lundi 27 novembre 2017

MORCEAUX DE CIEL, PRESQUE RIEN...Extrait

Un arbre et puis un arbre et puisle froidje ne veux plus que cet aveugleme guidecomme on est seulquand on marche depuis toujoursun arbre et puispas même un arbre, une distanced’autres, je les aimais,sont loin.   ....    Qu’il réveille les anges, ce cri qui ne cesse pas...   .   CLAUDE ESTEBAN   .  
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lundi 23 octobre 2017

ANALOGIE

Elle se surprit à rêvasser à la fenêtre. Le paysage d’un jour d’octobre la portait à la mélancolie. Elle venait d’éplucher des pommes. Ses mains avaient encore un goût sucré, elle les lécha comme un enfant. L’odeur de ces pommes était évocatrice.Dans le jardin de ses grands-parents, un très vieux pommier refleurissait chaque année. Il offrait une maigre récolte de fruits acides, immangeables, mais jamais il ne fut question de l’abattre. L’arbre avait survécu à deux guerres, à des dizaines d’orages, à des meutes de gosses chapardeurs... [Lire la suite]
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samedi 23 septembre 2017

LE MARRONNIER

Pose ton front contre le coeur du marronnier, prête l'oreille au trajet de la sève, à cette force qui forge l'oiselet dans le ciel-du fer incandescent crissantprès du soleil-,écoutele grand dire du bleu: que tout nuage est une feuille, feuille aussi l'hirondelle,jusqu'à cette étincellesur les traverses de l'orage, jusqu'à l'étoile,  Tout naît de l'arbre et de sa courseà l'aplomb de la terre, de son cheminement sans griffesparmi la lave et le cortex, sous le lichen et sous la mousse, sous le plumage et sous le derme, en telle... [Lire la suite]
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vendredi 8 septembre 2017

LE FIGUIER

 Parce qu'il est rugueux et laid parce que toutes ses branches sont grises, j'ai pitié pour le figuier. Dans ma villa il y a cent beaux arbres : pruniers ronds droits citronniers et orangers aux bourgeons lustrés. Au printemps, tous se couvrent de fleurs autour du figuier. Et le pauvre semble si triste avec ses branches tordues qui jamais ne s'ornent de bourgeons serrés. Alors, chaque fois que je passe à ses côtés je dis, en procurant à mon accent la douceur et l'allègresse : "C'est le figuier, le plus beau des arbres de... [Lire la suite]
lundi 21 août 2017

ECRIT SUR UN TRONC D'OLIVIER

 Parce que je ne file pas de laine Parce que je suis chaque jourAux mandats d’arrêtsEt ma maison exposéeAux descentes de policeAux perquisitionsAux « opérations de nettoyage »Parce que je suis dans l’impossibilitéD’acheter du papierJe graverai tout ce qui m’arriveJe graverai tous mes secretsSur un olivierDans la cour de ma maisonJe graverai mon histoireEt les volets de mon drameEt mes soupirsSur mon jardinEt les tombes de mes mortsEt je graveraiToutes les amertumesQu’effacerai le dixième des douceurs futuresJe graverai le... [Lire la suite]
jeudi 10 août 2017

AU FIL DE L'HEURE PÂLE

Un jour, au crépuscule, on passe, après la pluie, Le long des murs d’un parc où songent de beaux arbres... On les suit longtemps. L’heure passe Que les mains de la nuit faufilent aux vieux murs... Mais qu’est-ce qui vous trouble au fil de l’heure pâle Qui s’ourle aux mains noires des grilles ? Ce soir, le calme après la pluie a quelque chose Qui fait songer à de l’exil et à la nuit... On entend le bruit nombreux Des feuilles partout Comme un feu qui prend... Des branches clignent. Le silence Épie Et il passe des odeurs... [Lire la suite]
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samedi 22 juillet 2017

ANDREE CHEDID...Extrait

L'arbre tenait par ses racinesMais les cendres asphyxiaient l'écorceLes branches renonçaient à l'oiseauLes feuilles se gaspillaientAlors j'ai criéCrié à travers chosesLes déserts par instantsReculaientJe m'attelais au criRêvant échosMobilisant étoilesTaillant passerellesCreusant galeriesJe me rivais au criAmeutant l'eau qui stagneRaccordant l'astre aux bergesMe liant aux visagesDressant voûtes et fondementAlors la vieFit plus loin dans sa réponsePlus loin que tout l'imaginéDes branches enfantèrent d'autres branchesLes paumes... [Lire la suite]
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jeudi 8 juin 2017

LA FENÊTRE OUVERTE

à LR . Dehors Battements d’ailes et friselis des feuillages Dedans Un merle ponctue la voix sereine Monde d’ascensions, d’espoirs et de larmes Modelé par un christ-oiseau Souffert par l’enfant volé envolé Le fils de l’homme et le fils de l’autre Raviver la parole et l’image Pétrir l’écho et le reflet en pâte de lumière Qu’ainsi la présence froisse l’air Présence Légère et fidèle comme les printemps Souveraine comme cette fillette sous un pommier Bravant jadis la guerre dans son abri de fleurs Aux confins du cœur ... [Lire la suite]
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jeudi 1 juin 2017

SOLOGNITUDE

S’est accroché aux arbres ce drap bleu, clair, presque blanc Fait pour un lit d’enfant, sa naïveté de ciel pur, On y pressent Des nuages de soie et des poupées Le monde, juste en dessous, Ne fait aucun effort mélange des vacarmes et des murmures Le zinzillement des tondeuses le klaxon des voitures Un peu de folies d’hommes des aboiements Regarde Passer la vie Avec les yeux Et n’y touche pas   .   ALEXO XENIDIS   .    
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jeudi 18 mai 2017

DE LA NECESSITE DU POEME - DEBUT DE LA PREFACE

Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous acceptons d’accueillir en nous ce murmure très bas, d’une assurance inouïe. Entre la feuille et l’arbre réside la Présence. Et c’est à raison qu’elle nous livre, dès lors, sans détour sa profession de foi : Ma vérité est végétale, Mon église, un nénuphar. … et... [Lire la suite]