samedi 29 mars 2014

TERRITOIRES DU SOUFFLE...Extrait

Rien n'est plus absurde que de faire planer la poésie au-delà de nos sols. Rien n'est plus injustifié que de parquer les poètes dans un enclos.  Quand, tout au contraire, la poésie s'abouche et débouche sur la réalité. Quant, tout à l'opposé, les poètes pratiquent un corps-à-corps incessant avec la vie.  Remettant sans cesse en question le monde et leur propre regard, ils transpercent les écrans, dénoncent l'écart entre le semblant et le réel, s'efforcent à une plénitude.    « La vie du poète est un rêve... [Lire la suite]
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mercredi 19 mars 2014

AU COEUR DU COEUR...Extrait

Pour un coin d’eau de traces et d’herbe verteOù l’oeil serait nu le coeur de roséeLes mains feuilles ouvertesJe vaisAile au soleilMarchant pour l’étoileSon odeur de résine et de rêve d’enfantC’est la route des fables la route des genêtsQue bordent les noirs sourires d’enracinésVoici l’île la fleur la découverteVoici l’oiseau chanteurVoici les lendemainsLes mensonges aux yeux de mouettes. .   ANDREE CHEDID   .      
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jeudi 25 juillet 2013

LE COEUR NAVIGUANT

Loin des cultesqui nous réduisent en cendres,Des templesoù le ciel se force en vain une entrée,Loin des puissances d’airain que d’autrespuissances culbutentÉlisons encore la vieAu sommet du jour blessé.Plutôt le fruit hasardeuxQue la lettre de marbre,Plutôt toujours chercherEt ne jamais savoir :Arc à travers buissons,Aile à travers pièges,Que la sinistre fresqued’une vérité bouclée.Le temps fond comme cire,Et les verrous ne cèdent qu’au coeur naviguant. .   ANDREE CHEDID   .           ... [Lire la suite]
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dimanche 16 juin 2013

RYTHMES

"Issu de notre chair Tissé de siècles Et d'océans Quel verbe Criblera nos murs Sondera nos puits Modèlera nos saisons ? Avec quels mots Saisir les miettes Du mystère Qui nous enchâsse Ou de l'enigme Qui nous surprend ?"   .   ANDREE CHEDID   .   Oeuvre Philippe Charpentier  
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samedi 16 février 2013

LES SAISONS DE PASSAGE

La terre a-t-elle un nom de l’autre côté d’ici Voici enfin le jour où il me faut savoir Je déserte comme l’oiseau pour ses noces Que lui importe les toits et sous les toits la vie L’amour a-t-il un nom de l’autre côté d’ici Et cette liberté notre risque et notre mesure La brèche donne-t-elle sur l’aube donne-t-elle sur la nuit Mais voilà l’instant où je rejoins les choses Un appel une blessure ou la rose ont suffi Et je suis en ta main Terre ma terre aimée mon enjeu et ma cause. .   ANDREE CHEDID   .    ... [Lire la suite]
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mercredi 23 mai 2012

A LA LISIERE

Tu ne sais où nous allons Plus étranges que le mystère, Entre le gris et l'étincelle Aimant la rosé, aimant  l'ami, Embourbés dans nos ruelles Semblables et lisses dans la mort.   Te ne sais d'où nous venons De quel séjour vers quelle poursuite, Avec nos ongles avec nos ailes A la lisière de nos deux vies; Dessous les toits, devers l'immense, Entre nos murs et notre cri.   Mais nous allons et nous allons Vêtus d'ardeur, vêtus de nuit; Comme si l'autre monde était le notre. . ANDREE CHEDID . ... [Lire la suite]
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samedi 25 juin 2011

DESERT OU CITES...Extrait

Je ne sais quelle géométrie Du vide Quelle géologie De l’austère Quelle soif de silences Nous conduisent Périodiquement Vers ce lieu dépouillé Et sans grades Où l’âme Se faisant face Loin des simulations Loin du rang et des feintes Se nomme sans détours Je ne sais quel rejet Des apparences Quel refus Des masques Quel chant primordial Nous relient Fugitivement À ces plaines d’équilibre À ce désert sans parures À ces dunes d’harmonie À ces sables accordés Où l’âme Mise à nu S’éprend de tout l’espace Je ne sais quel désir Quelle... [Lire la suite]
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lundi 28 mars 2011

BREVE INVITEE

 Ma lande mon enfant ma bruyère  Ma réelle mon flocon mon genêt, Je te regarde demain t’emporte Où je ne saurais aller.   Ma bleue mon avril ma filante Ma vie s’éloigne à reculons, A toi les oiseaux et la lampe A toi les torches et le vent.   Mon cygne mon amande ma vermeille A toi l’impossible que j’aimais À toi la vie, sel et soleil, A toi, brève invitée.  .  ANDREE CHEDID  .   Oeuvre Tarcsay Béla    
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lundi 28 mars 2011

NAISSANCE DU CHANT

 Venu de plus loin que l’espace De plus loin que le temps Le Chant Aborde le couloir sidéral Se mêle au solfège des mondes S’inscrit dans l’accord des planètes Adopte la cadence des astres Se rapproche Puis se coule Dans l’onde l’argile et l’air S’éprenant des humains Le Chant Pénètre la pulpe des corps Imprègne nerfs et sang S’abrite au creux de l’âme S’unit au souffle S’empare de la parole Saisit nos gorges Éclot sur nos lèvres Et devient... . ANDREE CHEDID . Oeuvre Didier Delamonica
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lundi 7 février 2011

ANDREE CHEDID....HOMMAGE

« Je relève d’un pays où personne ne règne. Un pays sans fanion, sans amarres. Le Nil à mes yeux contient tous les fleuves. (…) Je n’éprouve pas et je n’ai jamais ressenti le besoin d’un dessein final, la soif d’une certitude, cette passion terrible des hommes pour les vérités intangibles, et auxquelles ils sacrifient tout. Au contraire, j’aime le mystère de la condition humaine, l’énigme est le langage même de la vie et je me suis toujours vécue de passage dans ce mouvement. C’est comme ce fleuve, qui ne s’arrête pour personne et qui... [Lire la suite]
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