jeudi 27 avril 2017

ENFANT NU COMME L'INSTANT AUX RUINES DE LA DUREE

Sur le mur de la maison détruite demeure le papier peint,comme demeure le poème, une fois le cœur démoli.Vert, violet, de gros dessins jolis, ce papier fossilea la fraîcheur des sentiments neufs,comme le poème dévoile son cœur d’enfant, à l’épreuve du temps.Sur le mur de la demeure en ruines, le papier peint s’expose,à la façon du nourrisson, orphelin d’intention,Œdipe, Moïse, Dionysos ou Persée, Gilgamesh…tous ceux-ci qui, humblement, parmi les roseaux,au creux des flots ou bien à flanc de coteau,sur la roche escarpée se pénètrent... [Lire la suite]
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jeudi 27 avril 2017

ANNE MOUNIC...Extrait

Le poème – une parole qui ne peut, ne veut, prétendre coïncider. L’erreur consisterait à vouloir effacer l’omniprésente disjonction au cœur du temps, de la bouche à l’oreille et du présent à sa reprise, mais il s’agit d’une transcendance par-dessous, qui fonde en fusant sans fonder uniformément, et s’éprouve au fluide de l’intuition, puis de la pensée que peu à peu elle engendre, lorsque les bulles à la surface de l’eau se mettent à former des phrases. Ainsi le remuement des mille lèvres de l’instant, entre ces lignes, le grand... [Lire la suite]
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mardi 26 avril 2011

POUSSIERE AMOUREUSE...Extrait

La solitude en soi n’est rien ; c’est l’absence qui est tout, la chute de ce qui, au fil du temps, s’était tissé, le lien, la certitude de vivre au-delà, le goût (la manie !) de parler et de s’immiscer en des lieux, des perspectives, étrangers. La solitude en soi n’est rien, mais le lien qui tombe est tout, tout le fracas d’une existence qui atteint (enfin ?) son inanité, le décourageant essoufflement de sa vanité. . ANNE MOUNIC . Oeuvre Ewa Gawlik  
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samedi 6 juin 2009

ANNE MOUNIC

Ces fruits, bien disposés sur les assiettes et dans les compotiers,sur la table de la cuisine, ainsi offerts au soleil du matin, ne sont pasnature morte, mais vivent pour nous de cette vibration intérieure que nous accordent les choses quand nous les contemplons dans leur être –le nôtre, l’être du monde, le creuset, la coupe, de notre participationnon mitigée, sans réserve, sans rechigner. Nous sommes figue bleue aux lèvres de chair rouge,grain de muscat à la pulpe violette,pomme reinette à la joie de sucre – perles de saveur sur... [Lire la suite]
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