lundi 31 décembre 2018

UNE AUTRE ANNEE...

Une autre année se prépare à naître en musique sur la grande parodie de celle qui va s’achever bientôt dans le chant habituel des vœux gracieux distribués charitablement. Des vœux qu'on adresse à l'autre et dans lesquels l'on cherche nous-mêmes une place généreuse avec le rôle béni du séducteur soupirant de l'oligarchie des succès avidement espérés. Qu'importe ! Ma pensée va vers toi, solitaire. Tu ne sais si la nouvelle année va enfin te procurer le sésame des portes fermées ou alors te réserver de nouveaux naufrages. Oh, je sais,... [Lire la suite]

mercredi 25 juillet 2018

LE FAVORI DU ROI

 Dans la république monarchique qui est la nôtre, le président de la République court moins le risque d’être républicain que celui de devenir monarque. Le républicain sait qu’il est au service de l’Etat ; le monarque veut que l’Etat soit à son service. Le jeune Emmanuel Macron est entré sabre au clair dans la République en faisant savoir qu’il la restaurerait après les longs mandats présidentiels qui l’ont  mise à mal. Mitterrand fut traître à la gauche, Chirac traître au gaullisme, Sarkozy  traître à Chirac et... [Lire la suite]
mardi 12 septembre 2017

TIENS BON POETE

Tiens-bon poète Tiens-bon Ils ont pourri la Terre Jusqu’à l’os des rivières Et tout s’en va en pourriture Je porte leur pourriture d’argent Aux banques du désespoir Je porte leur pourriture de chômage Au bureau du désespoir Tiens-bon poète Tiens bon La vie disparaît Déserte l’air L’eau La terre et même le feu Tout est empoisonné Même l’amour Même l’amour Les gonds du monde grincent Pathétiques violences sans remords qui nous assiègent La bonté est vaincue Tiens bon poète Tiens bon Les guerres se donnent la main Emportent tout l’homme... [Lire la suite]
mardi 5 septembre 2017

ENTRE LA PIERRE ET LA FLEUR

Au lever du jour, nous nous éveillons pierres.  Rien, sinon la lumière. Il n'y a rien sinon la lumière contre la lumière.   La Terre : paume d'une main de pierre.   L'eau silencieuse dans sa tombe calcaire.  L'eau encerclée, humble langue humide qui ne dit rien.  La terre élève une vapeur. Des oiseaux sombrent volent, boue ailée.  L'horizon : tous ces nuages dévastés.  Une plaine énorme, sans rides.  L'Henequen, indice vert, divise les espaces terrestres. Le ciel déjà sans lisières. ... [Lire la suite]
samedi 24 décembre 2016

MOTS DE NOËL

Que reste-t-il ? ... De ce qu’on a su, De ce qui a déjà valu, Que reste-t-il ? Que reste-t-il De l’étrange Nouvelle Annonçant le grand Éveil, Proclamée comme la Merveille ? Que reste-t-il ? ... Que reste-t-il Quand la nouvelle est denrée périssable, En ces jours où tout neuf est jetable, Où plus rien n’est indispensable, Parce que tout paraît remplaçable ? Que reste-t-il ? ... Ce qui reste, Ce pourrait être pauvres grenailles, Pitoyables fragments, rien qui vaille, Des rogatons de minable boustifaille Pour une humanité affamée, sur... [Lire la suite]
lundi 15 août 2016

SUZANNE WALTHER-SIKSOU...

Peut-on imaginer un sportif tout seul, s'entraînant sans répit et dangereusement, qui ressent un besoin de perfection suprême mais qui n'est nullement obsédé par la compétition? Il y a des chercheurs acharnés, en groupe ou solitaires, qui eux également travaillent avec ferveur. Ils ont pour but de trouver des moyens qui permettront aux gens de vivre mieux. Les progrès tangibles qu'ils obtiennent leur font éprouver parfois des joies valant bien des médailles. Les athlètes de haut calibre rêvent d'être acclamés, comme des dieux, pour... [Lire la suite]

samedi 29 août 2015

L'ORIENT APRES L'AMOUR...Extrait

« Le vent se lève, il n'y a plus de Beyrouth, cette ville renaît non pas de ses propres cendres, mais de celle de ses incendiaires. Flinguée à bout portant avec l'argent des pétrodollars, elle ressuscite, comme elle peut, grâce à une fortune d'Arabie. Les immeubles de Beyrouth se dressent comme autant d'anthologies de trous d'obus, de roquettes, de balles et de mémoire. Ici, on tue pour embellir l'oubli. Ici, les ruines de la guerre semblent avoir été dessinées par de grands couturiers. Ici, même la mort passe au maquillage avant... [Lire la suite]
dimanche 7 septembre 2014

BASCULA

.   Combien ça pèse ? Non, je ne vous demande pas votre appréciation Non plus… je n’ai pas besoin d’une estimation ou d’une approximation Je veux, je voudrais savoir le poids réel, à un milligramme près. Non, ça ne tombe pas du ciel… il faut toujours prendre la peine de peser, de sous peser les choses avant de se prononcer, avant de se fixer. Le bon poids, la bonne mesure c’est plus sûr. Oui, ça m’a pris comme ça… du jour au lendemain de vouloir peser mes mots… Pourquoi? Pour savoir s’ils sont lourds de sens ou s’ils ne... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 18 janvier 2014

ON PRIVATISE TOUT...

« On privatise tout, on privatise la mer et le ciel, on privatise l’eau et l’air, on privatise la justice et la loi, on privatise le nuage qui passe, on privatise le rêve, surtout s’il est diurne et qu’on le rêve les yeux ouverts. Et finalement, pour couronner le tout et en finir avec tant de privatisations on privatise les Etats, et on les livre une fois pour toutes à la voracité des entreprises privées, vainqueurs de l’appel d’offre international Voilà où se trouve désormais le salut du monde... Et, en passant, on... [Lire la suite]
vendredi 9 novembre 2012

MOTS DE BRAISE ET DE SANG

Aux suicidés du travail   Je ne sais que dire devant la tragédie de ce temps temps d’humanité brisée brûlée étripée perdue   Je ne sais plus où donner de la tête que condamner encore de cette lave bouillante de crimes de meurtres de génocides de viols et de violences   Je ne sais plus quels mots dire qui rendent audible mon dégoût devant l’indifférence le silence   Quel véhicule choisir qui fasse entendre le cri des suppliciés des désespérés   Quelle voix prendre qui hurle assez fort... [Lire la suite]