dimanche 22 juillet 2018

ANDRE HARDELLET...Extrait

Le mystère - c'est la voix étouffée des ramoneurs derrière les murs et le parcours de la Grange- Batelière sous l'Opéra.La peur - c'est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.La douceur - c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.Le contentement - c'est l'odeur d'une blonde qui, lente, efface ses bas noirs.L'angoisse - c'est la congestion, comme une émeute violette, sur le bitume où bouge un soleil ahurissant.L'été - c'est l'ombre de la jarre qu'emperle son frais et cette parole qui... [Lire la suite]
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dimanche 24 juillet 2016

LE BAL CHEZ TEMPOREL

Si tu reviens jamais danser chez Temporel Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés Auprès du nôtre D'une rencontre au bord de l'eau Ne restent que quatre initiales Et deux coeurs taillés au couteau Dans le bois des tables bancales Si tu reviens jamais danser chez Temporel Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés Auprès du nôtre Sur le vieux comptoir tu pourras Si le coeur t'en dit boire un verre En l'honneur de nos vingt carats Qui depuis se sont fait la paire Si tu reviens... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 24 juillet 2016

ANDRE HARDELLET...Extrait

Le mystère - c'est la voix étouffée des ramoneurs derrière les murs et le parcours de la Grange- Batelière sous l'Opéra.La peur - c'est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.La douceur - c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.Le contentement - c'est l'odeur d'une blonde qui, lente, efface ses bas noirs.L'angoisse - c'est la congestion, comme une émeute violette, sur le bitume où bouge un soleil ahurissant.L'été - c'est l'ombre de la jarre qu'emperle son frais et cette parole qui... [Lire la suite]
samedi 15 août 2015

NOCTURNE

Je les ai vues toutes plongerDans les remous sous la cascade,Aussi vrai que je vous regarde,Leur disait Jef le braconnier. Elles étaient nues comme la mainEt blondes comme les légendesQui tremblent aux sources d'Ardennes.Je les ai vues... deux qui s'embrassaient.Les belles garces de minuit ! Dans l'estaminet de MariaLe genièvre allumait la nuitMi-close sur les enchanteusesDevant les buveurs stupéfaits. Je les prendrai dans mes filets,Je te les ferai crier d'aiseSi je les tiens entre mes brasLes deux qui s'embrassaient,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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