mardi 21 septembre 2010

A BOULETS ROUGES

  Oeuvre de H. Pille . " Des pourris c'est moi qui vous le dis     regardez ces tronches ces gueules ces faciès     Des espagnols des Italiens des Croates des Bulgares     Des bougnoules     Des sales nègres merdiques     Il y en a même qui portent chapeau     et cravate comme les bourgeois         Des pourris c'est moi qui vous le dis     Des chiens affamés de sang Des sauvages     Des brutes qui tueraient père et mère... [Lire la suite]

mercredi 25 novembre 2009

ANDRE LAUDE

"Ne me demande pas pourquoi j’écrisNe me demande pas pourquoi tête la premièreje plonge dans le tumulte volcanique des syllabesque le passage de mon corps réveilleNe me demande pas pourquoi au lieu de dormircomme font les honnêtes gensje cloue à minuit des papillons de couleurs et de sonssur le ciel des solitudesNe me demande pas pourquoi je saigne auprès des lampesNe me demande pas pourquoi dans la ruej’enlace le tronc d’un marronnier en pleurant les cheveux sur les yeuxpour ne pas être vu… [..]Ne ne demande pas pourquoi ceci n’est... [Lire la suite]
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mercredi 3 juin 2009

COMME UNE BLESSURE...

« si j'écris c'est pour que ma voix vous parviennevoix de chaux et sang voix d'ailes et de fureursgoutte de soleil ou d'ombre dans laquelle palpitent nos sentiments si j'écris c'est pour que ma voix vous arracheau grabat des solitaires, aux cauchemars des mursaux durs travaux des mains nageant dans la lumière jaune du désespoir si j'écris c'est pour que ma voix où roulent souvent des torrents de blessuress'enracine dans vos paumes vivantes, couvre les poitrines d'une fraîcheur de jardinbalaie dans les villes les fantômes sans... [Lire la suite]
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dimanche 31 mai 2009

DERNIER POEME

Ne comptez pas sur moije ne reviendrai jamaisje siège déjà là-hautparmi les ElusPrès des astres froids Ce que je quitte n'a pas de nomCe qui m'attend n'en a pas non plusDu sombre au sombre j'ai faitun chemin de pèlerin Je m'éloigne totalement sans voixLe vécu mille et une fois m'abuse, vaincu.Moi le fils des Rois. . ANDRE  LAUDE .
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jeudi 21 mai 2009

CORRIDA

J’adhère à ma mort comme l’astre au ciel.La vie cruellea tué en moi beaucoup d’oret d’enfants qui ont pleuré au bord des lèvres.Le temps est venude remettre les pendules à l’heure.Adieu heure d’été, Adieu heure d’hiverC’est maintenant l’heure de l’exil blanc et des remords.Déjà je m’enfonce en terrechandelle éteinte.En bon et fougueux matadorj’esquisse une feinte.À quoi sert de défier cape rouge et cape noire.La poésie est simple comme bonsoirau milieu d’une arène de sable et de sang. Décapité..ANDRE  LAUDE .
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jeudi 7 mai 2009

JE M'APPELLE PERSONNE

Je n'ai pas de nom. Je m'appelle Personne.Les riches ont l'or,mes maigres mains creusent le rio.Mes maigres mains creusent un sillon de mort.J'ai enterré tant d'enfants que ma mémoireest une encre sauvage.Je n'ai plus de mains. Je n'ai plus d'âge.J'ai la sagesse des grands arbres brisés par les Américains.Je suis un Peau-Rouge. Jamais je ne marcheraidans une file indienne.J'ai très mal au coeur, au sexe, aux entrailles.Je prie. Je suis Sioux.Je prie. Je crois à la revanche.Je suis celui qu'on ne peut pas tuer au coeur de la bataille. ... [Lire la suite]
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