... [Lire la suite]
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dimanche 29 mai 2016

AU DERNIER SOIR SUR CETTE TERRE...Extrait

J'ai derrière le ciel un ciel pour revenir, maisJe continue à polir le métal de ce lieu, et je visUne heure qui discerne l'invisible. Je sais quele tempsNe sera pas par deux fois mon allié, et je saisque je sortirai de ma bannière, oiseau qui ne se pose sur nul arbreJe sortirai de toute ma peau, et quelques mots sortirontde ma langue sur l'amour chez LorcaQui habitera ma chambreEt verra ce que j'ai vu de la lune bédouine. Je sortirai des amandiers, duvet sur l'écume de la mer. L'étranger est passéPortant sept siècles de... [Lire la suite]
mercredi 20 janvier 2016

CHANT POUR LE JARDIN DE L'EAU

L'eau inaugure le lieu L'eau, âme libre venant à toi du moindre obscur Écoute l'eau toi qui passes cette porte Premier pas est l'amour Tous les suivants gravissent la mémoire pour saluer les passants Ici, nul étranger Tous frères nous sommes venus glorifier la pureté de l'eau Ô souveraine qui veilles à la pureté n'oublie pas qu'entre tes mains l'eau fait fleurir l'âme et coule jusqu'à l'infini Rien ne te sépare de cet air rien de ce silence Que je touche une pousse revient pour moi à toucher l'étoile Notre nature est la même Ici.... [Lire la suite]
vendredi 16 mai 2014

NOMADE...Poésie inédite

 A SL C'est le printemps les bourgeons bruns des pommes  Sont la promessse des fruits du jardin d'Eden  Orient de mon coeur Andalousie de ma vie  Toscane de mes amours à leur point du jour      Mon pays est partout où elle demeure  Mon campement est près de la source  Je m'endors au feu de neige du ventre  Odeurs du musc et des fleurs d'oranger     Pour une nuit à jamais pour toujours  Les rossignols ont retrouvé leurs ailes  Les orphelins... [Lire la suite]

samedi 21 septembre 2013

EXILEE

Elle installait l'Andalousieavec des gestes lentsdans un petit pré revêchecerné de murettes de pierrepar tous les chemins de la terreappel du sol familier« si jamais je t'oubliaisque ma droite se dessècheque ma bouche soit scelléecomme un ruisseau pris de gelsi je perds le souvenirde mes défunts nourriciers »elle livrait les emblèmesdes divinités domestiquesentre les arbres amaigrisaux rayons de miel du couchant   .   PIERRE ETIENNE   .        
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mardi 31 janvier 2012

AUPRES DES SAULES, DES ROSEAUX,TOURNE Ô MEMOIRE ETINCELANTE

Auprès des saules, des roseaux, tourne ô mémoire étincelanteComme la grande roue lovée dans le jardin de Bou Jeloud,Magnificence monotoneRavivée d’un survol de pigeons bleuissants…Les souvenirs montent, saisis dans les remous d’une onde obscure,Sous la sveltesse immarcescible des cyprès,Puis, vers de frissonnants miroirs sous les feuillagesQui pétillent d’oiseaux, se perdent, font retourAu fleuve originel longé de murs aveuglesQue voile un lait de chauxD’un silence absolu, laissent l’immense conqueLiserée de rempartsDe la Ville... [Lire la suite]
dimanche 29 janvier 2012

AU DERNIER SOIR SUR CETTE TERRE...Extrait

Les violons pleurent avec les gitans qui partent pour l’AndalousieLes violons pleurent les Arabes qui sortent de l’AndalousieLes violons pleurent un temps perdu qui ne reviendra pasLes violons pleurent une patrie perdue qui peut-être reviendraLes violons enflamment les forêts de cette obscurité lointaine, si lointaineLes violons ensanglantent les couteaux et hument mon sang dans ma veine jugulaireLes violons pleurent avec les gitans qui partent pour l’AndalousieLes violons pleurent les Arabes qui sortent de l’AndalousieLes violons,... [Lire la suite]
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samedi 28 mai 2011

CONFERENCIAS " LAS NANAS INFANTILES 1930 "

“Il y a quelques années, me promenant dans les alentours de Granada, j’entendis chanter une femme du village qui endormait son enfant. J’avais toujours remarqué la tristesse aiguë des berceuses de notre pays ; mais jamais je n’avais ressenti cette vérité si concrète comme ce jour-là. En m’approchant de la chanteuse pour noter la chanson j’ai observé que c’était un belle andalouse, gaie et sans le moindre tic de mélancolie ; mais une tradition vive travaillait en elle et elle exécutait fidèlement l’ordre, comme si elle écoutait les... [Lire la suite]