dimanche 3 mars 2019

ERNEST PEPIN...Extrait

Nous ne sommes pas venus en avionNi en bateau de croisièresNous sommes venus traînés par la houleHappés par les gouffresNous sommes venus comme des marchandisesDu bétail ou des machines humainesLes vagues et le vent escortaient notre douleurEt les requins voraces festoyaientEn goûtant notre chairNous avons tout oubliéLes rois et les dieuxMais nous n’avons pas oublié l’AfriqueEt depuis nous reconstruisons l’AfriqueNotre musique vient de l’AfriqueNotre cuisine vient de l’AfriqueTout l’humain en nous rappelle l’AfriqueL’Afrique... [Lire la suite]

dimanche 7 janvier 2018

ON M'APPELLE " SANS-PAPIERS

On m’appelle sans papiersPourtant j’avais pris soin de me munir de feuilles vertesComme une offrande à la forêt lointaineMais la forêt grondait comme une jungleJ’avais pris soin de me plier dans les coinsDe n’habiter nulle partEt de courtiser les trottoirsDe bien tendre la main aux guichetsDe me fondre dans la nuit du métroMalgré toutOn m’appelle sans papiersConnaissez-vous la minorité visible d’un sans papiersCela ressemble à l’invisibleAux contrôlesAux refoulésJe vis ma vie de rats dans les égouts du malheurJ’habite au fond de... [Lire la suite]
jeudi 18 juillet 2013

POETE

Toute poésie vient à mourir avec sa fausse légèreté d'époque Qu'importe ce que tu dis Tous les enfants mourront un jour Ils ne t'auront ni lu ni connu ; ils ne t'auront même pas aperçu murmure la souffrance au creux d'une vie Pourtant il écoutait leurs chants ; il connaissait chaque regard enfant devinait son massacre, tout le massacre de l'époque, ajoutant la poésie sépare les hommes dans le silence .   MATHIEU BENEZET   .      
Posté par emmila à 17:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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