lundi 27 octobre 2014

POESIE URGENTE / ANDRE LAUDE PAR LUI-MÊME

"Plus que jamais la poésie est urgente. Vitale comme le pain et le vin.Nécessaire comme la pluie et le soleil, les néons et les nuits polaires.A l’heure où s’effondre définitivement le rêve révolutionnaire nourrid’octobre 17, à l’heure où l’abjecte massification, l’uniformisation dans lepire médiocre s’accélèrent, à l’heure où en dépit de certaines apparences, la« liberté » de l’individu - fondement incontournable de toute civilisation rétrécit, à l’heure où les politiques s’épuisent, où les tyranneaux prolifèrent,où les... [Lire la suite]
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samedi 25 octobre 2014

ET C'EST COMME UN DEBUT DE FOULE HUMAINE

Terre de NazimTerre d’AbdouTerre d’AbrahamTerre de Paris,nue et blesséecité interditeaux vitrines reflétant la plus haute solitude.Une population bariolée de visagescrispésbroyée par l’étau des sueurs d’angoisse.Et l’engrenage des mots qui font des plaies béantes :Métro, Sommeil, Chômage, Banlieues d’insécurité– les chasseurs de faciès ne dorment que d’un œil –Pluie, vent glacial, chambres sordides éclairées par les larmesLes poings serrés de rage, de détresse, d’insomnie.Là-bas, très loin, l’épouse, la tendre fiancéeCouleur jasmin,... [Lire la suite]
mardi 10 juin 2014

COMME UNE BLESSURE RAPPROCHEE DU SOLEIL...Extrait

M'emmerdent Lamartine et Saint-John Perse, François Coppée et Paul Claudel, Valéry et André Laude. M'emmerdent les grands trafiqueurs qui filent la rime, le verset, le beau langage vérolé.M'emmerde LA POÉSIEJe bénis le ciel d'avoir gangrené la jambe d'Arthur de Charlestown, d'avoir déglingué le piano d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, d'avoir foutu le feu dans les tripes de Gérald Neveu avec qui j'ai vécu quelques folles nuits là-bas à Marsilho. Je bénis le ciel d'avoir jeté Tristan Corbière sur un bateau de papier qui a été... [Lire la suite]
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lundi 9 juin 2014

TESTAMENT DE RAVACHOL...Extrait

Nous n’habitons nulle part nous ne brisons de nos mains rouges de ressentiment que des squelettes de vent nous tournoyons dans un désert d’images diffusées par les invisibles ingénieurs du monde de la séparation permanente retranchés dans les organismes planétaires planificateurs infatigables du spectacle nous ne sommes rien nous ne sommes qu’absence une brûlure qui ne cesse pas nous n’embrassons nulle bouche vraie nous parlons une langue de cendres nous touchons une réalité d’opérette nous n’avons jamais rendez-vous avec nous-mêmes... [Lire la suite]
lundi 9 juin 2014

EN TRAVERSANT LE PAYS DES MORTS

En traversant le pays des morts en route vers Aden les terres d’Arthur Rimbaud. Je suce mes doigts à cause de la soif de la malaria, du cancer des os. Je songe à la Bretagne, aux femmes aux hautes coiffes. Je songe aux piroguiers du fleuve Zaïre. Je songe aux oiseaux bariolés d’Amazonie. Je songe au sexe chaud de l’indienne à la tombée de la nuit. Je songe à une espèce de poème déclamé par un fou de génie qui ferait taire les perroquets verts.   .    ANDRE LAUDE   .     ... [Lire la suite]
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lundi 19 mai 2014

JE N'AIME PAS LA HAINE...

Je n’aime pas la haineet pourtant je haisceux qui jettent le sel sur la plaieceux qui pissent dans le soleil pâleceux qui déracinent les arbres des campagnespour bâtir des baraquesà soldats à flics à filles publiquesceux qui surveillent les cadences infernales du malheurceux qui écrasent du jaune et nous font broyer du noirceux qui brûlent les livres les villageset les vieilles photos souvenirsceux qui ne se lassent pas de tirer dans le tasceux qui ne pleurent pas devant un troupeau de chèvres dégringolantles pentes du sud et du soir.... [Lire la suite]
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vendredi 16 mai 2014

LE BLEU DE LA NUIT CRIE AU SECOURS

abîme je me ferai ailepour distancer la douleurà travers un nouveau cielhabité par les voyelleset les soleils rameursnuit je m'éveillerai aurorejacassant sur la pierreDans mon sang de feu verton entendra peu à peu se taireles voix herbeuses des mortssilence je me ferai paroleessentielle comme l'outilj'aurai des amours de rossignolet des gloires d'épifanfares entre les épaulesje n'irai plus à l'ordureà l'eau pourrie, à la souche éteintej'habiterai la rosée qui tintel'enfant sur le chemin de l'écolej'aurai plein les poches la monnaie... [Lire la suite]
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samedi 10 mai 2014

IL N'Y A PAS D'OUBLI

si nous surgissons de la pierrec'est parce que nos sommes blesséset, blessures, nous apostrophons nous clamonsla rage renouvelle un air pur dans nos poumonsdéchirés par les fouets des silencessi nous surgissons de la vigne et du troncc'est pour réclamer oui réclamerChaque lèvre chaque goutte de sang chaque tempeest un brûlant un implacable cahier de revendicationsoù chaque mot éclaire comme une paume laborieusesi nous surgissons de l'étoile mouillée de la ruine sèchec'est pour combattre oui pour combattrequand une terre pauvre coule... [Lire la suite]
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lundi 5 mai 2014

ANDRE LAUDE...Extrait

... si j'écris c'est pour que ma voix vous parviennevoix de chaux et sang voix d'ailes et de fureursgoutte de soleil ou d'ombre dans laquelle palpitent nos sentiments si j'écris c'est pour que ma voix vous arracheau grabat des solitaires, aux cauchemars des mursaux durs travaux des mains nageant dans la lumière jaune du désespoir si j'écris c'est pour que ma voix où roulent souvent des torrents de blessuress'enracine dans vos paumes vivantes, couvre les poitrines d'une fraîcheur de jardinbalaie dans les villes les fantômes sans... [Lire la suite]
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lundi 5 mai 2014

VERS LE MATIN DES CERISES

Terres du verbe Amour terres froides froides Douleur et vent pierres et lueurs Terres du verbe Amour Toujours vierges qu'y planterons-nous un jour demain si nous voulons du Maïs et des Visages des oiseaux et des chants   .   ANDRE LAUDE   .    
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